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dimanche 23 février 2014

La honte de l'accouchement sous X et le projet de loi de Bertinotti

Je suis allée sur Facebook et j'ai vu des pages entières dédiées à la recherche, suite à un accouchement sous X.

Je le dis tout de go, cette procédure est barbare, inhumaine, d'un autre âge.
Elle pouvait se comprendre quand l'avortement n'était pas autorisé, un pis-aller, c'est clair, mais voir un truc aussi moyenâgeux encore dans notre législation, en 2014, et surtout le défendre soit-disant afin de ménager la souffrance de la mère biologique! On marche sur la tête, franchement.
Ce féminisme ici est très mal placé et illustre bien qu'il y a une injustice, comme si les bébés, les enfants, étaient des marchandises dont la poule pondeuse pouvait disposer à sa guise.
Peut-on vraiment croire qu'un futur bébé peut n'appartenir qu'à une femme sous prétexte que c'est elle qui le couve?
C'est quand même curieux cet avilissement du bébé comme un simple objet qui nous appartiendrait.

Un enfant est le fruit de deux personnes, il n'appartient ni au père ni à la mère, c'est lui, qui, à sa majorité, aura seul le droit de décider pour lui. Nous, les parents, en sommes juste responsables transitoirement afin de l'élever pour qu'il devienne indépendant.

C'est bien le drame, dans cette procédure de nés sous X.
On recense plusieurs types d'abus, dont je vais essayer de résumer les principaux:

-la mère accouche sous X, sans le dire au futur père, qui n'a alors aucun mais aucun moyen de récupérer sa fille ou son fils, étant soigneusement mis dans le brouillard. Des pères recherchent ainsi leurs enfants, n'ayant pu, à cause de connivence, faire valoir le droit durant les deux premiers mois de reconnaitre leur enfant.

-la mère accouche sous X en ayant laissé deux prénoms , dans une enveloppe, avec la possibilité de l'enfant de reprendre le contact. On inscrit alors l'enfant sous son troisième prénom, effaçant alors son dossier d'origine, avec l'impossibilité de reprendre contact, alors.

-la mère accouche sous X, et grâce à des complicités bien placées, on remplace la naissance sous X par une naissance naturelle en falsifiant le dossier.

Tout ça , bien entendu, camouflé par les erreurs administratives des dossiers de l'aide sociale à l'enfance , où on ne retrouve aucun responsable.

Comme si, en fait, les accouchements sous X servaient d'élevage pour futur adoptés et future famille stérile.
Aussi, quand on voit tous ces abus, on veut changer des trucs dans la loi. Bertinotti voudrait faciliter pour l'enfant la recherche de ses origines à sa majorité mais laisserait le secret afin de ménager la mère...
On parle d'égalité des droits. Ici, je ne la vois pas. On voit aussi qu'on empêche par cette procédure que le futur père soit responsabilisé et puisse élever son enfant. On voit que de nombreux enfants sont en souffrance, de part le blanc sur leurs origines, qui est terrible, et en plus, lorsque la santé dépend des gènes familiaux, pour une maladie ou autre, c'est même une mise en danger d'autrui que permet la loi, alors que le secret devrait être levé automatiquement, si la santé de quelqu'un en dépend.
On n'est plus au Moyen-Age, non.

La Loi Famille est donc bien timide, c'est dommage, là où on discute beaucoup du sociétal, comme c'est la mode.
Il suffirait pourtant d'abroger tous les aspects de l'accouchement sous X.
Il est évident qu'on a le droit d'abandonner son enfant, mais il est normal, digne, d'assumer et de donner des réponses à l'enfant qu'on a abandonné , car très souvent, ce sont juste des réponses que recherche l'enfant, et il n'y a rien de pire que de vivre sans racines.

Liens:
 Associations:
http://adonx.free.fr/adonx1.htm
http://xencolere.jimdo.com/les-dossiers-qui-d%C3%A9rangent/

Actualités:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/17/origines-adoption-beaux-parents-les-projets-de-mme-bertinotti-pour-la-famille_4349796_3224.html

Texte de Loi:
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F3136.xhtml

Forum et témoignage:
http://www.labouteillealamer.fr/single-ads.php?ID=6843#comments-list


21 commentaires:

  1. Comment ça, il n'y a rien de pire que de vivre sans racines ? Et moi qui avais cru comprendre que nous devions tous tendre à devenir des "citoyens du monde", sans autres racines que les droits de l'homme et le vivre-ensemble !

    Un truc a encore dû m'échapper, je le sens…

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    1. Je crois, oui.
      Les racines sont importantes, surtout pour savoir d'où on vient.
      Je peux vous citer Du Bellay?
      Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
      Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
      Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
      Vivre entre ses parents le reste de son âge !

      Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
      Fumer la cheminée, et en quelle saison
      Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
      Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

      Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
      Que des palais Romains le front audacieux,
      Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

      Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
      Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
      Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

      Mais il n'empêche qu'il faut être ouvert au monde, et que plus on est sûr de sa culture et de ses origines, moins on a peur d'un certain péril étranger.

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  2. Ma fille sage-femme a fait son mémoire sur l'accouchement sous X il y a maintenant plus de 12 ans et continue de s'y intéresser.Même si 'accouchement "sous X" est censé ne jamais avoir lieu, le dossier le concernant est quand même conservé avec le nom de la ou des sage-femmes et médecins présents ainsi que toute la partie purement personnelle de la parturiente.

    C'est un sujet très compliqué malgré les apparences car les enfants sont très souvent un enjeu pour les parents et même les grands-parents , l'intérêt de l'enfant étant le plus souvent très secondaire .
    Et puis dans certains cas par exemple si l'accouchement sous X n'existait pas des mères abandonneraient tout simplement leur enfant ou iraient se faire avorter dans des pays moins "regardants" ou encore clandestinement.

    Tu as raison concernant le droit des pères mais ça reste encore marginal. D'après toutes les études que j'ai pu voir dans les 3/4 et même 9/10 des cas ils avaient disparu bien avant l'accouchement sans laisser d'adresse, laissant ainsi la femme souvent très jeune , sans emploi et diminuée psychologiquement, le soin de décider seule du devenir de l'enfant .
    Mais l'accouchement sous X existe aussi chez des femmes plus "mûres" et d'un niveau social plutôt élevé ( adultère le plus souvent ou même convenance personnelle).
    Bref, les cas sont innombrables et je ne vais pas résumer en quelques mots un mémoire de 2 ou 300 pages. J'ai pris les cas les plus opposés volontairement.

    C'est bien évidemment pour les enfants que se pose le vrai problème. Ne pas savoir qui sont ses géniteurs peut être traumatisant à vie et perturber leur rôle de futurs parents.
    "En 2002, Ségolène Royal a poussé à la création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (CNAOP), institué par la loi du 22 janvier 20026, afin de faciliter la recherche des parents"http://fr.wikipedia.org/wiki/Accouchement_sous_X
    Christian Jacob , favorable au maintien du secret a remplacé tout bonnement le président de ce conseil national trop favorable à la levée du secret à son goût.
    Voila comment la politique vue par des hommes aux dents longues à rayer le parquet et aux gros sabots peut avoir des conséquences désastreuses sur l'avenir de ces laissés pour comptes.

    La loi est effectivement à revoir de fond en comble mais pour l'instant nous n'avons que des directions générales. Je suppose que les propositions ne se feront pas sans l'avis de toutes les composantes intéressées. Ils ont certainement du tirer les conséquences des autres lois dites "sociétales" contestées ou retoquées. .
    Je n'ose imaginer ce même Jacob revenant sur le devant de la scène en 2017 .




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    1. Je crois que tu ne vois pas les choses sous l'angle des enfants.
      Je crois qu'il faut assumer, aussi. Certains demandent l'égalité, il faut la faire. On ne peut pas avaliser la lâcheté d'une femme qui se débarrasse d'un gosse comme d'un paquet encombrant, ou d'ordures ménagères. Cela me fait penser à un argument franchement fallacieux: donc, il ne fallait pas supprimer les décharges sauvages , y compris nucléaires, au cas-où on aille mettre ses déchets dans un pays étranger.
      Le féminisme a des limites, quand même!

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    2. Et bien si Rosa je suis justement pour que les enfants aient le droit s'ils en expriment le désir, de retrouver leurs parents
      Je racontais juste des faits et des multiples arguments que j'ai vus et entendus . Je ne disais pas si c'était bien ou pas, j'insistais sur la complexité de la question qui peut paraître simple au premier abord mais qui est loin de l'être en réalité.

      Je connais personnellement une femme qui a retrouvé, après de multiples péripéties, sa mère qui avait accouché sous X. Elle a été traumatisé par les multiples "bâtons dans les roues" que l'administration lui a mis, mais elle l'a été doublement lorsqu'elle la retrouvée "en vrai".
      Car , même si sa mère l'avait "abandonnée" légalement , elle se disait quand même qu'après toutes ses années elle aimerait sans doute la retrouver. Enorme déception , ça a plutôt été un rejet sans appel, même pas un petit regret, rien , Elle avait d'autres enfants qui vivaient avec elle et parlait même de porter plainte contre les personnes de l'administration qui lui avaient permis de retrouver son adresse.
      Oui, tu as raison ,dans certains cas les mères se débarrassent d'un "paquet encombrant" un peu trop facilement.
      Mais peut-on faire une généralité d'un cas particulier .
      J'ai un autre exemple pour lequel ça s'est très bien passé.
      Le CNAOP vu par SR permettait aux personnes désireuses de retrouver leurs ascendants d'être accompagnées dans leurs démarches pour éviter ce genre de traumatisme et je touve que cétait une grande avancée.
      Si si , c'est aux enfants que je pense, même s'il ont 50 ou 60 ans.

