Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

Translate

Affichage des articles dont le libellé est commentaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est commentaires. Afficher tous les articles

dimanche 1 mai 2016

Cernés par les cons

Juste envie de me défouler, pas une pensée philosophique profonde, non, juste envie d'exprimer un ras-le-bol, une nausée.

Ceux qui disent que la religion est de l'origine de toutes les guerres et les massacres, en oubliant que Mao, Staline et Pol Pot étaient d'authentiques mécréants, à chaque fois, il y en a toujours un qui arrive à dire qu'il n'est pas contre une religion particulière, il est contre toutes les religions, avec cet argument spécieux et foireux. A chaque fois, il faut rappeler les horreurs de Staline et Mao. Et à chaque fois, un grand silence en face.

Pour mémoire: en 27 ans, Mao a fait 70 millions de victimes.
Staline est crédité de 20 millions de morts, avec certaines estimations jusqu'à 43 millions.
En deux ans, Pol Pot a tué au moins 2 millions de cambodgiens.
Trois athées, trois tyrans qui ont tué sans avoir été inspirés par la religion.

Il y a des extrémistes de tous les côtés, c'est comme la connerie, ça, c'est universel.
D'ailleurs, la connerie a sans doute fait bien plus de morts que la religion.

Sinon, je vous souhaite à tous un bon Premier Mai



source: ici

dimanche 9 juin 2013

Comme un cheveu sur la soupe: les réseaux sociaux et la tension politique

Cela fait un moment que je sens cette agressivité et cette tension qu'il peut y avoir sur Twitter et les blogs. Mais elle est devenue encore plus palpable ces derniers temps.
Récemment, j'ai réussi à me prendre la tête avec des gens qui me disaient pis que pendre de l'Islam, avec les credos et litanies habituelles, d'un côté, et de m'engueuler sérieusement avec un rétrograde qui cachait son homophobie derrière sa religion!
Entre les phobiques des religions et les grenouilles de bénitier de tout bord, la haine est souvent un lien très solide.

Moi, je refuse de condamner une religon sous prétexte que des salopards se servent d'elle pour exprimer leurs sales mauvais côtés, et je refuse l'intolérance, de quel côté qu'il se trouve.

Je refuse d'ostraciser qui que ce soit. Je refuse d'anéantir qui que ce soit, même sur le papier.
J'ai eu des discussions avec une personne très remontée après le meurtre de Clément Méric, qui disait qu'il fallait anéantir physiquement les fachos. C'est aussi dégueulasse que de dire qu'il faut anéantir les "ratons".
Cela, je ne l'accepte pas non plus.
On ne se cache pas derrière l'intolérance de l'autre pour être aussi intolérant.
Et j'aimerais que la raison l'emporte.

Les tensions sont palpables un peu partout, de manière moins violente.
Des gens sur Twitter, qui sont d'habitude réfléchis, viennent me tomber dessus, comme un cheveu sur la soupe. Je fais un billet, et c'est comme si on le lisait de travers, en diagonale, en ne remarquant que des fausses pistes. On m'engueule sur des lignes que je n'ai pas écrit, des pensées que je n'ai pas eu...et c'est agaçant.
On se met à défendre des gens que je n'ai pas attaqué, on me sort des idées que je n'ai pas.
Souvent, ce sont loin d'être des trolls. Je rectifie donc calmement, en redisant ce que j'ai déjà dit sur mon billet.
Et ça se calme.
Pas évident en ce moment, de bloguer.
Je ne comprends pas comment on peut arriver à de tels dialogues de sourd, en général et comment certains peuvent être aussi peu empathiques vis-à-vis des autres. Et je ne vise personne mais aussi tout le monde, moi, y compris. Parfois, il m'arrive d'oublier cette empathie. On me l'atonise aussi, qui peut ne pas se défendre contre des attaques? Mais si je me ferme aux autres sous prétexte que ce sont des enculés, qu'est-ce qui me différencie ? Si je ne vais pas au-delà des préjugés, qu'est-ce que je vaux? Que'est-ce que je fous là?

samedi 18 mai 2013

Mariage pour Tous: le révisionnisme ou la bourde de trop de Christine Boutin

Je suis en pleine enquête sur le périple de mes grands-père durant leur captivité pendant la Deuxième Guerre Mondiale. J'ai retrouvé le premier camps de mon Papy, le Stalag X B. Ce camps faisait office de gare de triage aussi. Je ne sais pas où il est allé ensuite.
Toujours est-il que j'ai continué mes recherches sur le Net. Je suis alors tombée sur le journal du Patriote Résistant, édité par la FNDIRP.

Le Patriote Résistant : non, ce n'est pas un avatar d'un courant nationaliste raciste, c'est même le contraire: sur les derniers numéros, un article traite de la montée des extrêmes droites, sur un entretien avec Dominique Vidal.
Un autre traite de la montée de l'antisémitisme, de l'islamophobie, du racisme envers les Roms et de l'homophobie( c'est dans le rapport complet qui est cité )

On y est : l'homophobie.

