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L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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jeudi 31 octobre 2013

Le Féminisme, le Sexe et la Virilité : arrêtons ce puritanisme malsain

Où va-t-on, en ce moment? Dans quelle direction? Quel société voulons-nous?
Je me trouve en ce moment dans une curieuse position, celle de trouver que Zemmour a raison sur le fond, en s'inscrivant contre l'abolition de la prostitution, même si, je l'ai dit, ce manifeste récemment publié me dérange vraiment sur la forme.

Il n'empêche qu'il dit, le manifeste, une chose très juste.
Dans l'abolition de la prostitution, il y a clairement la volonté de réglementer la sexualité des gens.

On veut abolir la prostitution car on est persuadé que ceux qui vont "aux putes" ou commandent une call-girl, sont forcément des agresseurs en puissance, qui vont violer la personne, et que celle ou celui (faut pas les oublier), sont des victimes qui se font violer, ou tout du moins agresser. Sans se dire une seule fois que ça peut très bien se passer entre les deux personnes.

Ok. On va dire que c'est comme ça. C'est vrai que des prostituées sont violentées par des clients, voire pire.

On va laisser volontairement de côté la question des réseaux et de la traite des femmes.

Oui mais...
Si je suis ce raisonnement, et on n'est pas loin de la réalité, dans l'échangisme, il arrive que des femmes soient forcées par leur compagnon (j'ai lu des histoires à ce propos), et qu'elles soient violentées, allant contre leur volonté, on s'en sert comme jouet sexuel. Donc faudrait interdire l'échangisme?

De la même manière, faut interdire aussi la pornographie, puisque les femmes qui y bossent sont soumises aux fantasmes des réalisateurs et on sait pas si elles sont pas forcées, d'ailleurs, et si elles aiment faire ça. Interdisons la pornographie!

Il faut aussi interdire le sado-masochisme, ça tombe sous le sens.

Et puis, il y a des hommes qui arrivent à violer la femme qui vit avec eux, qui la forcent à prendre des positions humiliantes et on va pas y aller par 4 chemins, pourquoi interdire la fellation et la sodomie, pratiques forcément humiliantes pour la femme, interdisons les relations sexuelles!

Cela réglera tous les problèmes : rendons la PMA O-B-L-I-G-A-T-O-I-R-E !

Et tant qu'on y est, interdisons la virilité, qui est un danger pour les femmes, conduisant forcément à la possibilité du viol.

Interdisons aux hommes de boire des bières en racontant des conneries, interdisons aux hommes les pantalons, interdisons aux hommes la barbe, rendons donc l'épilation obligatoire, ainsi que la castration chimique (on sait jamais), interdisons aux hommes (uirilis en latin) d'être des hommes soit virils!
La virilité est un danger: obligeons les garçons à suivre dès tout petit des stages sur les victimes de viol, apprenons-leur à pleurer, apprenons-leur à obéir.....aux femmes...On bouclera la boucle!

Il y a une chose qu'il faut relever, et oui, je suis en colère, un tout ptit peu, c'est qu'on devrait foutre la paix aux gens et réfléchir sur la manière dont nous éduquons nos filles et nos garçons, dans leur futur relationnel avec l'autre sexe. Apprendre à une femme à ne plus devenir une victime, c'est bien plus ambitieux et bien plus exaltant que de vouloir la protéger comme un enfant, en lui racontant des cracs sur le fait de faire l'amour quand elle aimera vraiment le partenaire, c'est à dire la soumettre, dans un acte sexuel, à son sentiment amoureux! La révolution sexuelle est bien loin...bien loin...où sont les féministes de cette époque? Que nous ont-elles léguées?

Faut arrêter le bordel: le sexe n'est pas un instrument de domination machiste de la société patriarcale. C'est surtout un acte entre deux personnes consentantes, quel que soit le lieu ou les circonstances. Si ça n'en est pas, ce sont des violences.

Et ce qui est quand même curieux, c'est que quand on traite de l'éjaculation précoce chez les hommes, on dénigre quand même ceux qui en sont atteints, sans que ça dérange personne. Je dis ça, moi....et pourtant, un mec qui se prend pour un lapin, qu'est-ce qu'il prend, de la part de ses partenaires! Et un mec qui n'arrive pas à satisfaire une nana comme elle le voudrait, qu'est-ce qu'elle le taille, avec ses copines! Oui, moi aussi, j'ai eu l'occasion d'entendre des femmes parler entre elles de sexe....c'est pas joli joli parfois...


