Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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samedi 21 juillet 2012

De la stérilité de discuter avec certains sur le Net

illustrateur très connu ici
J'ai fait précédemment un billet pour enclencher une discussion et des réactions.
Je considère le blogging comme une manière de discuter de façon décontractée, je ne me prend pas au sérieux et il va sans dire que je jette souvent des pistes pour qu'ensemble, lecteurs et blogueurs, nous puissions nous enrichir mutuellement de nos idées.
J'ai toujours en tête le principe que les rois de la formalité sur Internet ont souvent un déficit d'idées.
De toute façon, c'est déjà un déficit d'idées de se dire réactionnaire sans préciser le domaine qui est touché par cette position.


La Réaction est un mouvement historique de droite de notre bien éloigné XIXème siècle, qui était une aspiration à rétablir l'ordre social d'Ancien Régime, qui a abouti, entre autres, à la Restauration, mais ce mouvement n'était pas dans son ensemble opposé au progrès économique et aux autres avancées sociales.
Il n'y a qu'à voir les évolutions qui ont été faites en cette période.


 Se dire" réactionnaire" sans préciser pourquoi, et contre quoi et qui, de manière nette, est une façon de se protéger en idolâtrant le passé, voire même à le transformer afin qu'il corresponde à une certaine vision d'une sociéte idéale pour lui ou elle. Ce qui est souvent caricaturé par le "c'était mieux avant". On ne sait pas ce que signifie le "ç'", il reste indéfini , on ne se mouille pas et on ferme ainsi la discussion.
Je ne dis pas que tous ceux qui se disent "réactionnaires" sont ainsi, ce serait aller un peu vite en besogne. 

Mais bon, passons.

Donc je ne m'adresse pas à une certaine catégorie sur le net qui ont déjà, avant même d'avoir lu attentivement tout ce que j'écris, une vision déjà formatée et toute faite, qui semble leur convenir, à tel point qu'on se demande pourquoi ils s'affligent une lecture, celle de mon blog, qui ne leur est pas destinée et éprouvent un besoin obsessionnel de ridiculiser quelque chose qu'ils semblent incapable de comprendre ou de vouloir comprendre.


Je comprends la contradiction argumentée et même les opinions inverses.
Il est vrai que ma petite digression sur des idées nouvelles d'impôt, ou en fait de la nécessité de revoir notre système entier d'imposition, n'était nullement sérieuse au point de déclencher des hostilités.
Il est vrai que comme le dit Nicolas, la priorité des priorités est de rendre réellement l'imposition progressive et adaptée aux revenus, aux charges de chacun, et à notre vie actuelle.
Je reconnais facilement qu'une fiscalité adaptée aux propriétaires d'animaux n'est pas une priorité vitale pour notre pays.
C'était une digression, avec des pistes intéressantes.
Rien n'était définitif, rien n'était formel.
J'encourage donc toujours mes commentateurs à avoir une démarche critique et à ne pas hésiter à me formuler un désaccord, de manière correcte et la plus courtoise possible.
Et si celle-ci est franche et peut être perçue comme brutale, tant qu'elle est justifiée, elle peut aussi avoir sa place.
http://michelcarl.over-blog.com/article-le-dialogue-des-sourds-102186060.html


Il n'est pas intéressant de discuter avec quelqu'un qui veut te convaincre absolument de sa position et ne prend même pas la peine, soit d'écouter, de lire ou d'analyse puisque sa position lui convient.
Les dialogues de sourds, très peu pour moi.


J'en reviens donc à ceux qui n'ont pas les mêmes idées ni ne soutiennent les mêmes courants politiques mais qui sont des personnes avec qui on peut vraiment discuter sans injures ni mépris.
Sur le site opposition républicaine, vous avez des personnes qui sont comme ça, avec qui on peut avoir des points d'accord.
Sur ma blogosphère, vous avez quelqu'un comme Falcon Hill qui est respectueux et ouvert, et il est vraiment placé à droite.
Vous avez des commentateurs comme Cocolou aussi et Benoît Desaulle.
 Dialoguer entre personnes du même bord est souvent plus facile il est vrai, dialoguer avec des personnes opposées peut l'être aussi, la mauvaise foi n'est pas une condition sine qua none de l'autre qui est en face.
Mais pour certains, la stérilité du dialogue est un fait.
Au fond, cela ne pénalise qu'eux-même.


Liens vers cet article :
le premier explique bien la problématique, la deuxième image est issue de ce blog.
http://michelcarl.over-blog.com/article-le-dialogue-des-sourds-102186060.html


De Juan, expliquant que même en étant du même bord pour certaines choses, on peut aussi s'enflammer:
http://sarkofrance.wordpress.com/2012/07/12/courtoisie-colere-et-blogosphere/





13 commentaires:

  1. Le deuxième lien ne fonctionne pas. Quant au premier, vous devriez dire à votre amie que la moindre des politesses vis-à-vis de ses éventuels lecteurs serait de NE PAS écrire en blanc sur fond noir.

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    1. ce n'est pas mon ami, c'est une personne dont j'ai apprécié le texte, dites-le donc vous-même. je n'ai eu aucun problème à lire son texte.
      j'ai rétabli le lien.Merci

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    2. Vous en avez pas marre de chercher la petite bête et de voir du petit nègre partout?

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  2. Quoi ! Didier traine encore ici !

    A part ça :

    1. Je n'ai jamais dit que les impôts devaient être adaptés aux charges de chacun.

    2. Tu as une vision étrange de ce qu'est réactionnaire, notamment quand tu fais référence à un mouvement ancien, du temps de la révolution. Le monde bouge... Et surtout quand tu dis que ceux qui se présentent comme réacs devraient dire par rapport à quoi...