Le Mariage pour tous a été promulgué. Je ne voulais pas faire un article spécial dessus, certains l'ont fait mieux que moi.
Mais Christine Boutin a déclaré hier son opposition et sa volonté de combattre le fait que des gays puissent se marier en employant le terme de trop: Madame fait de la Résistance! Cela a déjà été employé avant, dans la Manif pour tous, par Frigide Barjot.
Mais là, je suis en pleine recherche sur les camps de concentration pour prisonniers de guerre et c'est le mot de trop.
Faut-il rappeler à Madame Boutin que des homosexuels ont été déportés et que nombre en sont mort, car ceux-ci étaient traités pire que des chiens par les nazis, comme une espèce à éradiquer, dangereuse et menant la civilisation à sa perte, d'ailleurs ce que dit un des plus célèbres nazis, Himmler, en 1937, est révélateur à ce sujet et rappelle malheureusement des propos entendus dans la rue récemment:
Ceci est extrait d'un site rappelant la déportation subie par les homosexuels:

« Si j'admets qu'il y a 1 à 2 millions d'homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel... Un peuple de race noble qui a très peu d'enfants possède un billet pour l'au-delà : il n'aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort... L'homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l'État dans ses fondements. À cela s'ajoute le fait que l'homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs... Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l'Allemagne, la fin du monde germanique.»
Discours du chef nazi Himmler sur l'homosexualité prononcé le 18 février 1937


Et franchement, comment vouloir entrer en Résistance, avec la symbolique que ce mot suscite encore, ainsi que ses valeurs, comme le clame Boutin, avec des gens qui suivent le mouvement qu'elle dit représenter, qui ont à peu près les mêmes discours...durant les manifs pour tous...

Je trouve personnellement que c'est une grosse connerie, qui insulte ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre Mondiale, quand en plus on nous apprend que 60% des homosexuels ont été dénoncés par la population et que 50 000 ont été condamnés par des tribunaux nazis....On estime le nombre de déportés à 10 000 environ et très peu rentrèrent de ces camps. La reconnaissance de ces déportation avance vraiment doucement.

Alors mélanger le terme de Résistance à une idéologie politique résolument contre l'égalité qu'offre le mariage pour tous...cela sent en fait très mauvais et frôle le révisionnisme.

PS: je rappelle, à toutes fins utiles que je milite personnellement pour l'union libre pour tous et la fin du mariage civil (je plaisante à moitié).

vendredi 17 mai 2013

Le portrait d'Hollande an II des médias

Ce matin, tombée du lit, cela arrive, dans ces cas-là, je préfères me lever, cela ne sert à rien d'essayer de s'endormir pour une heure ou deux alors qu'on doit se lever tôt.
Donc, j'ai zappé. Et je suis tombée sur les chaines d'info qui semblaient à court d'idées pour critiquer la conférence de presse...
D'après ces braves gens, Hollande est un type sympa, qui s'épanouirait enfin sans complexes dans le rôle d'un socio-démocrate, même si il ne veut pas se qualifier ainsi. Homme dévoué dans le soutien des entreprises qui fonderaient la reprise, il est converti au capitalisme mamalien de l'économie. Il ne changerait pas de cap mais aimerait le mouvement. Le padawan du Jedi Delors est devenu un maître mature et les forces obscures n'ont qu'à bien se tenir, non mais...
Il serait apparu décontracté, avec des répliques humoristiques fusantes, riant avec la salle conquise par tant de naturel...on rajoute donc au talent du guerrier celui de one man show.
Mais il n'aurait convaincu personne d'autre que ses fans résiduels...
Arrange-toi avec ça.

Et quand tu penses qu'ils sont payés pour dire ça...

A part ça, Hollande penserait inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année et veut reconstruire l'Europe, faire rentrer l'épargne en soutien de l'économie réelle et envisage timidement de soumettre le droit de vote des non communautaires après 2014 au Parlement...
Et puis quoi d'autre?

Beckam veut prendre sa retraite, un fou s'est suicidé devant des enfants de maternelle, le temps est pourri: là, on a eu droit à des exposés savants et très détaillés.
La composition de l'équipe de France de Football? Pareil.

Je crois que je vais me recoucher, tiens.
En fait, non. Il y a des jours comme cela...

samedi 11 mai 2013

Doit-on croire Fillon?

Je suis très contente des dernières déclarations de François Fillon, qui a dit clairement que, pour lui, le Front National n'était pas dans l'arc Républicain et qu'il lui déniait clairement une légitimité politique.
En cela, il se démarque clairement de la politique de l'UMP, celle qui me pose problème, d'ailleurs, celle qui flirte avec le populisme et les thèmes litigieux sur l'immigration et l'insécurité. Il se démarque de Sarkozy.
J'aimerais vraiment croire au retour de cette Droite républicaine, cette Droite claire, droite aussi dans ses bottes, qui propose des idées sur l'avenir de notre pays, qui a un projet pour celui-ci.
Mais tout comme NKM, Fillon a rongé son frein et avalé des couleuvres durant 5 ans. Il a fermé sa gueule durant le débat de l'identité nationale, il n'a rien dit sur les débordements des uns et des autres.
Comment croire Fillon, alors?
Et pourtant, j'aimerais vraiment le croire.

Il se présente comme une alternative en 2017, un candidat qui pourrait l'emporter pour l'UMP, qui rassemblerait de manière large du centre-gauche à la Droite, pouvant représenter une partie de ceux qui ne votent plus, des déçus de la Gauche, des réfractaires aux thèses populistes, des nostalgiques de l'ère Chirac...

De toute manière, on en vient à douter de la sincérité des hommes politiques en général.
C'est ce qui ressort de l'opinion publique.

Mais si Fillon est sincère, cela voudrait dire, qu'au delà de l'enjeu de 2017, qui est encore loin, il peut se passer des choses avant cette date, cela veut dire que quelque chose de nouveau est en train de se passer à Droite: la porosité de l'UMP envers le FN est peut-être en train de se combler. Sans doute parce que cette porosité n'a eu d'autre effet que de faire fuir des électeurs et a fait monter le Front National en lui donnant une certaine visibilité car l'UMP ne semble pas si différent quand on écoute certains de ses membres...
Pour Fillon, en tout cas, c'est une façon de reconquérir l'ascendant sur ce Parti, de le redynamiser, et aussi une manière de se placer comme un sérieux challenger aux primaires du Parti, puisque la stratégie nationaliste a abouti à une impasse. Il faut donc adopter une autre stratégie, occuper une place et qu'il y a-t-il de mieux, que d'occuper une place vide dans l'échiquier politique, celle du Centre-Droit à la Droite modérée, la Droite sociale, celle qui a disparu, laminée par des années de sarkozysme, car si ses représentants politiques sont en position de faiblesse, les électeurs potentiels sont là.