Voilà, c'était mon coup de gueule de ce soir!

23 commentaires:

  1. Il en est du sexe comme du reste : c'est sans doute la meilleure et la pire des choses, au même titre qu'une langue, un marteau, une voiture, ou un humain....

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    1. Le sexe est soit un moyen de reproduction, comme pour la plupart des animaux, soit un acte qui procure du plaisir aux deux, pour les espèces évoluées.
      Je pense que si les deux ne sont pas consentants, c'est autre chose, cela est de la violence sur une autre personne.
      Mais c'est mon avis.
      Tu n'as pas tort de penser ainsi néanmoins.

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  2. A l'instar de Pierre-Joseph Prud'hon, on peut écrire sur le sujet à la mode (qui n'en est pas une en réalité) philosophie de la misère du sexe, misère de la philosophie sexuelle.
    Je m'en foot à 100%

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    1. la misère humaine est une source inépuisable, effectivement!

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  3. Je contresigne ce billet de sa première à sa dernière ligne.

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    1. C'est un des sujets sur lesquels nous sommes d'accord. Faut dire que vous semblez avoir une femme admirable qui vous a montré par l'exemple qu'on n'est pas forcément une faible femme victime des hommes .

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  4. C'est un peu bizarre ce que vous écrivez. On ne peut pas apprendre à être ou ne pas être une victime : on est victime d'actes volontairement malintentionnés comme un viol ou des coups par exemple et c'est l'agresseur qui est entièrement en tort, la personne agressée n'a rien fait pour attirer les coups ! Inverser les responsabilités est ce qui donne le champ libre par exemple aux violeurs puisqu'ils peuvent se plaindre du comportement de leurs victimes qui les auraient provoqués et se dédouaner de leurs responsabilités. La loi sur la pénalisation des clients de la prostitution visent à responsabiliser ces hommes, leur indiquer que la société ne cautionne pas le fait de forcer le consentement sexuel de quelqu'un qui est en difficulté économique ou pire sous la coupe de proxénètes qui lui font subir les pires tourments. Ce n'est pas "victimiser" les prostituées que de mettre ces mesures en place, juste leur apporter un soutien dont la plupart ont besoin pour pouvoir sortir de cette situation qu'elles désirent pour la plupart abandonner. Il s'agit de solidarité, aider les personnes en difficulté sociale c'est le minimum !

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    1. Il y a une chose dont j'ai horreur, c'est la mauvaise foi.
      Vous confondez la victimisation sociale, dont le féminisme explique bien les mécanismes, qui est que certaines femmes arrivent à accepter de se soumettre à un homme, y compris via les sentiments amoureux qui arrivent à passer au-delà de la dignité, leur dignité.
      La victime , au sens judiciaire, c'est autre chose. Je n'accepte pas qu'on travestisse mes propos.
      Le Strass a répondu à tous, il me semble, dans la tribune de Morgane Mertheuil:

      "La pénalisation des clients, en ce qu’elles condamne de nombreuses femmes à toujours plus de clandestinité, n’est certainement pas un progrès féministe, et c’est à ce titre qu’en tant que putes nous nous y opposons. Car c’est bien nous putes, qui sommes stigmatisées et insultées au quotidien parce que vendre des services sexuels n’est pas considéré comme une manière « digne » de survivre. Nous, putes, qui subissons chaque jour les effets de la répression. Nous, putes, qui prenons des risques pour notre vie, en tant que clandestines dans cette société qui ne pense qu’à nous abolir."

      Nous ne sommes pas des putes, vous et moi! Comment peut-on juger et regarder ces hommes, femmes et transgenres, avec autant de mépris qu'est le vôtre, autant de condescendance et de supériorité?

      Vous agissez de la même manière que ces 343 salauds que vous combattez. C'est franchement ahurissant!

      Sur le blog d'Elody, en plus, vous mentez effrontément en disant que le STRASS veut légaliser le proxénétisme:
      "Nous luttons également contre la traite et l’exploitation des êtres humains, y compris le proxénétisme de contrainte et l’esclavage, en étant un lieu de réflexion sur un travail sexuel autogéré et choisi et en défendant les droits des travailleurSEs sexuelLEs."

      C'est franchement bas.

