Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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lundi 26 septembre 2016

Chronique ou pas? Les Misfits, découverte tardive mais intéressante

Je me demande si je ne vais pas publier des chroniques sur l'actualité et sur l'air du temps.
Tenez, au niveau culturel, le niveau de la télévision est devenu tellement bas, tellement mauvais, que nous sommes abonnés à Zive et que, du coup, nous avons accès à une série déjantée trash, dont la bande annonce est du néopunk rock de génie.
Les Misfits:
Une bande de jeunes condamnés à des TIG, l'un pour avoir acheté une fois de la coke, on voulait faire un exemple pour un sportif, l'autre nana pour avoir cassé la gueule à sa copine, et un pour avoir volé des bonbons, tout en ayant agrafé la main du vendeur de bonbon etc....
Se retrouvent avec des super-pouvoirs à la suite d'un orage.
Et tout dérape, scènes dignes de Transpotting, des acteurs extraordinaires dont un des personnages, Nathan, obsédé sexuel, casse-pied, ordurier, trash avec une gueule d'ange et on se marre, en plus.
Cette série n'a jamais été diffusée en France en clair sur la TNT.
On est dans une espèce d'époque d'auto-censure où on peut dire des saloperies sur des tas de choses sur les religions mais faut pas montrer un sein.
Lien ici 
Bande annonce:

lundi 12 septembre 2016

Leçon républicaine, racines et racisme

Une amie me faisait remarquer que le mot racisme la dérangeait.
Noëlle se reconnaîtra:

"Raciste ? Ce mot n est pas à sa place ! Vue que l humain n' est pas une race ! Mais un Être humain !
Neanmoins je ne connais pas le con qui à inventé ça mais il aurait mieux fait de se casser une jambe il y a longtemps qu' on en parlerait plus !!"

Je me suis donc demandé d'où venait le mot racisme, raciste.
J'ai donc plongé dans les références qui sont sur le web.
Le terme racisme est assez récent et semble avoir été inventé en français en 1902 et popularisé  dans les années 30/40, en fait, et devenu incontournable dans les années 70. Référence ici .
On peut dire que ce terme suit de près le colonialisme, ses déboires et le nationalisme de la seconde guerre mondiale.
Première remarque: le racisme est une invention récente, bien après que l'on ait diagnostiqué que l'être humain ne comptait aucune race mais une seule espèce.

Si l'on se réfère justement au terme race, et son évolution dans le temps, la recherche aboutit sur de curieuses conclusions:

On retrouve le terme "race" en français dès 1480
Ca 1480 rasse « ensemble des ascendants et des descendants d'une même famille, d'un même peuple » (Myst. Viel Test)



 Il est associé étroitement avec la notion de classe sociale, clan, famille. Il est attesté très souvent dans le champs lexical de la noblesse. On l'utilise en synonyme de lignée. On l'utilise aussi pour les animaux qui sont sélectionnés pour leurs caractéristiques intéressantes : exemple, les chevaux, les chiens.
C'est un terme qui est réellement lié au sociétal car les membres d'une même profession peuvent aussi être regroupés dans le terme race.
Mais on l'utilise principalement afin de différencier ce qui est plus noble, pur, de ce qui est commun, indéterminé, mélangé.
En effet, RACE vient de RADIX, latin signifiant racines, ce qu'on extrait. 
D'ailleurs, c'est même principalement le terme race utilisé en synonyme de lignée, de noblesse, que le dictionnaire de l'Académie Française retient.

RACE. s. f. coll. Lignée, lignage, extraction, tous ceux qui viennent d'une mesme famille. Il est d'une bonne race, d'une race illustre, ancienne. il sort, il vient d'une noble race, d'une race de gens de bien, il est de la race royale. les trois races des Rois de France. les Rois de la premiere, de la seconde, de la troisiéme race.  

Ce qui est assez surprenant, c'est qu'on se met à utiliser le terme race pour les espèces animales quand on développe la science, et que les principes républicains se mettent à supplanter les différences sociales déterminées par l'Ancien Régime entre les nobles, les roturiers, les serfs etc...
On introduit la notion d'égalité et de fraternité fin XVIIIème siècle dans les différentes révolutions et chutes des régimes monarchistes inégalitaires.