Alors, doit-on croire Fillon? Je dirais que sa stratégie est là, quand à sa sincérité...on ne pourra la tester qu'avec des actes et peut-on prendre le risque de le voir en action plus en avant? C'est là toute l'incertitude politique...à laquelle on a peu de réponses.

vendredi 3 mai 2013

Petites conversations entre amis

Si je devais retranscrire les différentes discussions auxquelles j'ai assisté ou participé récemment dans la vraie vie dans différentes circonstances, cela donnerait ceci:

"le Guéant, il est fort, quand même! Vendre des toiles dix fois leur prix, lui!
-Ouaais...mais faut dire que la Justice, elle l'a pas loupé! tout ressort, dis-donc!
-Oui! Tiens dans l'affaire Cahuzac, d'ailleurs, ça a pas trainé, dis donc! Tiens, au moins tu vois que la justice, elle est libre, maintenant, c'est pas comme au temps de l'autre, là.
-Ouais mais le mur des cons, tiens...
-c'est quoi, ce mur?
-tu n'es pas au courant?
-non.
-mais, il vit dans une grotte ou quoi? T'es pas au courant? Vrai? Comment t'as fait pour passer à travers?
-ben non.
-Ok...voilà, je vais t'expliquer: c'est un journaliste qui a filmé dans un local syndical un truc qu'il aurait pas du filmer. Chez un syndicat de juges.
-Et il y avait quoi? C'était quoi?
-des photos de Guéant, Sarkozy, Hortefeux avec la note d'"homme de Vichy", il y avait même Valls, et Jack Lang
-Voui!! T'as vu qu'il a dit qu'il était honoré, le type! Respect, quand même!
-Respect, oui, sacré Jack!
-Donc si je comprends bien, c'était un truc de potache...mais ensuite? Le journaliste, il a filmé parce qu'il avait le droit? C'était un local privé? A quelle occasion?
-Pas du tout: le gars, il t'a filmé ça en douce, il était venu à l'occasion de l'affaire Bettencourt, il y avait trop de monde et on les a mis dans le local, sans doute pour les faire patienter, le mec, il avait apparemment une dent contre la justice et il a donné les images à Atlantico.
-Atlantico, c'est quoi ça?
-un site poubelle, trash, un site du style Gala pour la politique.
-bon, c'est pas le pire, quand même.
-Je sais pas ce qu'il te faut, à côté le Figaro...
-Je suis désolé, il y a de très bons articles sur le Figaro
-Rioufol, par exemple?
-attendez, Atlantico, ça ressemble à quoi? C'est un journal?
-pas exactement.
-T'iras voir, mais attends-toi à vomir.
-Bin, ce mur, il y avait qui d'autres?
-la clique à Sarko surtout.
-un truc potache?
-T'iras voir.
-c'est dégueulasse, ce qu'il a fait ce journaliste, dis donc... Moi, je serais pas fier.
-il est passé en Conseil de Discipline dans sa boite, faut dire qu'il bosse sur France 3 et que c'est son cameraman qui l'a balancé.
-ça se fait pas, ce qu'il a fait, c'est comme si on t'accueillait chez toi, et que le gars, il balance des images privées sur le net.
-Ouais."

J'ai aussi eu droit au "tous pourris":

"-tu sais, franchement, heureusement que la Justice fait son boulot.
-Oui, y a tout qui ressort.
-mais pourtant, vu le nombre de gens qui essaient de faire passer des trucs en douce vis-à-vis des impôts...
-attend, tout le monde est matraqué! On les comprend, oh!
-ok, tu m'expliques, alors, pourquoi les politiques, c'est pas pareil?
-eux, c'est les premiers à donner des leçons! Attend, le Cahuzac, tatati, faut sanctionner,être irréprochable, attention! Et il en a croqué! Pire que les autres!
-ok, mais regarde: Hollande, Montebourg, ils sont honnêtes et droits, non? Et Jospin, il y avait pas plus probe et net...ils sont populaires?
-mais ils font rien! On dirait des incapables!
-les autres, en face, ils ont fait quelque chose?
-faut chercher les gars honnêtes, à l'UMP, et aussi les mecs capables...tiens, tu comprends pourquoi on vote plus? "
Euh....

Et puis, il y a l'inquiétude, dans des conversations plus sérieuses: la peur de la déflation qui se profile, avec un euro trop fort...voir l'euro dévisser et l'onde de choc que cela va entrainer...savoir que le marché immobilier va prendre une claque. Se dire qu'on n'a pas encore vu le pic de la crise et attendre des mesures plus efficaces, une direction européenne plus ferme, attendre que les faits fassent enfin abandonner l'austérité, en espérant que cela ne sera pas trop tard pour l'industrie.
Rester optimiste malgré tout.
Dans la vie, il n'y a pas que le net. La politique, ça se joue souvent dans des petites conversations entre amis, car ceux qui ne connaissent ni Atlantico ni les blogs votent pourtant...ou pas...ou plus.

lundi 29 avril 2013

Twitter, SMS et censure des médias

Je me rappelle, lorsque je n'avais pas encore ce blog, qui va fêter ses 1 an ce premier mai, et que je postais des commentaires en-dessous des articles de journaux sur le web. Certains de ceux-ci ne passaient pas la modération, surtout quand on parlait de certains sujets sensibles. C'est alors que je suis allée sur les blogs politiques. Je me suis mise à commenter chez Juan Sarkofrance, car il laissait les gens s'exprimer.
Avant, j'étais souvent sur certains forums dont le Bondy Blog. C'était trop souvent la foire d'empoigne. J'ai arrêté de commenter.
Avant encore, il m'arrivait de poser des questions via SMS dans l'emission Cdans l'Air. Mais elles ne passaient jamais sur l'écran et bien entendu personne ne répondait...
C'est donc avec beaucoup de recul que je vois les tweets choisis par les émissions de télévision défiler sur les écrans. Ils sont choisis soigneusement pour ne pas être trop choquants ou dérangeant. On laisse filtrer certains messages agressifs tout comme les modérateurs laissent passer certains propos xénophobes, pour pimenter les articles ou les émissions mais quand les questions ou réflexions sont plus pertinentes ou intelligentes, elles ne passent pas. Il y a une dose d'intelligence à ne pas dépasser. Une zone critique à ne pas franchir. Surtout ne pas faire du lecteur ou du spectateur quelqu'un qui se poserait trop de question. C'est l'impression que cela donne.