      Vous confondez tout: vous croyez sincèrement que Christine de Viers-Joncour, Madame de Pompadour, Madame Du Barry, Matahari etc....faisaient ça sous la contrainte? Vous croyez que toutes les prostituées sont de pauvres victimes attendant que des chevalières blanches viennent les sauver, en s'achetant des m2 de paradis?

      Je suis contre la traite de tous les êtres humains. Mais je suis aussi pour que chacun ait le droit de faire ce qu'il veut de sa vie sans être jugé.

      Tiens, savez-vous que le pays où il y a le plus de viols est la Suède, en augmentation depuis 1997?
      Savez-vous qu'il n'y a jamais eu autant d'alcooliques aux USA que sous la prohibition?

      Parce que vous croyez que pénaliser quelqu'un lui fait prendre compte du mal qu'il peut faire? Dans quel pays de bisounours?

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    2. Ismène, j'ai deux questions:

      1.) Vous écrivez "la société ne cautionne pas le fait de forcer le consentement sexuel de quelqu'un qui est en difficulté économique "

      Je voudrais que vous m'expliquez cette phrase, car je l'ai déjà lu plusieurs fois et me semble dénué de sens. En quoi le client qui paie une passe au prix demandé par la professionnelle en question "force"-t-il son consentement? Il y a quand-même, au départ, quelqu'un qui propose un service et demande un certain prix, et par ailleurs, fait un certain effort pour trouver un client (racolage, annonce sur internet, etc.). Et de l'autre côté, il y a un client potentiel qui peut accepter ou refuser cette offre. A vous entendre, le portefeuille du client serait une espèce d'arme magique et tout puissante qui briserait instantanément la volonté de pauvres miséreuses qui se trouvaient là par hasard. J'ai, pour ma part, souvent été sollicité par des prostitués, dans les pays et les contextes les plus divers, et parfois d'une manière assez charmante, persuasive et même tentante. J'avais plus l'impression que c'était MON consentement qu'elle voulaient "forcer" (sans violence bien entendu), dans la mesure où je n'étais personnellement pas du tout intéressé par cette démarche. Si j'avais accepté leurs avances souvent très insistantes, en quoi je les aurai "forcées"?

      2.) En quoi empêcher des prostitués à gagner leur vie en les empêchant d'avoir des clients c'est "apporter un soutien", ou "aider les personnes en difficulté sociale" ? Si, comme vous le dites, "la plupart désirent abandonner cette situation" (ce qui, entre parenthèses, reste à prouver, ou du moins, que ce soit plus le cas dans la prostitution que dans n'importe quel autre métier), ne faudrait-il pas leur proposer une autre "situation", à savoir une situation meilleure? Pensez-vous sérieusement qu'une allocation de 336€ par mois conditionnée à l'arrêt de la prostitution est une alternative viable pour une prostituée qui gagne 3000-5000€ par mois (et ce, au tarif le plus bas, soit 50€ la passe à un rythme de 4 passes par jour). Ou un emploi au SMIC? Et en considérant que les prostituées migrantes ont souvent une dette assez colossale à rembourser pour leur passage ou faux papiers, et qu'elles devront la rembourser qu'elles se prostituent ou pas, mais qu'elle mettront nettement plus longtemps à rembourser en travaillant dans un atelier clandestin 15h par jour à 800€ par mois qu'en se prostitutant à 5000€ par mois?

      Trouvez-vous vraiment juste d'enlêver une option aux personnes qui ont déjà très peu d'options, sous prétexte que l'option qu'elles ont choisie est contestable ou problématique?

      Je n'appelle pas cela de la "solidarité, c'en est même tout le contraire.