Mais la nature a horreur du vide.
Le terme race associé à une pseudo inégalité scientifique puis culturelle, se met brusquement à se populariser au XXème siècle, associé à une idéologie de droite, puis d'extrême-droite.
On aboutit à remplacer la noblesse , la pureté de la lignée par les caractéristiques suivantes en France.
Le Français de souche, de race blanche est de lignée catholique, voire protestante ou juive même, de type européen caucasien, la peau claire, et de culture qu'on dit française, c'est cela être supérieur aux autres, avoir une noblesse dans son pedigree.
De préférence avec un nom français, d'obédience catholique, c'est la race pure de France, qui est forcément de RACINES CHRETIENNES.
Cela ne vous rappelle rien?

Les arabes, noirs, roms, et autres bâtards dont les racines ne sont pas catholiques romaines blanches caucasiennes, sont donc des  roturiers, avec forcément des droits amoindris et devant se plier à des règles différentes du sang dit de souche, vu que ces barbares envahiraient et souilleraient la France de leurs mœurs et cultures impures. On voit bien que le communautarisme judéo-chrétien est inscrit dans le racisme français et il est effectivement bon de le rappeler.
En gros, ceux qui le reprochent le créent. Ostracisés, mis de côté, les jaunes, gris, noirs etc...de culture non judéo-chrétienne d'origine se retrouvent effectivement ensemble, dans la masse des inférieurs.

Le racisme, les théories visant à décomplexer celui-ci, de Copé à Le Pen, sont donc d'obédience anti-républicaine par excellence. Les statuts de la noblesse ont été abolis, il n'y a que des citoyens et la France ne tolère pas l'inégalité.

Les seules racines qui tiennent ici, c'est celles de la Constitution:

"Tous les hommes naissent libres et égaux" 

dimanche 11 septembre 2016

Le contraire de l'amour, c'est la peur

Je ne connais pas Katherine Pancol, j'ai une ignorance qui confine au mépris pour ce qui est des romanciers contemporains français, tellement ils m'ont déçus mais force est de constater que la citation de l'auteur est juste.

"Tu sais Maman, le contraire de l'amour, ce n'est pas la haine, c'est la peur."

On dit souvent que les personnes xénophobes et ostracistes sont haineuses. Mais la haine est un sentiment proche de l'amour et la haine ne rend pas lâche ou peureux. La haine est un sentiment destructeur et quelque part, on élabore quelque chose dans sa vie avec la haine. Elle pousse à agir, à avoir du courage. Elle est proche de la colère, de la révolte.
La haine ne s'accorde guère avec le racisme.
Le racisme est encore ce sentiment honteux, peureux, lâche, qui ne s'expose pas au grand jour. On se sent pousser des ailes à plusieurs, on lynche un bouc-émissaire, il y a ce phénomène de groupe déshumanisant qui opère, qu'on regarde dans le chef d'oeuvre de William Golding , Sa majesté des Mouches où un groupe d'enfant lynche sous la peur un autre enfant pour exorciser sa peur.
Voir aussi les grands rassemblements de la population allemande galvanisée sous le régime nazi: ceux qui ont soutenu ce régime avaient disparu comme par magie après la défaite.
Le raciste  n'est pas indépendant, franc-tireur, il n'a rien d'un réel individu, il cherche toujours à se protéger en se cachant derrière les autres, derrière un paravent d'honnêteté, ou de probité, de fausse intellectualisation. Il a ses héraults et ses héros, des pseudos intellectuels comme Zemmour, Houellebecq, etc...des hommes qui fuiraient un champs de bataille dans une vraie guerre mais qui cherchent à envoyer les autres se faire tuer.
Dire qu'on est anti-musulman pour les valeurs de la démocratie, ça protège, plutôt que de dire qu'on a la trouille de voir changer son petit monde, et qu'on déteste l'immigré, l'arabe.Cela fait mieux dans le CV.

Forcément, le racisme, cela n'est pas constructif, sur le long terme. Cela n'est pas source de renouveau, d'expansion, de dynamisme.
On se replie sur soi-même et il devient difficile de continuer à communiquer.
Finalement, le racisme se consume lui-même.
La peur consume et empêche d'avancer.

Ce monde avance et change, c'est devenu une évidence. On a redistribué les cartes.
La mode se décide en Chine, la France subit, elle n'est plus celle qui invente, créée et donne le ton.
La France n'a trouvé que la guerre pour essayer de subsister comme grande puissance, et peser sur le Monde et se cache derrière de grands discours creux, et ses alliés américains.
La France n'a plus de quoi subsister seule.
Le repli  sur soi consume la France.