Au final, j'ai ouvert ce blog politique. Il a rencontré un engouement sur les réseauc sociaux auquel je ne m'attendais pas, sur Twitter, Facebook ou Google + et même une hostilité, une réaction également proportionnée.

Mais des messages d'encouragement m'arrivent de partout. Je vous en remercie vraiment, je ne vous remercierai jamais assez. On me relaie sur les réseaux sociaux, souvent je discute quand j'ai le temps avec vous. Je ne suis pas reprise sur les médias nationaux, comme C dans l'Air ou autre, mais je m'en fiche un peu. Là n'est pas mon objectif. Il est de communiquer, de me poser des questions, de vous faire partager celles-ci.
Au final, sans doute un de vous pensera à ce que j'ai écrit, ou à une de nos discussions et cela sera une base de dialogue dans la vie, avec la famille, des amis, des collègues, ce qui créera d'autres questions, des envies de réponse et des réflexions. Celles-ci ne seront pas dans le Grand Journal, c'est clair.
Mais ces idées vont circuler et en amener d'autres, au-delà de Twitter, bien au-delà.
C'est la mission de tout blog politique. Elle a vocation à aller au-delà du net. Ne serait-ce que dans une simple conversation réelle, l'origine de l'idée disparaitra, et le nom du blog aussi, sans doute.

Si les journaux et les émissions ne filtraient pas leurs communications, les blogs auraient-ils autant d'importance? Je n'aurais jamais ouvert le mien, sans doute.

dimanche 24 mars 2013

L'ami Birenbaum ou la chimère blogo-médiatique qui vous veut du bien

J'aime beaucoup Guy Birenbaum, cela tient au fait tout d'abord que certains vous inspirent de la sympathie comme d'autres vous répugnent, sans raison.
Je n'arrive pas à ne pas le trouver sympathique, sans doute est-ce du à un charisme, qui agit comme un don intrinsèque, de cet animal médiatique qui rebondit sans cesse.
Je ne le trouve pas outrancier ou vaniteux, ni caricatural, en plus, il est sympa, gentil, accessible.
Oui, je l'aime beaucoup.

Il n'empêche que je trouve qu'il est assez curieux, comme blogueur.
Il blogue depuis 2006, je crois. Jusque là, on suit aisément.
Mais il est aussi intervenant dans les médias. A ce titre, on pourrait le dire journaliste ou chroniqueur. C'est là où le bats blesse un peu.
Tout d'abord, à quoi reconnait-on un vrai blogueur, un pur et dur? Je plaisante mais pas tant que cela. Il est, ce blogueur, tout d'abord, un simple citoyen, qui donne son avis, parfois sur n'importe quoi. Il peut même être un anti-blogueur sur ceux qui donnent leurs avis sur n'importe-quoi. Mais il n'est pas rémunéré, soit par choix, soit par exploitation éhontée des médias (les méchants).
Ceci est vrai pour la sphère politique mais aussi sur d'autres domaines.
En général, pour l'instant, on peut le regretter ou  non, le blogueur ou la blogueuse est un pigeon médiatique mais aussi un trublion, un trouble-fête. Les journalistes pillent souvent ses thèmes et idées, comme les politiques mais le blogueur dérange aussi.

Il est donc très difficile d'être un blogueur et un membre du système médiatique, ou alors on devient une espèce de chimère blogo-médiatique, c'est à mon sens un hybride mi-casseur de système mi-employé par lui. Comme un espèce de conflit d'intérêt qui se mord la queue.
Je suis pour le métissage et la mixité, donc à-priori, ces chimères-là ne me dérangent guère. Guy Birenbaum n'est pas seul dans ce cas, il y a aussi Bruno Roger Petit, Christian Malard (il en a tenu plusieurs) etc... ou Rioufol, Zemmour... Rioufol et Zemmour, ce sont leurs idées que je n'aime pas. Mais ils sont dans le même cas de figure. Ils tiennent un blog mais ont une activité salariée dans ce domaine, et dans les médias.
Tiens, il y a aussi des politiques comme Romain Blachier, ou Jean-Luc Mélenchon, aussi...
Il faut donc séparer ce qui est du domaine du constat de ce qui est de l'affect.

Revenons à notre chimère médiatique qu'est le sujet de ce billet, l'ami Guy Birenbaum, dont la lecture de ses billets fait que je ne peux m'empêcher de le trouver cool et sympa. Aussi je comprends l'indulgence dont on fait preuve à son égard. Ce doit être un type bien, dans la vraie vie.

Il n'empêche.
Whaou, c'est dur d'exprimer ce que j'ai relevé dans une de ses dernières chroniques, que j'ai découverte grâce à Seb Musset, un blog que je suis régulièrement(relayé par Marc Vasseur), dont j'affectionne les analyses acides et souvent justes. Lui aussi est comme moi, j'ai l'impression, il a été charmé par je ne sais quel filtre ou sortilège au sujet de l'ami Guy.