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    3. Bon, je vais essayer de vous répondre avec précision, vous semblez penser que les prostituées ont la vie plus facile que les travailleurs pauvres. Il ne faut pourtant pas oublier que peu de prostituées ont un train de luxe et une réelle indépendance : beaucoup ont des enfants à nourrir et une grande majorité un proxénète qui est parfois leur mari ou compagnon et prend sa part sur leurs revenus. Au final, il ne leur reste que peu d'économies et absolument rien pour celles qui sont dans des réseaux puisque les macs s'assurent constamment de rallonger leurs dettes. Ce sont des hommes et des femmes rusés, ils savent repérer les jeunes femmes migrantes ou isolées qui n'ont pas de proches pour les soutenir en cas de pépins. Je rappelle que la vente de sexe est le troisième marché criminel au monde, même en étant une personne forte et courageuse, c'est très dur et dangereux de sortir du milieu de la prostitution puisqu'une fois entré-e, on a vite fait d'être repéré-e et assujetti-e par un mac qui ne laissera pas filer sa "marchandise".
      Voir le témoignage d'Ulla par exemple http://8mars.info/ulla
      Le libre choix de la prostitution est à mon sens aussi un piège parce qu'il s'appui sur des déterminismes sociaux lourds. La plupart des prostituées viennent de milieu pauvres, ont souvent quitté tôt le foyer parental, sont parfois en totale rupture avec leur famille suite à des maltraitances ou un inceste. La prostitution devient alors un moyen de se faire rapidement de l'argent. Elles peuvent aussi éprouver un sentiment de puissance, se sentir grisées de voir rentrer l'argent, pouvoir contrôler leurs clients et avoir l'impression de récupérer l'usage de leur corps qui leur a été volé durant l'enfance. Et se sentir malgré tout lessivées et en perte d'identité, leur corps devenant peu à peu un objet distancié d'elles-mêmes. C'est un mécanisme corporel qui s'appelle la dissociation et peut être très couteux sur le plan physique et mental, beaucoup plus que de trimer sur un chantier ou dans un atelier de couture. Le ressentie des personnes prostituées est effectivement complexe mais souvent très douloureux. Le mieux si cela vous intéresse ce serait de lire "Putain" de Nelly Arcan, le roman autobiographique d'une écrivaine québécoise ancienne "escort", elle explique tout cela mieux que moi. Et pour répondre à votre seconde interrogation, le projet de loi doit d'après ce que j'ai lu comporter un volet social et y inclure la question de l'aide et la règlementation des prostituées immigrées. Voir sur le site du PS.

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  5. Merci , merci , merci , pour ce trop bien texte !! sexte , sexe ...
    Mmmmm -
    Et comme disait ma première chérie ( grâce lui soit rendue ! ) , que ceux et celles qui n ' AIMENT pas le SEXE , aillent se faire trouer le cul , ça leur fera peut-être du bien !
    Ah , on est encore loin de ce qui doit être démêlé des pratiques dégradantes , horribles , inacceptables - et des joyeusetés & toutes fantaisies sexuelles , amoureuses ou amicales -
    Parlera-t-on du respect inaliénable , qu ' on oubliera sans doute qu ' il s ' agit aussi de SE faire respecter !
    Alors , que certain-e-s ignorent tout - m^me - de l ' amitié , à fortiori du respect , il ne nous reste plus qu ' à en prendre acte - vivre , aimer , baiser , pour ceux et celles qui en valent la peine - et écarter ceux et celles pour qui vivre n ' est qu ' une question de domination personnelle - ( je suis convaincu qu ' il y a des êtres qui vivent d ' une façon fondamentalement différente de nous ! ) -
    Comme dit cette belle chanson de Rita Lee , Amor e Sexo ( Brésil ) :
    " Hmmmm , l ' amour , toujours !
    hmmmm , le sexe , aussi ! " -
    Cordialement ,
    mondeindien.jimdo.com

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    1. Oui, le respect, c'est une notion primordiale.
      Merci d'avoir compris!

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    2. oui , respecter et se faire respecter ( parce que l ' autre ne pas tout deviner de nous ) et c ' est ESSENTIEL ! - soit l ' enfer , soit le paradis - à chacun-e de choisir -
      Et pour le paradis , il en faut encore + , le désir ( pas seulement sexuel ) , l ' amour ou l ' amitié , la paix et l ' affection , le respect de la solitude sereine , etc ... 1000 choses si belles !
      Nous vous souhaitons toutes ces choses à toutes et tous ceux/celles qui le comprennent -
      LovE -
      mondeindien.jimdo.com
      Venez nous faire un coucou sur notre mini-site , envoyez-nous ce coucou à notre mail , rubrique contact , ça nous fera un immense plaisir - à bientôt -

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    3. Allez j'y vais d'une aventure personnelle.
      J'ai 24 ans, un premier boulot, un peu d'argent. Je vais à Paris pour le festival du Son. Et puis le soir je vais voir du côté de Pigalle, Montmartre, ces lieux dont je ne sais rien. Un type me remarque avec ma tête de naïf, me convie avec de belles paroles dans un hôtel "accueillant". Je n'ai rien demandé. Une quinzaine de filles me sont présentées. Je me contente de faire préciser par l'une d'elles son prénom. Les autres s'effacent immédiatement. Elle me précède à l'étage. Étreinte d'autant plus brève que je suis puceau. Elle me raccompagne, je la remercie, nous nous serrons la main. Bilan, j'ai eu conscience d'un boulot rémunéré comme un autre. J'ai été piégé, donc elle aussi.