Elle ne s'aime même plus elle-même. Les Français n'aiment plus ceux qui nous gouvernent, n'aiment plus le système, certains sont de plus en plus enclins à ne plus s'aimer.
Le contraire de l'amour, c'est la peur. Dans la peur, ni honneur, ni fierté.

Il y a 15 ans, ce jour, des hommes, des femmes et des enfants mourraient dans une tragique attentat et l'Occident commença à avoir peur, on se servit alors de ces morts pour déclencher une guerre de civilisation, planqué derrière un discours idéologique bidon, des armes de destruction massive.

En face, les autres ont la haine et nous avons perdu ce qui pourrait les vaincre. Il ne reste qu'à espérer que continuent de se lever des hommes et des femmes, libres, indépendants, dont l'amour de l'humanité soit la plus forte, ici et ailleurs.
L'amour est ce seul sentiment créateur qui permette d'atteindre l'éternité. Et par là même de durer.
Là est le paradoxe pour les identitaires : leur comportement dessert leur soit-disant cause. Ils sont eux-même les fossoyeurs de la civilisation à laquelle ils disent tant tenir mais qu'ils n'aiment pas plus qu'ils ne s'aiment vraiment. A force de se regarder dans l'eau, inquiet de lui-même, Narcisse est tombé.

dimanche 4 septembre 2016

Quand Marine Le Pen marine dans son discours

Je préviens: texte cynique et satyrique, à ne pas prendre au premier degré:

J'ai été quelque part déçue du discours de Marine Le Pen, celle qui se disait si singulière et révolutionnaire. Ah, Marine, à la pointe de l'originalité, nous a sorti trois discours mélangés dont aucun n'était original et singulier, encore moins révolutionnaire:

Elle s'est bien entendu étendu sur un bout de tissu, comme les autres, de Fillon à Valls, elle nous a soutenu et démontré que le voile et le burkini affaiblissaient la femme et l'opprimaient. Bon, la voilà devenue féministe? La voilà se préoccupant du bien-être des femmes musulmanes? Ah les vocations féministes fleurissent....

Les solutions, on les connaît: pour elle,c'est les enfermer à la maison, après tout, elles y sont bien , hein? Tout comme les autres, on a la solution de la ségrégation, en interdisant le foulard que nos grands-mères portaient? Enfin, voilà....Sauf que notre Morano, en proposant la déchéance de nationalité à toute porteuse de burkini et de tchador, a fait bien plus, bien plus.
Nous voilà donc avec une Marine qui parait banale et édulcorée...

Elle nous a sorti la complainte de l'Islam de France, comme Sarkozy jusqu'à Chevènement, nous assistons à l'avènement de l'Université musulmane de droit islamique français, dont tous nos politiques deviennent des nouveaux docteurs de la Loi. Déjà que chaque laïcard sait mieux que chaque musulman ce qu'est l'Islam...
En Egypte, il existe des hommes qui étudient l'Islam et aident à la formation des lois afin de clarifier pour les fidèles ce que doit être l'Islam, lois qui ne sont obligatoire que pour ceux qui les suivent. Ce sont les Ulemas.
Le chef des Ulemas s'appelle un grand Mufti. On peut donc dire que se crée le collège des Ulemas de France, avec Marine, qui donne son avis de ce que doit être les manifestations de l'Islam, en France, sous la direction de Jean-Pierre Chevènement. Chez les chiites, on nomme les savants de l'Islam des mollah.
Notons que l'Islam rigoriste, figé, et rétrograde adore tout ce qui est savants, autorités et lois coercitives, en voulant contrôler l'Islam en France, en fait, tous ces gens, y compris Marine, marinent dans le discours idéologique de ceux qu'ils veulent combattre. Elle nous a même fait une crise de jalousie!
Pourtant, il parait que la laïcité remet dans le privé ce qui est de l'ordre des croyances, sauf quand il s'agit de christianisme, car ni Marine ni les autres ne critiqueront la une de ce dimanche, la canonisation de Anjezë Gonxha Bojaxhiu, en religion mère Teresa, née le 26 août 1910 à Üsküb, Empire ottoman, atchoum!