      Abolir l'accouchement sous X je ne pense pas que ce soit possible ni même souhaitable, l'assouplir certainement pour éviter les drames et les actes désespérés.

      Ce n'est pas déresponsabiliser les femmes, c'est s'adapter aux situations . Je ne suis pas juriste mais je m'imagine bien qu'une loi qui doit prendre en compte toutes les situations ce n'est pas facile à faire.

      Ou alors si on ne le fait pas, si on décide tout simplement de l'abolir, on reviendra au bon vieil usage du "tour" de Saint Vincent de Paul où les femmes abandonnaient leurs enfants dans un tourniquet placé dans le mur de l'hospice tenu à l'époque par des religieuses. Car il existera toujours des femmes ou des hommes qui abandonneront leurs enfants ( il y en a même qui les tuent) . Cette loi de la révolution a été faite pour éviter ça . Les hommes et les femmes sont-ils plus responsables de nos jours?
      Bonne soirée Rosa

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    3. Je ne vois pas la différence entre abandonner son gamin sur le porche d'une église ou sur le fronton de la République, une institution en a remplacé d'autres. Mais c'est toujours aussi inhumain. Abandonner son gamin n'est pas naturel, qu'est-ce qui fait que dans nos sociétés dites "civilisés", on se conduit pire que dans celle des soit-disant barbares, comme en Afrique ou à Tahiti?
      Qui pourrait nous donner des leçons?

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  3. Pour l'accouchement sous X, je serai assez proche de l'avis de Gérard. Une femme peut fort bien décider que son enfant ne puisse jamais reprendre contact avec un homme dont elle a souffert : cela me paraît tout-à-fait légitime. Bien entendu, elle seule peut prendre ce genre de décision, car je pense que retrouver certains "pères" serait pire encore que de rester dans le doute. Et sans doute par honte peuvent-elles décider de ne pas donner leur propre nom.

    Et son argument est très fort (j'y avais pensé) :

    "Et puis dans certains cas par exemple si l'accouchement sous X n'existait pas des mères abandonneraient tout simplement leur enfant ou iraient se faire avorter dans des pays moins "regardants" ou encore clandestinement."

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    1. Donc, il faut déresponsabiliser les femmes? C'est ça que tu dis? Bab, réfléchis.
      C'est quand même pas anodin, accoucher, alors qu'on a l'avortement.

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    2. C'est un peu comme si elles considéraient des gosses comme des bagnoles qu'on jette sur le bord de la route. C'est un peu fort de café, et c'est prendre les femmes comme des enfants irresponsables.

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    3. Je vais même vous dire: c'est un gosse, un futur adulte, un être humain qui a des droits, qui a droit à l'égalité, comme les autres, ce n'est pas normal que notre République traite les enfants abandonnés comme des colis encombrants, tout de même et des marchandises pour satisfaire les envies de ceux qui n'ont pas pu avoir des gosses à eux!
      Faut réagir, là!

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    4. Et quand, pour différentes raisons, la femme ne peut pas avorter à temps (séjour à l'étranger par exemple) ?

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    5. Tu parles de cas particuliers, là. Je te parle pas non plus de déni de grossesse, d' ailleurs, très souvent assumés par les mères.
      A partir du moment où le père présumé ne peut pas refuser une recherche en paternité, et de payer une pension, on n'a pas à accepter l' accouchement sous x qui ne existe en Europe que chez nous et au Luxembourg. Tu as lu les liens, au moins?

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  4. Je ne vois pas en quoi cela déresponsabilise la mère. On ne fait certainement pas cela de gaieté de cœur. C'est un vrai choix. Quant au père présumé, quel père présumé, s'il n'est pas au courant ? Et je pense que, souvent, il ne vaut mieux pas que les enfants sachent ce qu'est leur père, dans ce cas de figure.

    Je pense que nous ne voyons pas la chose de la même façon. Je pense que le "sous X" assumé est certainement, pour celles qui le veulent, la meilleure solution. Et pour leurs enfants, aussi. Outrepasser cette disposition risque de créer de véritables drames.