      Bizarre, la vie.

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    4. @monde indien: merci, j'y suis allée mais vous n'avez pas de flux RSS afin de s'abonner.
      @bab : merci de ce témoignage. Tu sais, ce qui est terrible, c'est qu'en Suisse, à Genève, tu as les Paquis, juste derrière les beaux quartiers, et tu vois les cabarets et cette misère, les filles dans la rue ne sont pas jolies du tout, fatiguées, abimées. Mais ce sont des êtres humains, je ne me sens pas le droit de les juger, de les humilier encore plus. Ce qu'elles font, il faut du courage afin de le faire, dans la rue, comme cela.

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    5. non , je n ' ai pas de flux RSS - il ne s ' agit pas d ' un blog - juste d ' un mini-site - juste gratuit pour moi , ç à d. , avec des possibilités utra-limités - Alors j ' en viens à des solutions où la seule solution est la confiance - et je commence par m ' y engager personnellement , puisque j ' y donne mon adresse mail - Mais est-ce bien un si grand risque , puisque nous voyons bien que les grandes puissances espionnent tous , flux RSS ou pas - Aors , à chacun , chacune d ' avoir les couilles , les ovaires , d ' oser , ou pas -
      Quant à moi , je suis là , je vous attends tous et toutes , pour une vie meilleure , contre leurs sinistres machinations - et vous avez ( et eux-elles aussi ) mon adresse mail -
      ( Victor Jara s ' est fait couper les mains et la langue pour moins que ça !! )
      LovE -
      Relisez , toutes et tous , un peu Pablo Neruda , ses poèmes politiques , mais aussi , surtout , ses poèmes amoureux ,ça vous fera du bien , sûrement -
      re-LovE -

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  6. joli billet, merci. Car tu prends le temps d'écrire le fond de ta pensée sans raccourcir le sujet à quelques éructations.

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    1. Ce n'est pas évident!
      Je déteste l'idée de savoir que nous sommes impuissants à éradiquer la mafia du proxénétisme. Cette proposition de loi sera inefficace, c'est sûr.
      C'est pourtant les maques qu'il faut combattre.
      Ensuite, je crois que le sexe doit rester libre, je ne me sens pas le droit de juger celles et ceux qui ont une pratique différente et une vie différente de la mienne.
      Venant de toi, ton appréciation me touche beaucoup.

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  7. Commentaire d'Ismène, il y avait un lien, je ne sers pas de lieu de propagande:

    "Oui, c'est peut-être naïf mais je pense que ça peut aider même si ce ne sera pas automatique et qu'un véritable changement prendra du temps, sans doute très longtemps et passera par l'éducation des nouvelles générations. Mais c'est un premier pas pour faire bouger les mentalités. Et puis comme je l'ai déjà écrit ce n'est pas mépriser les personnes prostituées de dire que la majorité d'entre elles ont besoin d'aide. Mesdames du Barry, de Pompadour, etc. étaient des privilégiées bien loin de la réalité."

    Ma réponse:
    Vous rampez ici, en ayant baissé d'un ton, tout en m'insultant ailleurs.
    Je vais donc vous répondre ici:

    Madame,
    Vous semblez dire que toutes les femmes sont victimes de machisme, alors pourquoi vous et vos camarades ne l'êtes pas? Vous seriez donc une espèce à part de superfemmes qui sont supérieures aux autres?

    Oui, je suis pour ne pas foutre les gens en prison et les enterrer vivants.
    Je suis contre la peine de mort aussi. Je suis pour qu'on éduque les gens et qu'on fasse en sorte qu'on donne les moyens à tous de vivre convenablement.
    Je suis pour qu'on évite d'envoyer un gamin de 15 ans en prison, s'il vole.
    Je suis contre les violences domestiques et les viols. Je suis pour imposer un suivi psychologique lourd, voire psychiatrique pour tous les violeurs, ce qui n'est pas le cas.
    Je suis pour que les mères puissent éduquer leurs fils de manière à ce qu'ils respectent les femmes et n'aient même pas à l'idée de taper sur leur copine.
    C'est clair.

    Il y a la prévention tout d'abord, faire en sorte qu'un acte délictueux ne puisse se faire.