Après avoir piqué le discours des ténors "républicains", pardon de la Droite des LR, la voilà qui vient piquer le discours de Méluche, en nous servant du trémolos dans la voix, sur les pauvres qui triment, les pauvres qu'il faut sauver, la France qu'il faut protéger etc...
J'avoue que j'ai saturé, je n'arrivais plus à l'écouter et là, j'étais encore plus déçue...
la nana qui se fait mal en tombant dans la piscine de sa résidence secondaire, à la tête d'une grosse société immobilière, j'arrive jamais à la prendre au sérieux quand elle se déclare libre de la finance ...

Parce que la Marine, à force de mariner dans son jus, elle finit par nous faire le coup de Don Quichotte, avé l'accent!
Elle veut nous faire gagner, contre qui?
Elle veut qu'on se batte, contre quoi?
Elle veut qu'on avance, comment?
En fait, quels sont ces moulins à vent qu'elle combat?
 
Elle veut des tas de choses mais elle ne propose rien, à part l'inspection des travaux finis, comme d'habitude et pourtant, pourtant, les journaux titrent le contraire...
Qu'elle se veut exceptionnelle
Mais à part ça, les médias ne la chouchoutent pas, non, non...

Au final, une de mes amies Suisses m'a dit qu'elle ne croyait pas qu'elle était aussi bête et qu'elle n'était pas si dangereuse. Ah mais si, parce que nombre de ceux qui l'écoutent se croient très intelligents en adhérant à son parti et son fan club.
Ah mais on finit par savoir pourquoi on ne réforme jamais l’Éducation Nationale, de peur sans doute qu'un jour, l'électeur devienne plus exigeant au niveau politique...

mercredi 31 août 2016

Le départ de Macron, le vrai faux réformiste qui déburkinise l'actu

C'est vrai que je pourrais me moquer de Macron, car il en vaut la peine, rien que pour certains florilèges que vous pouvez voir ici et ici.
C'est un homme qui a été décrié, qui a fait scandale comme homme de l'économie dans un gouvernement de gauche. Un homme dont on s'est raillé avec raison, effectivement.

Emmanuel Macron quitte le gouvernement. Il réussit sa sortie, en attendant car il éclipse le voile et le burkini dans l'actualité.
On retourne à des sujets traditionnels, en fait.
Mais on y reviendra ultérieurement.

Ce qui est très intéressant, chez cet homme politique jeune, sorti de la Banque Rotschild, puis entrant dans l'administration dont il vante les mérites de cette dernière, c'est la sympathie dont il est crédité partout, dans les milieux des gens vrais, pas les blogs ou le milieu parisien bobo, non, des gens divers comme des petits patrons, des ouvriers, même de certains fonctionnaire en Province, l'Autre France...
Ce n'est pas un hasard si Collombs est un de ses plus grands soutiens, ce maire de la Capitale des Gaules, Lyon, qui est d'un centrisme gauchiste remarquable, pour employer un soupçon de cynisme.
Rarement , pourtant, un homme politique aussi critiqué, aussi gaffeur, qui a hérité d'une loi sur l'économie que son prédécesseur avait largement  travaillé, qu'il s'est contenté d'édulcorer et de rendre plus MEDEF-o-compatible, controversée, n'a été autant plébiscité et continue de jouir d'un soutien fervent.

J'y vois certaines raisons:

-Son âge, son apparence qui conjugue simplicité et témérité de langage. Les Français sont encore dans la logique du futur homme providentiel, son côté jeune premier audacieux lui sert.

-Son profil atypique: Bien qu'énarque, il n'est pas un  politicien professionnel au départ. Il a commencé à bosser, puis s'est investi dans l'administration selon ce qu'il dit, même si cette version commence à être mise en doute. Il se veut donc un homme de terrain au service de la France, sans être apparemment dans la compromission avec d'éventuels mentors, ou camarades de fournée de l'ENA. Il ne vient pas non plus d'un appareil de parti, et ne semble pas avoir été pistonné via les réseaux associatifs étudiants ou autre, comme certains qui commencent à être étudiants, puis deviennent responsables syndicaux, puis se mettent dans un parti. Macron semble donc proche de la réalité du terrain économique et pourrait comprendre ce que ressentent les acteurs économiques qui se sentent tellement mal compris.
D'un autre côté, il se veut l'héritier du serviteur de la France, haut fonctionnaire incorruptible...
Cette apparence marche tout à fait.