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    1. Le mémoire de ma fille, qui n'est pas une "féministe" je le précise, a été repris au niveau national et a servi de base ( soyons modeste), avec bien d'autres documents pour les ministres de l'époque (Royal et Kouchner) à la création de ce fameux NAOP dont j'ai parlé plus haut. Elle a rencontré beaucoup de ces "enfants" (adultes) pour essayer de cerner leurs demandes, beaucoup de sages-femmes pour essayer de déterminer les raisons qui ont poussé ces femmes à demander l'accouchement sous X ( d'ailleurs très souvent sous a pression de leur propre famille)

      Ce qu'on oublie souvent ou ce qu'on ne veut pas dire dans un pays où la "famille" est mise sur un piédestal , c'est que la grande majorité des femmes qui abandonnent leur enfant sont souvent très jeunes et ont été victimes ( je ne vois pas d'autre mot) de maltraitance, de viols ou pire, d'incestes . Elles font en grande majorité partie d'une population de déshéritées matériellement et psychologiquement... pas toutes bien évidemment.
      C'est une des raisons du déni de grossesse qui vient de ces situations . Mais il faut l'avoir vécu ou vu pour le croire . On a du mal à s'imaginer lorsqu'on a eu une enfance heureuse, un mari sympa et une certaine protection sociale que cela puisse exister. Avant cette étude j'étais incrédule comme tout le monde ..ou presque.

      Donc imaginons un peu la réaction de l'enfant , qui je le rappelle est quand même adulte au moment de sa recherche , lorsqu'il apprend qu'il est le descendant de son grand-père , de son oncle, de son cousin ou d'un illustre inconnu qui a violé sa mère.
      Il me semble que cela demande quand même quelques précautions avant de le lui annoncer et avant toute rencontre.
      La mère a la possibilité de laisser une lettre, un témoignage justifiant ses raisons, des objets même, des photos ou ce qu'elle veut ... le père aussi d'ailleurs...s'il ne s'est pas sauvé en courant.

      Je connaissais un homme qui avait considéré ceux qui l'avaient adopté comme sa vraie famille et qui a préféré ignorer jusqu'à sa mort qui étaient ses descendants .
      Peut-être avait-il finalement raison ( mais c'était à lui de décider) surtout lorsqu'on voit aujourd'hui la multiplication des grossesses "in vitro" . A quelle éprouvette ces enfants pourront-ils désormais se vouer? . Mais ça c'est une autre affaire .. qui pose malgré tout les mêmes problèmes que celui de l'adoption .

      En résumé et en théorie la loi est faite pour protéger tous les citoyens, enfants ou pas et ce n'est pas une mince affaire que d'imaginer tous les cas de figures. C'est sans doute pour cette raison qu'elle a toujours un train de retard, le temps de prendre en compte des situations nouvelles et imprévues.
      Bonne journée Rosa

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    2. Tu écris: "c'est que la grande majorité des femmes qui abandonnent leur enfant sont souvent très jeunes et ont été victimes ( je ne vois pas d'autre mot) de maltraitance, de viols ou pire, d'incestes . Elles font en grande majorité partie d'une population de déshéritées matériellement et psychologiquement... pas toutes bien évidemment."
      Donc, si je comprend bien, cette "solution" est un échec social.
      La différence avec toi, c'est que je connais des nés sous X. Et je défie quiconque de redire ton argument dans les yeux de ses gens et d'arriver à soutenir le regard de ces femmes et ces hommes.
      Tu ne peux pas imaginer le nombre de ces personnes qui finissent en foyer d'accueil, pas en famille, mais en foyer, et ce sont les pires des parias parmi ces parias. On enlève à ces gens la vérité sur leur présent, en plus du passé. Ces enfants ont peut-être des frères et sœurs qui auraient envie de les voir.

      Il n'y a rien de pire que de ne rien savoir et tu peux facilement trouver des témoignages de gens qui ont eu besoin de savoir qu'ils étaient le fruit d'un viol, afin de comprendre.

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    3. Moi aussi je connais des nés sous X puisque je te les ai donnés en exemple. Ma fille en connais beaucoup d'autres mais elle en garde bien évidemment le secret. Ce n'est pas moi qui donne ces statistiques. Elles ont été le fruit de nombreuses études, d'ailleurs pas très faciles à faire j'en conviens.
      Il y a bien entendu tous les autres cas, y compris ceux que tu évoques.
      Mon intention n'est pas de juger qui que ce soit mais d'essayer de comprendre pourquoi des hommes et des femmes ont estimé devoir faire de telles lois.
      Oui, rien n'est parfait c'est évident , mais on pouvait aussi parler d'échec encore plus important quand cette loi n'existait pas car l'abandon pur et simple, sans rien connaître était sans doute pire que tout .
      Faudrait-il ne jamais légiférer sous prétexte que par avance rien ne sera jamais parfait?