    Mais vous fantasmez sur le fait d'abolir une organisation nébuleuse qui touche la terre entière, et vous mettez ces prostituées indépendantes dans le même sac, en plus, vous croyez que les criminels respectent les frontières?
    J'ai connu deux prostituées quand j'étais étudiante, dont une qui était un travesti et qui serait sans doute vivant si on l'avait autorisé à pratiquer en dehors d'un bois, car on l'a assassiné il y a quelques années. Je l'ai su il y a deux ans, quand je suis allée dans un cabaret gay et ayant rencontré une artiste qui la connaissait.
    Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.
    La première était une connaissance d'une jeune fille étudiante qui vivait avec un patron de bar, et qui venait dans ce bar. Cette femme avait un enfant et toutes ses passes allaient à son éducation, pour sa pension. Cela se savait. Je ne lui ai jamais parlé. J'aurais du.
    Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.
    Ce que je sais, c'est qu'elle avait un courage que ni vous ni moi n'auront jamais. Et quand elle buvait son verre, elle était comme tout le monde.

    En vous plaçant au-dessus des autres femmes, vous êtes encore pire que les machos que vous dites combattre car vous agissez de la même façon qu'eux en pire car si on n'est pas d'accord, on est contre vous! Il y a des nuances dans la vie.

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    1. Précisions: je suis contre le fait de mettre des gens en prison pour rien, et de foutre des amendes pour un oui ou pour un non. La prison est un échec de toute la société, et ne doit être qu'un ultime ressort.

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  8. Certains abolitionnistes sont des réactionnaires et méprisant à ce sujet. Ils ne comprendront jamais que l'on ne peut pas abolir la prostitution et beaucoup moins avec une telle loi répressive et réactionnaire qui j'espère sera retoquée par le Conseil constitutionnelle. Si le Strass a des revendications légitimes ce ne sont pas les seuls. Malheureusement ce qui fait défaut au Strass, c'est leur alliance avec les amis et autres qui ont de la sympathie pour Tariq Ramadan et là ils font en effet un cadeau aux abolitionnistes parmi les pires. Instrumentaliser la misère sexuelle de manière honteuse c'est ce que certaines abolitionnistesl font avec zèle sans donner la parole aux principaux intéressés. Les causes sont multiples, timidité, handicap et éjaculation précoce ne se règlent pas forcément non plus en ayant recours aux services d'une prostituée mais si ça peut aider des gens durant une certaine période, tant mieux, comme des films x qui eux ne seront pas interdit divertissent des gens. Ce projet de loi malheureusement va précariser de plus en plus des gens, des prostituées libres et celles qui sont sous contrainte. Celles qui sont sous contrainte sont majoritairement des sans-papiers à qui on devrait leur donner un titre de séjour pour qu'elles puissent sortir de la prostitution et avoir un métier convenable. Mais sur le sujet des sans-papiers, c'est un autre problème. Ce qu'il faudrait à mon avis, c'est créer un service public de micro-crédit au niveau européen de manière à ce que des milliers de gens ne soient pas contraints à fuir leur pays.

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  9. Anonyme4/27/2015

    Bravo Rosa Elle !... J'approuve (à part quelques petites nuances mineures) ce texte pertinent et courageux. Il est temps que les progressistes dénonce ce puritanisme profondément réactionnaire qui a phagocyté depuis quelques années le mouvement féministe historique et prétend aujourd'hui l'incarner. Le pire est l'aveuglement de la plupart des médias qui ne voient pas la gigantesque escroquerie intellectuelle.

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  10. Anonyme5/31/2016

    Bonjour.
    Pour moi, les lois servent avant tout a légitimer les plus sales injustices qui profitent a ceux qui édictent leurs lois .Jamais morale ne servira vos intérêts autant qu'un bon sens bien senti et bien égoiste .Il y a des pétitions pour faire respecter nos droits au port d'arme,mais les bobos naifs ont peur des armes .Si une gazeuse ou un taser sont aussi interdits qu'une arme a feu ,ce n'est pas pour protéger votre vie, mais pour pouvoir vous condamner ,vous faire les poches ,si vous vous défendez un peut trop vivement d'un agresseur.Désolé,mais les hommes sont dans le même piège mortifère que les femmes .Les assassinats sont interdits par leurs lois ,mais leurs jérémiades sont offertes en plus pour vous faire croire qu'ils pensent a votre bien être .Chacun pour sa peau ................

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