-Malgré les critiques et les attaques, sa loi sur l’Économie, même si je répète, elle n'est pas de son fait, même édulcorée, a semblé enlever des carcans dans l'économie réelle, il semble avoir tenu bon et obtenu des résultats, le fan de Macron ira même vous dire que si il n'avait pas été bridé par toutes ces oppositions, y compris dans le gouvernement, la loi aurait porté plus de fruits.
Bref, c'est un martyr du libéralisme gauchiste, de la fausse gauche et de la vraie droite, pour ses partisans.

-Mais surtout, Macron, il a fait de l’Économie.
Macron ne s'est pas plus occupé que ça de thèmes sociétaux, de thèmes clivants, de l'islam, du burkini, tout ça, lui s'en fout, si ses soutiens comme Collombs rentrent dans le piège, lui s'y tient le plus loin éloigné.
Si il s'y risque, c'est pour renvoyer le sujet de l'Islam et du voile à la spiritualité de chacun, et préfère parler de discriminations au travail, et du fait que ne pas intégrer les musulmans fait le lit du terrorisme, même si il veut marquer son attachement à la laïcité dont il dit qu'elle n'est pas l'ennemie du musulman.
Une position tiède, très en retrait, qui, bien que critiquée par le populiste et bien droitier, pour employer un doux euphémisme Atlantico, est appréciée de beaucoup de ses fans car il apparaît ainsi lutter contre les vrais soucis de la vie de tous les jours qui ne sont pas un maillot de bain sur une plage ou un foulard sur la tête.
Macron apparaît donc comme quelqu'un qui ne brasse pas de vent, qui agit vraiment là où il faudrait, et ça plaît.

Même si j'ai paru faire de l'apologie sur le gars, ce qui est loin d'être mon avis et mon intention car il est évident qu'Emmanuel Macron est de ceux qui pensent que c'est le patron celui qui fait tourner une boite alors que sans ouvrier ou cadre, la boite peut fermer, ce serait tellement bien que les hommes politiques s'inspirent de Macron à ce niveau.
En fait, Macron fait de la politique traditionnelle, sans populisme, thème identitaire ou sociétal, et, sur l'indigence des autres, semble un vrai homme de terrain, un vrai homme de la situation. Au royaume des aveugles....il a même des projets, faut dire....des trucs innovants apparemment qui ne seraient pas de mettre  tous les problèmes de la France sur le dos des arabes...ou de refaire la même soupe énièmement réchauffée...qui finit par sentir le brûlé.
Son camps prospère donc sur la stérilité du débat politique actuel.


mardi 30 août 2016

L'ignorant et la Liberté : #Valls et Marianne

On apprend la démission de Macron alors que le Premier Ministre s'enferme de plus en plus dans ses délires et ne voit pas le piège tendu. Lui qui laissait la rumeur enfler pour sa démission fin juin est coincé dans ses positions d'homme de gauche droite, centre, on ne sait plus, décomplexé, ça on se demande mais en tout cas l'homme s'enfonce avec ses déclarations sur Marianne, en prenant pour modèle le tableau de Delacroix, la Liberté guidant le peuple, oui, la Liberté et non Marianne.
Le symbole de la Liberté dans la République, c'est Marianne. C'est également celui de L’égalité et de la Fraternité.
Elle incarne allégoriquement notre devise et de cette  manière , devient un symbole de la République.
Mais dans le tableau de Delacroix, c'est justement La Liberté qui guide le Peuple.
Quand on enlève la Liberté , le Peuple se soulève, du plus misérable au moins pauvre, tous se mettent derrière elle.

Elle a le buste apparent  parce que , sans doute, le peintre était un poil admirateur des belles formes, et que les bustes de déesses grecques ou romaines étaient topless. Ce qu'on sait maintenant, c'est que les statues antiques étaient habillées mais que bien entendu, le tissu comme les peintures n'avaient pas survécus aux années. Cela, nos ancêtres ne le savaient pas.

Marianne ne couvre pas car malgré le danger du combat, de l'insurrection, elle offre son torse, comme un homme le ferait, à son idéal, au mépris des balles qui pourraient l'atteindre, et non pour nourrir le bon peuple, comme ce tordu de Valls le sous-entend, à mon avis ...faut-il y avoir pris quand même pour trouver une idée comme ça....
Elle a son chemisier déchiré,  car elle est aux côtés des pauvres et du peuple.