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    1. Que les impôts soient progressifs en fonction des revenus, si tu veux. Mais cela revient au même, non?
      Un couple avec enfant a une charge supplémentaire, on en tient compte, non?
      A moins que j'ai un peu trop extrapolé sur la notion fiscale de progressivité, sorry.
      Quand on est de gauche, on se réfère forcément à une histoire idéologique. Quand on est socialiste, on parle de Proudhon, Jaurès, Blum etc...
      Je donnais l'origine du mot réactionnaire, et donc de l'idéologie qui s'y rapporte.
      C'est facile de s'autoproclamer quelque chose sans le justifier derrière, surtout en politique.On s'admet tous les faux-fuyants possibles. C'est trop facile alors que nous, on devrait se justifier tout le temps?
      Chaque fois qu'on ferait mine de faire une faute, on en prend plein la tête par des gens qui sont incapables de se définir politiquement pour quelque chose de précis?
      Des gens qui se mettent en arbitres idéologiques alors qu'ils n'arrivent même pas à parler de science politique?
      Toi, tu ne te comportes pas comme cela. Tu laisses les gens vivre, non? Tu admets qu'on puisse se planter.
      Trop facile de se croire au-dessus des autres.
      Quand on veut jouer dans la cour des grands, comme eux, faut avoir les moyens de suivre.
      Ou alors, on est gentil, modeste, cool, on cherche pas à descendre l'autre par tous les moyens parce qu'il a le défaut de ne pas penser comme eux.

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  3. Tiens, nous sommes presque sur le même thème aujourd'hui :-)

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    1. Bienvenu, Emmanuel, en effet, oui.
      J'ai été sur votre blog via Melclalex et j'ai apprécié ce que vous faites, c'est intelligent et reposant.
      Merci de votre passage sur mon blog et bienvenue!

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  4. Je me définis comme réactionnaire dans la plus pure tradition de ce terme. Royaliste, farouchement anti-républicain et catholique traditionaliste. Mes lectures ? Juan Donoso Cortés, Jacques Bainville, Antoine Blanc de Saint-Bonnet, Joseph de Maistre, Edmund Burke, René de la Tour du Pin, Charles Maurras, et bien d'autres.

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    1. J'ai vite cerné pour vous vos références idéologiques. Au moins, il y a un peu de matière quoi que je m'interroge...Votre peu de cas de l'honneur, votre propension à mentir...mais bon, vous devriez potasser plus vos lectures notamment La Tour du Pin et Burke. Vous avez du louper de gros morceaux...
      L'attachement à la religion, c'est pas pour décorer.

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    2. Il y a les cathos conciliaires et bêlants, conduits par des évêques dont la place serait plus au bureau politique du PS qu'à la tête de l'Eglise. Et puis il y a ceux qui refusent l'abâtardissement.
      Vous me parlez de Burke, voici un petit extrait tiré de ses Réflexions sur la révolution en France qui devrait vous aider à comprendre certaines choses :
      "Nous craignons Dieu, nous élevons avec respect nos regards vers les rois, avec affection vers les parlements, avec déférence vers les magistrats, avec révérence vers les prêtres, et avec respect vers la noblesse. Pourquoi ? Parce que quand de telles idées se présentent à nos yeux, il est naturel d’être ainsi affecté parce que tous les autres sentiments sont faux et factices et qu’ils tendent à corrompre nos esprits, à vicier les bases de notre morale pour nous rendre incapables de jouir d’une liberté raisonnable, et en nous donnant des leçons d’une insolence servile, licencieuse et dissolue pour faire le vil amusement de quelques jours de fêtes à nous façonner parfaitement pour l’esclavage et à nous en rendre dignes justement et à jamais.

      Vous voyez Monsieur que dans ce siècle de lumières je suis assez courageux pour avouer que nous sommes généralement les hommes de la nature; qu’au lieu de secouer tous nos vieux préjugés, nous les aimons au contraire beaucoup; et pour nous attirer encore plus de honte, je vous dirai que nous les aimons, parce qu’ils sont des préjugés; et que plus ils ont régné, plus leur influence a prévalu, plus nous les aimons.
      "

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    3. Et bien je suis contente de savoir qu'un pratiquant catholique puisse être bêlant.
      Et que vous soyez si peu attaché aux fondements de votre religion.
      On comprend pourquoi ça périclite.

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    4. Comme je vous l'ai dit, j'ai quitté l'Eglise conciliaire pour rejoindre mes frères traditionalistes. Lorsque je vois que le diocèse de Nanterre envoie des cartes de voeux aux musulmans pour leur souhaiter un bon aïd el fitr, qu'un cardinal récite la chahâda (prière des morts) au chevet des musulmans mourants, que le diocèse de Clermont-Ferrand met une chapelle à disposition des musulmans, oui, j'affirme que nos prélats se préoccupent plus de complaire à ceux qui sont censés faire l'opinion que de religion. Lorsque l'on voit que les ordres missionnaires ont abandonné toute idée d'évangélisation et que la France est devenue terre de mission, on peut alors mesurer les dégâts causés par Vatican II.

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    5. Que voulez-vous que je vous dise? Pour moi la foi est d'ordre privée et si on rentre dans ce domaine, en occultant la politique, elle se respecte, d'où qu'elle vienne.
      Mais si elle ne sert pas à rendre les gens meilleurs, je ne vois pas à quoi elle sert.

      Mais bon, c'est votre problème, si on ne me juge pas, je ne juge pas.
      Si vous êtes bien comme cela, c'est vous que ça regarde.
      Moi, les différences entre les églises...

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