Sur la Chronique d'Europe 1, Guy Birenbaum relaie ce qui lui semble significatif sur la blogosphère, celle dont on peut qualifier de zone d'influence des leftblogs en parlant de mes amis Jegou et Sarkofrance, entre autres.
Il dresse un constat de 2 minutes sur un sujet qui a du couter quelques heures bénévoles sur leur ordi de leur temps à mes confrères. C'est bien, me diriez-vous. C'est cool. Cela fait de la pub.
Ok mais pragmatiquement parlant, ces deux minutes qui parlent du boulot des autres, combien cela a-t-il rapporté à notre ami Guy Birenbaum? Il dresse, en plus, un constat sur un domaine dont il est partie prenante, ce qui n'a rien d'objectif. Or, le ton de sa chronique, un peu ironique, laisse penser le contraire.
Ne sommes-nous pas en plein dans un hiatus déontologique?
En se plaçant comme analyste de la blogosphère, enfin, d'une certains blogosphère, Guy se met en dehors d'une mouvance dont il est pourtant partie prenante...tout en étant rémunéré pour le faire...
Aie, et le pire est que j'ai l'impression de commettre un sacrilège en énonçant objectivement ces faits...
Pas de doute, Guy Birenbaum est un sorcier...

Bref, j'ai trouvé l'analyse moyenne.
Surtout que Nicolas et Juan ne sont pas payés par le gouvernement pour le soutenir, ni pour défendre Cahuzac, que Juan n'est pas l'incarnation ad vitam eternam de l'antisarkozysme primaire, que Nicolas critique le gouvernement quand il le juge nécessaire, après que Nicolas s'amuse du surnom "blogueur de gouvernement" et que ce soit pour certains un sujet d'auto-dérision, soit. Enfin, c'est mon sentiment et pas une analyse d'expert, d'ailleurs je veux bien être traitée d'andouille si mon sentiment n'est pas en adéquation avec la pensée de ces deux confrères, parce qu'il ne manquerait plus que cela, de faire la même impression de donneur de leçon, même sympathique, même ultra-sympathique que la chronique de Guy m'a faite.
Oh, il y a des choses assez justes dedans, c'est clair. Je vous invite donc, et à l'écouter, afin de vous faire une idée personnelle, et à lire périodiquement le blog de Guy Birenbaum, qui est très agréable, en plus.

Mais qui aime bien...

On a tellement parlé récemment de la mort des blogs que je voulais signaler les contradictions des médias, qui, non seulement incitent leurs journalistes à tenir des blogs mais en plus se nourrissent de la critique de ceux-ci, tout en oubliant combien c'est délicat d'être juge et partie même en étant très bien payé pour 2 minutes de chroniques sur une radio, fusse le chroniqueur une personne que j'aime beaucoup et à qui, si il me lit, j'envoie toutes mes amitiés et de gros bisous.

Et j'aimerais bien que Guy pense à inviter en guest star sur Europe 1 ceux-là même dont il cite les noms : l'original vaut largement la citation, si je puis m'exprimer ainsi. Alors, chiche? A quand une chronique conjointe jegoun/birenbaum le matin, par exemple, afin de rendre à César ce qui est à César? Même bénévolement, Nicolas n'est pas comme cela...
 

samedi 19 janvier 2013

20 janvier 2013 : regards de femmes(et le reste)

On va commencer par le reste, ensuite je parlerais de deux billets qui parlent de deux femmes qui m'ont touchée, ce matin.

Le reste, c'est Cohn-Bendit qui a, encore, été percutant en séance, au sujet de l'Europe qui ne suit pas la France dans cette guerre, qui ne sera pas éclair. Oui, on peut regretter cette précipitation, cette entrée en belligérance qui n'a pas été préparée, sans apprêts, dont on ne sait pas l'après, l'issue.

Car il est évident qu'on peut chasser les salafistes des places fortes, sécuriser la zone de Bamako, mais une fois ceci fait, ceux-ci pourront s'évaporer dans la nature et harceler les points militaires. On ne va pas quand même se retrouver au temps du colonialisme, où les légionnaires gardaient des forts, des bouts de sable, encerclés par les nomades, enfermés tandis que les autres, eux, circulaient...

L'Europe ne se mouille pas, laisse l'un des leurs dans une possible impasse. Pourtant, il faudrait des alliés pour pouvoir penser une solution politique, aider à reconstruire un État malien, appuyer des négociations, une éventuelle réconciliation nationale. Il est encore possible de rattraper les erreurs.

On peut me dire idéaliste, mais je reste persuadée que l'intégrisme nait de la souffrance, de la misère et se nourrit des injustices, surtout là-bas. Il se nourrit des frustrations. Une société saine ne développe pas d'intégrisme. 47% des maliens sont très pauvres. Combien pourront être tentés de rejoindre une cause en pensant qu'elle améliorera leur vie, même si la cause en question n'est ni démocratique, encore moins légitime...et canalise leur haine sur des boucs-émissaires qu'on appelle l'Occident, cette création américaine pour lier le sort de l'Europe aux USA...Les USA, d'ailleurs, qui ne veulent pas non plus aider plus la France qu'ils ne le font.

Quand le vin est tiré, il faut le boire : et personne en Europe ne semble vouloir aider la France dans ce sens. C'est lamentable. Je comprends la colère de Cohn-Bendit.

Voilà pour le reste.

Ce matin, deux billets m'ont interpellée.
Celui de Cycee m'a vraiment secouée. Elle parle de ce qu'elle a ressenti, face aux intégristes religieux de tout poil ici, en France, pas à 2000 kms de là.
 Le mariage pour tous n'est pas un simple drapeau qu'on agite pour être tolérant. Ce dossier implique aussi des hommes et des femmes qui revendiquent leur normalité, et le droit à la différence. Que des religieux s'arrogent le droit de juger, sous prétexte que le mariage serait d'obédience divine, l'homosexualité, qu'on devrait tolérer, que ce soit les catholiques ou les musulmans, cela me révulse. Que l'on claironne ensuite, partout, que la manifestation de dimanche dernier soit un succès, mais jusqu'où iront les médias?
On n'a pas à "tolérer" l'homosexualité. Rien, en plus, réellement, dans les textes religieux, n'écarte les homosexuels de la société qui serait voulue par Dieu. Que ce soit Boubaker ou Monseigneur XXIII, ils se mêlent de ce qui ne les regardent pas, soit de la sexualité des autres, qu'ils se mêlent de la leur, à eux.