Et puis, elle a un bonnet phrygien.
Elle porte une coiffe orientale qui vient d'Anatolie, un bonnet avec deux pans de tissu, sur le côté, qui est le symbole des esclaves libérés, de l'Amérique libre aussi, de la Liberté, en fait, Marianne se couvre la tête, et tous les citoyens se couvraient la tête de ce bonnet phrygien pour symboliser la chose.
On est loin de ce que Valls veut faire croire.
C'est bête.
Il se serait cultivé un peu, il aurait pas laissé son nègre lui écrire une telle connerie.

Tout ce que Valls montre, c'est qu'il est à l'encontre de la liberté, en fait, c'est une ségrégation de fait qu'il veut instaurer.

lundi 29 août 2016

Sarkozy ne connait pas la Constitution

On apprend que notre candidat malheureux de 2012 veut créer une cour spéciale pour juger les terroristes.

Or, ça a l'air très bien mais...
Comme je disais en réponse à ce gentil fan de Nicolas Sarkozy, ça existe déjà.

C'est sur le Conseil Constitutionnel, cette institution donc Sarkozy devait bien être membre, un jour, un jour...
Voilà donc Nicolas Sarkozy, malgré ses 5 ans de présidence, pris en flagrant délit de mensonge et surtout d'incompétence

Un juriste vous explique cette cour exceptionnelle:

2) Les règles de jugement

Le jugement des accusés majeurs poursuivis pour acte de terrorisme s'effectue, selon l'article 706-25 du code de procédure pénale, suivant « les règles relatives à la composition et au fonctionnement de la Cour d'assises [...] fixées par l'article 698-6 » de ce même code. La référence aux dispositions de ce dernier article confirme l'assimilation de la violence terroriste à un acte de guerre commis en temps de paix. En effet, cet article, énoncé au sein du code de procédure pénale parmi les dispositions relatives à la poursuite, à l'instruction et au jugement des crimes et délits en matière militaire en temps de paix, apporte une importante dérogation aux règles habituelles de composition et de fonctionnement des Cours d'assises. Ainsi, par dérogation aux règles habituelles, en matière de répression du terrorisme, la Cour d'assises « est composée d'un président et, lorsqu'elle statue en premier ressort, de six assesseurs, ou lorsqu'elle statue en appel, de huit assesseurs ». Ces assesseurs, tous magistrats de carrière, sont désignés par le premier président de la cour d'appel pour la durée d'un trimestre et pour chaque cour d'assises, dans les mêmes formes que le président 48. Par conséquent, à la différence des Cours d'assises jugeant les infractions de droit commun, la Cour d'assises compétente à l'égard de la criminalité terroriste siège toujours sans jury populaire et les décisions de condamnation y sont adoptées non pas à la majorité qualifiée, mais à la majorité simple.

Instaurer une Cour d'assise spéciale, siégeant sans jury populaire, statuant de surcroît à la majorité simple pour les mesures défavorables à l'accusé, est-il contraire à la Constitution? Pourrait-on par exemple invoquer un principe reconnu par les lois de la République faisant du jury populaire une composante obligatoire de la Cour d'assises? La réponse ne peut être que négative à plusieurs titres. Non seulement des lois particulières ont déjà pu, de longue date, confier la répression de certains crimes contre la sûreté de l'État à des juridictions (tribunaux militaires ou Haute Cour) ne comportant la participation d'aucun juré. Mais également et surtout, même sous le régime constitutionnel de 1875, la Haute Cour de justice (à l'époque le Sénat) avait reçu compétence pour juger sans juré les crimes et délits commis par certains titulaires de fonctions politiques (président de la République et ministres) ainsi que pour réprimer les complots contre la sûreté de l'État, quels qu'en étaient les auteurs. Ceci permet d'expliquer que le jury, institution fille de la Révolution 49, objet d'une tradition ininterrompue, a pu être en l'espèce écarté, alors qu'il a été maintenu pour le droit commun par la loi du 15 juin 2000 modifiée organisant une procédure d'appel des arrêts des Cours d'assises.

