Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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jeudi 19 septembre 2013

Allo crise bobo

Mon ami JB est tombé dans un garage et a le poignet en miettes.
Il n'a pas de mutuelles, comme de plus en plus de gens. Cela devient un luxe, de se soigner.
On l'a incité néanmoins à aller passer une radio aux urgences, car il a au moins la part de la sécu qui lui sera remboursé.

Voilà où en est réduite la France, ce beau modèle social que les hausses d'impôts sont censés préserver, comme l'a dit Ayrault, qui dit beaucoup de conneries ces temps-ci. Je suis bien obligée de l'admettre.
Entre les 5 ans du chien fou Sarkozy et la continuité de sa ligne par le gouvernement socialiste, on se demande pourquoi on ne va pas de suite donner les clefs de l'Elysée à Marine Le  Pen.
Sarkozy qui a détruit le centrisme, et la gauche au pouvoir qui a une logique de conservateur anglais...

On nage en plein trouble idéologique, coucou, faut se réveiller, là !

Crise des institutions: les sénateurs refusent le non-cumul des mandats, gauche et droite unis, en oubliant l'impact que cette décision va avoir sur l'opinion publique.

Crise de la demande intérieure: 1,2 millions de contribuables en plus, c'est autant, pour cette année, d'argent que l'économie n'aura pas, de l'argent non consommé afin de faire vivre les entreprises...

Crise d'un certain égoïsme , un égoïsme certain, qui touche beaucoup trop de personnes, aussi, une capacité à ne s'émouvoir que de ses propres malheurs, à vouloir sauvegarder ses petits avantages, quitte à ce que les autres crèvent la bouche ouverte, ce n'est pas l'apanage d'une seule catégorie de personnes.

L'égoïsme engendre la lâcheté, le manque de courage. De plus en plus, on n'assume pas ses actes, dans notre société.
Lisez donc ce témoignage et dites-vous simplement qu'une boite de tranquillisants avalée tous les mois empêche une personne modeste d'aller faire une radio, parce qu'on n'a pas le moral, au lieu de serrer les dents et de sourire malgré tout, en se disant que la vie, ce n'est pas une camisole chimique qui la rend belle.

Billet coup de gueule revendiqué spartakiste!

 En France, au moindre bobo à l'âme, une pilule est prescrite. [...] Les états d'âme des acheteurs potentiels de médicaments sont le terrain de jeu fétiche des laboratoires, avides de dénicher de nouvelles pathologies. Et ils en trouvent puisque sont apparus, depuis quelque temps : le "trouble affectif saisonnier" (le spleen quand les jours raccourcissent), le "trouble explosif intermittent" (la colère au volant), le "trouble dysphorique prémenstruel" (être d'une humeur de chien avant ses règles), le "trouble oppositionnel avec provocation" (l'esprit réfractaire)..."Les gens ne supportent pas d'être fatigués, d'avoir des insomnies ou d'être tout simplement tristes. Ils pensent qu'en tant que médecin on va régler tous leurs soucis. Même en leur expliquant que c'est normal d'être bouleversé après avoir perdu un proche ou que les coups de fatigue sont inhérents à nous tous, ils veulent à tout prix la pilule magique. Alors, on finit par prescrire. On les drogue en toute légalité", constate amèrement un médecin.
L'Express.

8 commentaires:

  1. Malheureusement, certains médecins poussent à la consommation de ce genre de produits. D'où la tentation de les fuir le plus possible. Le médecins, bien sûr. Et même quand ce serait peut-être nécessaire.

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  2. Combien de médecins prennent encore le temps d'écouter vraiment leurs patients, qui bien souvent ont plus besoin d'écoute que de tranquillisants; seulement voilà, le temps d'écoute ça ne rapporte rien. Et nous ne savons plus non plus écouter "vraiment" l'autre, nous voulons surtout parler de nous, de nous et encore de nous.
    Et puis, encore pour beaucoup, un médecin qui ne prescrit pas n'est pas un "bon" médecin.

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  3. Pour rebondir sur la situation politique en France, il faut savoir qu'en Belgique le Premier Ministre Di Rupo, un Socialiste, mène une politique criminelle de Centre-Droit,faut le faire ! Malheureusement, derrière tout cela se trouve la fameuse "Communauté Européenne", source de tous nos malheurs...

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    1. Faut-il encore le dire "socialiste" ? Poser la question c'est y répondre.