Pourtant, on leur donne la parole, à ces intégristes, on la leur donne beaucoup trop, surtout d'ailleurs aux catholiques. Faut croire que ce sont "nos intégristes à nous", qu'ils sont "compatibles avec notre culture". Chacun les siens. Les Africains avaient des missionnaires, cela ne leur suffisait-il pas? Petite pique d'humour en passant, rien de bien méchant, à vrai dire, juste une réflexion désabusée.

Car je comprend que Cycee ait pu être blessée par les dires de certains de nos" bons intégristes", et je m'interroge. Oui, je m'interroge beaucoup en ce moment.  C'est facile de défendre le mariage pour tous quand on est une pasionaria caricaturale comme une des LGBT, ou une hétérosexuelle qui fait oeuvre de tolérance.
 Mais, merdre(!), je ne suis pas homosexuelle. Je n'ai jamais eu à me cacher de mes élans sentimentaux, je n'ai pas eu à supporter les jugements des bien-pensants sur mon orientation sexuelle, je n'ai pas eu à avoir des désirs naturels d'enfants et me demander comment faire, tricher ou abandonner, je n'ai jamais eu à espérer une loi qui me donnerait droit aux mêmes désirs, aspirations et bonheurs que les autres, parce que mon cœur ne m'a jamais fait tomber amoureuse d'une femme. Une certaine tranche de la société punit les autres par l'amour, le cœur, les sentiments. C'est dégueulasse.
Une fois, sur Twitter, on a eu cette réflexion,avec d'autres : le manque de cœur induit forcément un manque d'intelligence. L'empathie est une qualité qui se perd. Elle se perd, avec des valeurs autres, qui sont le respect, la tolérance, la vraie, pas celle de "la bonne conscience", celle qui ne juge pas.
Chaque fois que quelqu'un parle et qu'on ne prend pas le temps de l'écouter, car on est tellement persuadé de ce qu'on dit qu'on en oublie que l'autre pourrait avoir raison, qu'on puisse se tromper, chaque fois, l'empathie diminue, et l'esprit aussi, puisqu'il se ferme.
J'ai eu beaucoup de tristesse pour Cycee, ce matin. J'aimerais partager ce sentiment avec vous, mes lecteurs de Twitter, et d'ailleurs.
Aucun beau principe ne vaut de blesser injustement quelqu'un.

Un autre billet m'a interpellée ce matin, celui de Ruminances, sur une femme malienne, Amina. Un très beau billet.
Je vous invite à lire son témoignage, qui est juste, digne et assez lucide.
Elle craint les représailles de la Guerre sur son pays, surtout sur les femmes. Elle appelle à un soutien d'une démocratie en ruines, là où avant, on aurait pu espérer. Elle dit un peu la même chose que beaucoup, avec se mots à elle. Si le Mali ne se reconstruit pas, avec une économie pour nourrir sa population et une vraie démocratie, ce pays n'a pas d'issue.
Elle est malienne, on intervient pour elle, mais si cette guerre ne débouche pas sur une solution politique, elle n'aura été qu'un gentil prétexte,  une Mariam ou une Amina, avec son Mamadou ou pas, qu'on aura exhibé le temps de se donner bonne conscience.
C'est elle et son peuple qui subissent, et vont continuer à subir cette guerre, et ses obligatoires dégâts collatéraux. Pas nous, bien installés dans notre canapé, ou devant notre ordinateur. Qu'on soit attachés à cela pour de bons sentiments ou non, c'est un fait. Ce sont nos soldats et la population malienne qui paieront les pots cassés matériellement et physiquement parlant, pas nous.
En tout cas, c'est ce que je pense.


Le point commun entre ces deux femmes ? Elles se battent pour leurs principes et c'est leur vie qui est en jeu, l'une plus que l'autre, puisqu'elle est dans un pays devenu chaotique. Il y en a d'autres, mais je vous laisse libres d'en trouver vous-mêmes suivant votre logique et votre raisonnement, car il ne sert à rien d'imposer une vision si on parle de partage.


vendredi 11 janvier 2013

La charte éthique : mon avis provisoire et mon retrait du projet

En début de ce mois, une discussion a fleuri sur le net, à propos du respect de chacun, dans les blogs politiques, notamment, au sujet des commentaires et des discussions qui pouvaient être agressives, tourner aux règlements de compte et autres choses bien plus violentes...

J'ai parlé ici plusieurs fois du respect et il est entendu que l'on ne respecte que ce qui est respectable.

Gauche de Combat a proposé de relancer l'idée de Denis, c'est à dire de mettre en place une charte éthique, que les blogs intéressés s'y inscrivent, exprimant ainsi le fait qu'ils refusent le pugilat verbal et la mise à mort virtuelle comme manifestation de débat démocratique sur le web, ainsi que les  idées en contradiction avec nos lois, qui encadrent la publication des écrits depuis un moment. Nous y sommes, en tant que blogueurs, assujetis mais certains semblent l'oublier...

J'ai donc à cette occasion fait plus ample connaissance avec ces deux personnes, que je remercie de leur écoute et de leur urbanité. Je n'ai aucun contentieux avec eux. J'ai même participé aux discussions, à des fins d'éventuelle signature de l'élaboration de la charte, surtout que Denis a demandé notre avis et nos suggestions, afin d'en faire un texte collectif.