Saisi de cette question à l'occasion de l'examen de la conformité à la Constitution de la loi du 3 septembre 1986 instituant cette Cour d'assises sans jurés pour juger les crimes terroristes, le Conseil constitutionnel a souligné l'intérêt constitutionnel que présentait au contraire, pour une bonne administration de la justice, l'absence de jury populaire:

« Considérant qu'il est loisible au législateur, compétent pour fixer les règles de la procédure pénale en vertu de l'article 34 de la Constitution, de prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s'appliquent, pourvu que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense; Considérant que la différence de traitement établie par l'article 706-25 nouveau du code de procédure pénale (à l'égard de tous les auteurs d'infractions terroristes) tend, selon l'intention du législateur, à déjouer l'effet des pressions ou des menaces pouvant altérer la sérénité de la juridiction de jugement; que cette différence de traitement ne procède donc pas d'une discrimination injustifiée; qu'en outre, par sa composition, la Cour d'assises instituée par l'article 698-6 du code de procédure pénale présente les garanties requises d'indépendance et d'impartialité; que devant cette juridiction les droits de la défense sont sauvegardés; que, dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité devant la justice doit être écarté » 50.

Les craintes pressenties par le Conseil constitutionnel étaient d'ailleurs loin d'être infondées, puisque dès le 8 septembre 1986, soit pratiquement au lendemain du prononcé de sa décision, un attentat perpétré à l'hôtel de ville de Paris causait la mort d'un passant et blessait grièvement seize autres personnes. Le législateur dut intervenir une nouvelle fois pour rendre la loi nouvelle immédiatement applicable aux procédures en cours, ce qu'il fit par l'adoption d'un loi modificatrice n° 86-1322 du 30 décembre 1986. Cette seconde loi, qui pouvait sembler contraire au principe constitutionnel de l'autorité de chose jugée, l'accusé ayant déjà été renvoyé devant la Cour d'assises de droit commun par un arrêt devenu définitif, ainsi qu'au principe d'égalité, s'agissant d'une situation antérieure à la promulgation de la loi nouvelle, n'a pas été déférée au Conseil constitutionnel. Toutefois, la Chambre criminelle de la Cour de cassation, saisie de la question, a pu juger, d'une part, que l'autorité de chose jugée ne s'attache pas aux arrêts de renvoi devant la Cour d'assises, d'autre part, que l'égalité est préservée dès lors que l'attribution de compétence au profit de la Cour d'assises concerne toutes les infractions terroristes, sans distinction entre les accusés « et que les droits de la défense peuvent s'exercer sans discrimination » formule fortement inspirée de la décision du Conseil constitutionnel du 3 septembre 1986 51.

Cette même préoccupation de sécurité, a incité le législateur 52 a prévoir que pour le jugement des délits et des crimes de nature terroriste, le premier président de la cour d'appel de Paris peut, sur les réquisitions du procureur général, après avis des chefs des tribunaux de grande instance intéressés, du bâtonnier de Paris et, le cas échéant, du président de la Cour d'assises de Paris, décider que l'audience du tribunal correctionnel, de la chambre des appels correctionnels de Paris ou de la Cour d'assises de Paris se tiendra, à titre exceptionnel et pour des motifs de sécurité, dans tout autre lieu du ressort de la cour d'appel que celui où ces juridictions tiennent habituellement leurs audiences. Ainsi, en France, les terroristes peuvent-ils être jugés légalement en dehors de l'enceinte des Palais de justice et s'il faut, sans publicité des débats, sans heurter le principe fondamental du « juge naturel », préconstitué 53, illustré principalement en France par application du principe d'égalité devant la justice, composante du principe d'égalité devant la loi 54.

L'arrêt de la Cour d'assises ainsi constituée, qu'il soit de condamnation ou d'acquittement est, conformément au droit commun depuis la loi du 15 juin 2000 modifiée relative à la présomption d'innocence, susceptible d'être frappé d'appel 55 puis, si les conditions en sont réunies, d'être l'objet d'un pourvoi devant la Cour de cassation.

Contributeurs

Citoyen Reporter

Palestine Libre Nouvelles

Rappel de la loi

Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

La balise magique des liens en commentaires


Un bon truc afin de mettre des liens cliquables dans les commentaires: Vous mettez votre "lien" là où c'est indiqué et vous ajouté le texte qui l'illustre à la place de MOTS
http://www.commentcamarche.net/contents/496-les-liens-hypertextes

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