Le titre est trash. Imaginez un instant que cela se passe ailleurs que dans cette région-là, est-ce qu'une fraction de l'opinion sera aussi tolérante et certains médias aussi aveugles?
Un autre pays, des autres protagonistes, relaté dans un autre endroit : déjà, nous avons la réponse.
La vidéo où l'on voit des soldats se servir d'un adolescent menotté comme bouclier humain en tirant sur une foule a été publiée dans ce pays voisin si proche de nous, la Suisse. Les informations y sont plus libres et elles sont en français, puisque ce pays a une zone linguistique que l'on appelle romande. Les quotidiens, particulièrement vaudois, du Canton de Vaud (siège Lausanne), ont une liberté de ton en ce qui concerne l'international que nous avons perdu en France, depuis longtemps.
Le pays: c'est la Palestine, la ville, Jérusalem, censée être la capitale de cet Etat reconnu par l'ONU. Mais certains ont un prisme déformant qui leur font considérer les Palestiniens comme des suppôts du Diable, des futur Al Kaeda, au lieu de voir des êtres humains tout simplement. Leforestier dit qu'on est né quelque part. Ce que le hasard décide, des hommes y voient le signe de la supériorité des gens ou leur infériorité. Et on se dit rationnel. Puis, il y a la religion supposée, le préjugé comme lit de la haine et du racisme. Les Palestiniens ne sont pas tous musulmans, on le sait, il y a même des athées chez eux, mais cela n'est pas grave. On en vient à négliger les souffrances et les horreurs qu'ils subissent comme si c'était normal.
Les agresseurs et les criminels: ici, ce sont des soldats. Oui, mais ce sont des Israéliens.
Certains ont donc un préjugé favorable qui les pousse à absoudre la moindre de leurs fautes, simplement parce que des hommes de la même religion ont vécu un enfer à la deuxième guerre mondiale, et qu'ils se sentent vaguement coupables, alors que leurs ancêtres à eux n'étaient sans doute même pas mêlés à la barbarie de la Shoah.
On évite donc de dénoncer.
Ce faisant, on oublie que nombre d'israéliens condamnent les exactions. On amalgame. On pousse donc aux sentiments extrêmes.
Pourtant, si cette scène avait été filmée en Syrie, et mettait en scène l'Armée contre des manifestants hostiles...Si cette scène avait été filmée en Irak et montrait des soldats Américains contre des manifestants Irakiens....Si cette scène faisait partie d'un documentaire sur le ghetto de Varsovie...
Barbarie ordinaire humaine qui fait l'objet d'un traitement différent dans les médias en France....Il n' y a pas si longtemps, on avait nommé une partie de la caméra l'objectif, car elle diffuse des images sans les trier...
Un autre pays, des autres protagonistes, relaté dans un autre endroit : déjà, nous avons la réponse.
La vidéo où l'on voit des soldats se servir d'un adolescent menotté comme bouclier humain en tirant sur une foule a été publiée dans ce pays voisin si proche de nous, la Suisse. Les informations y sont plus libres et elles sont en français, puisque ce pays a une zone linguistique que l'on appelle romande. Les quotidiens, particulièrement vaudois, du Canton de Vaud (siège Lausanne), ont une liberté de ton en ce qui concerne l'international que nous avons perdu en France, depuis longtemps.
Le pays: c'est la Palestine, la ville, Jérusalem, censée être la capitale de cet Etat reconnu par l'ONU. Mais certains ont un prisme déformant qui leur font considérer les Palestiniens comme des suppôts du Diable, des futur Al Kaeda, au lieu de voir des êtres humains tout simplement. Leforestier dit qu'on est né quelque part. Ce que le hasard décide, des hommes y voient le signe de la supériorité des gens ou leur infériorité. Et on se dit rationnel. Puis, il y a la religion supposée, le préjugé comme lit de la haine et du racisme. Les Palestiniens ne sont pas tous musulmans, on le sait, il y a même des athées chez eux, mais cela n'est pas grave. On en vient à négliger les souffrances et les horreurs qu'ils subissent comme si c'était normal.
Les agresseurs et les criminels: ici, ce sont des soldats. Oui, mais ce sont des Israéliens.
Certains ont donc un préjugé favorable qui les pousse à absoudre la moindre de leurs fautes, simplement parce que des hommes de la même religion ont vécu un enfer à la deuxième guerre mondiale, et qu'ils se sentent vaguement coupables, alors que leurs ancêtres à eux n'étaient sans doute même pas mêlés à la barbarie de la Shoah.
On évite donc de dénoncer.
Ce faisant, on oublie que nombre d'israéliens condamnent les exactions. On amalgame. On pousse donc aux sentiments extrêmes.
Pourtant, si cette scène avait été filmée en Syrie, et mettait en scène l'Armée contre des manifestants hostiles...Si cette scène avait été filmée en Irak et montrait des soldats Américains contre des manifestants Irakiens....Si cette scène faisait partie d'un documentaire sur le ghetto de Varsovie...
Barbarie ordinaire humaine qui fait l'objet d'un traitement différent dans les médias en France....Il n' y a pas si longtemps, on avait nommé une partie de la caméra l'objectif, car elle diffuse des images sans les trier...
Je suis malheureusement un peu plus désabusée que vous. Des scènes comme ça, il y en a tout le temps et partout. En Syrie, en Irak, dans le Caucase, en RDC, partout où il y a des conflits. Sauf que des Arabes ou des Noirs qui s'entretuent, manifestement, ça n'intéresse personne. A contrario, de puissants organismes de propagande (Al Manar, Al Jaeera, Al Quds TV...) font leur beurre du moindre écart des Israëliens, en oubliant qu'une guerre, ce n'est jamais propre nulle part.
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