Cette charte n'est toujours pas écrite, à l'heure où je vous parle.

Il y a eu des oppositions, à celle-ci, de réelles oppositions de fond, d'autres bien plus contestables, certaines violentes et cela a créé une polémique, avec des personnes dont la démarche était plus contestable et trouble que d'autres.
Quoi qu'il en soit, on ne peut pas juger de quelque chose qui n'est qu'un projet.

J'ai fait part de mon expérience du web politique, où j'ai du affronter un harcèlement moral manifeste de la part de certains, pour moi le but principal n'était pas de faire contrôler mon contenu afin de l'estampiller éthique, mais de pouvoir créer un espace protégé des agressions violentes verbales ou entreprise de démolition des écrits et de la personne, déguisées en critiques politiques.
Si cela pouvait introduire un système de médiation indépendante, entre blogueurs de bonne foi qui pouvaient s'engueuler par articles interposés, sur la base de malentendus ou de propos jugés désagréables, cela aurait été bien afin de dés-enclencher des conflits inutiles.
J'ai suggéré aussi que l'on puisse s'engager à faire des retours sur les blogs qui vous mettaient dans leur blogroll, quels que soient leur taille, car je considère cela comme une marque d'amitié et de respect, j'ai été sur d'autres structures, j'ai remarqué que partout, sauf dans les blogs politiques, cela se faisait automatiquement comme un lien social aussi.
J'ai suggéré que cela soit élargi à tout blogueur républicain de droite comme de gauche.
J'ai suggéré qu'on ne se tienne qu'à la loi concernant nos engagements, puisqu'elle est bien faite, c'est son application qui a du mal à se faire.
J'ai demandé à ce qu'on abolisse les sanctions prévues dans le projet initial, la commission qui statuerait sur les agissements des blogueurs, car un engagement éthique est par définition quelque chose qu'on ne peut exercer sous la contrainte. Les moyens de coercition sont incompatibles avec la démarche qui met en avant le respect des autres.

Denis m'a écouté, il m'a dit néanmoins que plusieurs autres suggestions lui étaient parvenues et que tout le monde avait des idées qui lui tenaient à coeur.

J'ai donc vu dans un fil de discussion de mail commun, les propositions d'un journaliste local, L., qui voulait participer à la charte, qui appuie un système de commission, le fait que les signataires, en adhérant, donnent explicitement un droit de contrôle sur leurs écrits par la commission qui serait composée de membres tirés au sort. Impossible de discuter sur ce point avec lui. Il semblerait que c'est le point presque le plus important de la charte pour lui, puisqu'il craint que nous finissions par être nombreux et incapables de nous discipliner, créant un effet de meute...Dans les mails, L. explique que l'on peut parler de l'avancée des discussions, sur le net, c'est pour cela que j'écris ce billet.

Je suis indépendante, le blog est l'expression de ma liberté de pensée, comme tant d'autres, qui ne franchissent pas tous la ligne rouge...Penser qu'on puisse un jour être coupables en préjugeant de la volonté d'éthique des gens me semble curieux, vraiment curieux. Il doit avoir de bonnes raisons qui m'échappent, sans doute.

Bab, dans la discussion, a aussi des points de discordances, il pense que la démocratie directe est le meilleur système, et ne comprend pas trop non plus le système de commission, d'après ce que j'ai compris. Bab continue le projet cependant. J'espère qu'il fera entendre ses vues.

Par contre, il est évident pour moi que ma notion d'éthique est incompatible avec celle de ce journaliste. Une éthique, c'est comme des principes, c'est une éducation, et chacun a la sienne il est vrai.
Je trouve dangereux de prévoir des sanctions afin de faire respecter l'éthique.
C'est contre-productif et bien trop dans l'air du temps qui fait que certains ne roulent pas comme des fous, non pas parce qu'ils ont conscience qu'en roulant  trop vite, on  met des vies en dangers, à commencer par celle des autres, mais parce qu'ils ont peur du gendarme. Je n'ai jamais  fonctionné comme cela.

Je ne crois pas non plus à ce que L.  m'a suggéré: soit que les gens doivent subir des agressions sur le net, et que si celles-ci sont trop graves, doivent mettre en branle l'arsenal judiciaire et policier.  Si la charte n'agit pas comme une protection, un pare-feu, avec la notion de solidarité mutuelle, elle n'a en plus guère d'intérêt.

Je vois que je peux discuter avec tous, mais pas avec L .

Ma position est la suivante: comme la charte qui se dessine, ne correspond pas à mes vues, je ne regrette pas d'avoir participé au projet mais je dois m'en aller, tant que cette personne, je ne lui en veux pas, reste dans cette élaboration.
J'ai au moins participé à une belle idée, cela m'a permis de mieux connaitre Denis et GdC, ainsi que d'autres personnes très intéressantes, de tirer un bilan de cette expérience, de mieux connaitre le harcèlement numérique, le cyberbuyilling, dont je parlerai prochainement, d'ailleurs et de me rendre compte encore plus des difficultés de faire naitre et concrétiser les belles idées.

Je souhaite néanmoins le meilleur pour cette charte et qu'elle satisfasse son objectif, je souhaite même me tromper au sujet de mes craintes.


mercredi 2 janvier 2013

2013, année du respect ?

Je ne sais pourquoi ce billet de Nicolas me plonge dans la perplexité. Bien sûr, je suis d'accord sur le fond. Je n'ai cessé de le dire et de le prouver. 89 de mes billets parlent du respect. Le respect, c'est sacré, c'est même une des notions fondamentales qui ont bâties mes principes.

Jamais je ne dirai du mal gratuitement des personnes, il m'arrive de manier l'humour et d'attaquer des personnes publiques mais ce qu'elles font de leur vie m'indiffèrent. Je me rappelle même avoir fait des billets dans ce sens à de nombreuses reprises.