      Je le répète je ne suis pas opposé à ce qu'une personne sache qui sont ses parents , bien au contraire, mais je considère qu'une loi n'est pas à pour les y empêcher mais pour les aider et les protéger des éventuelles conséquences .
      Tu interprètes mes propos de travers ou alors je m'exprime donc si mal?

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  5. @Bab, n'importe quel homme, qui est hypothétiquement génétiquement un père, ne peut refuser un test de paternité et se trouve de suite condamné à verser une pension alimentaire.
    Or, il faut une seconde pour être un père.
    Pourquoi n'agit-on pas en aval ou en amont? Il n'y a rien de fait depuis des lustres contre les grossesses non désirées et rien ensuite pour garder le lien entre la mère génétique, qui a quand même 9 mois , elle, avec l'enfant.
    Donc, au niveau de l'égalité, doit-on condamner au néant des racines un enfant, pour le bien-être de sa génitrice? Tu n'as pas répondu. Cela en fait quand même un ou une sous-citoyenne.

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    1. Déjà, Rosaelle, il y a un monde entre un géniteur et un père. Je peux comprendre qu'une femme (si ce n'est pas même une jeune fille) se sente désemparée au point de refuser qu'on puisse faire le lien entre l'enfant et l'échec qu'est sa vie. Je peux difficile comprendre qu'on parle de test de paternité pour un homme que la génitrice ne connaît pas elle-même, si celle-ci a coupé tout lien avec l'enfant. Cela signifierait-il qu'il faudrait faire un test de paternité à tous les hommes vivant sur terre ? D'autant que, s'il était retrouvé, il serait peut-être bien en peine de consacrer le moindre sou à son enfant de hasard. J'ai des amis qui ont pour tout revenu le RSA, voire moins. Bien d'autres hommes doivent être dans le même cas.

      Alors, oui, bien sûr, le fruit malencontreux d'un moment d'égarement va souffrir. Il ne connaîtra pas sa génitrice, et encore moins l'homme qui "lui a fait çà". Ceci dit, serait-il fier, à l'instar d'une jeune femme que je connais, d'être l'enfant d'un souteneur ? Décidément, rien n'est simple.

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  6. Nous n'en sommes qu'au début de nos surprises...
    Que se passera-t-il, dans une GPA, si l'enfant est malformé et que ni la mère biologique ni la mère porteuse n'en veulent? Que se passera-t-il si une mère porteuse décide d'avoir recours à l' IVG sans l'avis de la mère biologique (poursuites judiciaires pour rupture de contrat)? Un enfant conçu par GPA ou par PMA avec don anonyme d'ovocyte et ensuite né sous X (la mère biologique a changé d'avis et disparu à l'étranger, et la mère porteuse n'en veut pas) aura-t-il le droit de savoir qui sont ses deux mères, ou une seule des deux, et laquelle? Comment un enfant peut-il connaître qui est son père, lorsque sa mère a des mœurs très libres et l'ignore elle-même? etc.

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    1. Oui je pense en effet que ceux qui vont se régaler seront les avocats.

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  7. Bonsoir à tous,
    Je viens de lire attentivement vos commentaires et certains me font frémir, plus que d'autres.
    Babelouest, 23.02 :
    "Et je pense que, souvent, il ne vaut mieux pas que les enfants sachent ce qu'est leur père, dans ce cas de figure.
    Je pense que nous ne voyons pas la chose de la même façon. Je pense que le "sous X" assumé est certainement, pour celles qui le veulent, la meilleure solution. Et pour leurs enfants, aussi. Outrepasser cette disposition risque de créer de véritables drames."
    Je pense, pour ma part, que le véritable drame, peut être précisément celui de ne pas SAVOIR. Savoir, pour certains, pourquoi ces difficultés d'attachement ; savoir, pour d'autres, pourquoi ce feu, parfois cette rage, savoir encore pourquoi ce caractère, ces comportements, ces choix de vie, venus d'ailleurs...
    Bébé né sous X, dommage collatéral... ?
    Cette histoire de naissance, différente, vous suit, vous pique, s'éloigne, revient, ne vous quitte jamais vraiment, en bonne compagne. Alors on peut vivre, bien sûr, construire, rire, mais on court tout le temps, tous les jours, plus ou moins vite, avec plus ou moins de fougue, après... après quoi, au fait ?
    Bien à vous tous.

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