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  4. Je ne souhaite de malheur à personne, je veux juste témoigner qu'après avoir perdu des soeurs, des parents, des amis et surtout un(e) enfant, je sais très bien ce qui est important et ce qui ne l'est pas, je sais très bien faire la différence entre un petit bobo et un accident grave. Et ce n'est pas moi qui encombrerait les urgences pour un rhume ou une foulure au poignet.
    Car mes parents et mes grands parents m'ont appris d'abord la patience et ensuite à me soigner moi-même pour les choses sans grande gravité.
    Ils m'ont appris aussi à ne pas tout attendre des autres et surtout ne pas les accuser de mes propres défauts et de mes innombrables limites.
    Tout s'apprend, il suffit d'écouter et d'essayer de comprendre . Il est vrai que je suis d'une "autre" génération.

    Etre de gauche pour moi ça ne veut pas dire non plus que la société soit entièrement responsable de ce qui m'arrive. Car la société j'en fais partie, et si elle marche sur la tête c'est aussi de ma faute.

    Certaines personnes n'ont pas de mutuelle car elles n'ont plus les moyens de se les payer parce que nous avons cru un moment, y compris à gauche, que la sécu ne valait plus le coup d'être défendue, et que finalement il valait mieux laisser privatiser les soins. Nous avons laissé glisser les dépenses souvent inutiles, des médicaments prescrits à la pelle ou des remises en forme dans des centres spécialisés qui coûtent la peau des fesses, des cures thermales qui ressemblent plus à des "club med" qu'à des établissements de soins...etc.

    Je défends ce modèle de sécu sans hésiter mais il a une perversité. Nous n'avons pas conscience de ce que peuvent coûter nos examens, nos interventions, nos médicaments car nous ne voyons jamais les vraies factures.

    Je viens d'être opéré de la cataracte dans une clinique et j'ai reçu par erreur la facture de mon intervention, celle qui devait être adressée à a sécu normalement : 650 euros pour 10mn d'intervention sans compter toutes les analyses, tous les examens des yeux que j'ai du subir auparavant et qui ont du être envoyées directement!
    Alors je m'imagine quand il s'agit d'une intervention grave, d'une rééducation, d'une prise en charge ou encore d'une cure dont certaines sont loin de démontrer leur efficacité.
    Combien d'interventions en haute montagne ou en mer ( on l'a bien vu cet été) et d'hospitalisations coûteuses pour des gens qui pour leur plaisir mettent en péril la vie des sauveteurs et vont encombrer les lits d'hôpitaux?
    Notre société est trop basée sur l'irresponsabilité et la seule satisfaction du plaisir immédiat. Et je ne parle pas des diverses drogues du tabac et de l'alcool quand ce n'est pas le jeu vidéo ou la bagnole qui rendent fous et inconscients...quand on se décharge perpétuellement sur le voisin de nos propres défauts, quand on met n'importe quoi dans nos poubelles en comptant sur l'immigré (celui qu'on accusera demain de prendre nos boulots) pour les trier ,etc...

    C'était aussi ma minute de coup de gueule. J'en ai marre de vivre dans un monde d'éternels adolescents.

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  5. Impossible, une fois de plus, de répondre. Aussi :

    @ raannemari

    Chez lz Monolecte, quelqu'un a proposé "fauxcialistes". C'est joli, non ?

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  6. " En France, au moindre bobo à l'âme, une pilule est prescrite"

    Ce n'est pas nouveau...

    "Les malades, fatigués de faire dépendre de leur sagesse la rareté de leurs accès, aiment se laisser aller à croire qu'ils pourront faire impunément tout ce qui leur plaît et leur fait mal d'habitude, à condition de se remettre entre les mains d'un être puissant qui, sans qu'ils aient aucune peine à prendre, d'un mot ou d'une pilule les remettra sur pied."

    Marcel Proust - Du côté de chez Swann

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  7. A mon grand dam, et pour la première fois, j'ai dû aller aux urgences il y a une dizaine de jours. En ambulance, qui plus est.

    Mais n'ayant pas de mutuelle, je suis très attentif à mes dépenses de santé. Je me souviens trop bien d'une intervention sur ma femme, pour laquelle j'avais eu en mains la facture, dont la part Sécurité Sociale. Pour une intervention plus importante (chirurgie cardiaque avec quintuple pontage), un ami qui vivait alors aux États-Unis avait tout simplement dû y vendre sa maison pour acquitter la douloureuse. Financièrement, il ne s'en était jamais remis.

    Ajoutons à cela le fait que trop de médecins ne méritent pas notre confiance, le côté pécuniaire devenant plus important que la santé de ceux qui sollicitent leur "expertise".

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