Mais voilà...certaines personnes confondent trop souvent politesse mielleuse et hypocrisie bien déguisée sous des paroles apparemment courtoises, avec le respect. Ce n'est pas la même chose: qu'on essaie de persifler de manière polie en enrobant cela de manière châtiée, je trouve cela encore pire que de me faire insulter en face, façon de parler, car beaucoup ne sont pas capable de dire publiquement et physiquement ce qu'ils sortent dans leurs blogs à l'écrit.

De plus, il y a du monde lorsqu'il s'agit de condamner, ça, il y a pléthore mais cela se termine très souvent par "lui, eux, elle, mais pas moi". L'auto-critique n'est pas le fort de tout le monde, y compris ceux qui peuvent accuser les autres de tous les maux, en général...

J'ai donc lu le billet, en étant sur le principe d'accord mais n'ai pas commenté. Cela m'arrive de plus en plus. Car justement, je crains le manque de respect de mes opinions, pas de la part de Nicolas ou d'autres blogueurs et blogueuses que j'apprécie, non, de la part de certains commentateurs, qui jurent d'ailleurs leurs grands dieux qu'ils souffrent eux-même de manque de respect voire de dédain ou de mépris de ma part...Cela limite les champs d'action...Et je ne cherche pas les polémiques à tout crin. Et puis, au fond, ce que certains disent ou pensent, c'est vrai que je m'en fiche un peu, vu le peu de cas du respect dont ils font preuve à l'égard de ma personne, et pourtant ce n'est pas la volonté de les ignorer qui m'a manquée récemment.

Oui, c'est vrai, quand on me traite, encore!, de folle et d’illettrée, dans des billets sensés me ridiculiser comme une moins que rien que je serais(lien en MP sur demande), et qu'on vient faire son cinéma ensuite chez moi, dans mon blog....qu'est-ce que parler de respect à ces gens-là veut dire? pas grand chose, on le voit aisément.

Quand je reçois des commentaires qui disent que je suis la risée d'Internet, et même  mes amis du web le penseraient tous,  en persiflant, et cherchant de cette manière, que je m'embrouille ainsi, avec eux....On voit bien que le respect, ils ne savent pas l'écrire et combien est comique ainsi la critique à mon égard de ne pas savoir écrire une phrase, juste une phrase, sans la truffer de fautes d'orthographe et de syntaxe...

Combien est-ce pitoyable de parler de respect...à ces gens-là.
Quand je lis dans un commentaire que je serais sous la coupe d'un arabe manipulateur, bien plus intelligent que moi, pauvre décérébrée, et que je ne serais qu'une petite bourgeoise paumée, qui n'existerait pas, sans cet arabe qui me tiendrait en laisse.
Il y a du mal, là...
A ce propos, notez l'incohérence du propos : cette personne ne supporte pas ce qui serait arabe ou musulman de près ou de loin mais attribue à cet arabe imaginaire toutes les qualités que je pourrais avoir....
Du respect? Comment en avoir, après ce genre d'élucubrations...du mépris, du dédain...peut-être...parce que si il y a une chose qui me révulse comme le manque de respect, c'est la pauvreté intellectuelle et humaine, le peu de principes humains, la bassesse des arguments qui ne traduisent qu'un égocentrisme forcené et qu'un égoïsme patenté. Il en faut, pour se croire supérieur aux autres à ce point. Et le fait qu'on puisse être urbain et policé dans la vie réelle n'est qu'une marque de lâcheté de plus...j'arrête car je risque d'être très désagréable.

Le respect, cela se gagne, cela se mérite, au même titre que la confiance. Et c'est fragile, très fragile.

Pour revenir à l'importance du respect, il se juge aussi à ceux qui vous entourent.Pas un entourage comme une Cour, non, ceux qui sont vos vrais amis, sans qu'il n'y ait rien à gagner, sauf de l'amitié et de la chaleur humaine.

Autrefois, en politique, il n'y a pas si longtemps, avant Nicolas Sarkozy, avant Le Pen, il y avait un respect automatique entre adversaires, une barrière à ne pas franchir.

Dans les blogs politiques, je suis d'accord avec Nicolas, il serait bon de réintroduire cette notion: adversaires, oui, mais pas ennemis, doit-on dire de ceux qui ne partagent pas nos opinions de manière diamétralement opposées. Adversaires, oui, mais pas nuisibles: dans ce cas-là, on ignore, on efface, on nettoie. On modère les commentaires, par exemple.

Je ne suis pas adepte de la non-violence totale. Si on me manque de respect, je n'ai aucune raison de respecter la personne en face, d'autant plus qu'on m'a élevée, que j'ai grandi dans des principes d'éducation et de réel savoir-vivre, que j'ai choisi d'avoir une certaine tenue.
Mais cette éducation ne se limite pas à formuler de belles phrases et à employer des tournures ampoulées.
Car, je le répète, qu'est-ce qui fait le plus mal? Insulter quelqu'un de manière crue ou essayer de le harceler en employant des tournures que l'on pense la marque de quelqu'un de "bien élevé"?

Le respect...Autant il est pour moi un présupposé, un prélude à toute rencontre, autant il est précieux car il est fragile, ce respect mutuel.
Que 2013 soit l'année du respect? j'en doute sérieusement mais je l'espère. Seulement, il faudrait qu'on se pose un peu plus la question suivante:

Je veux du respect, c'est bien, mais que fais-je, quels actes j'accomplis, afin d'être respectable, digne de respect? Cela est en mon sens la vraie bonne question. Ce n'est jamais ce qu'on dit qui est important. C'est ce que les autres perçoivent, et comment ils le perçoivent.     

 

jeudi 27 décembre 2012

Rétrospective : France



La fameuse semaine de la rétrospective...entre Noël et le jour de l'an, cette dernière semaine de 2012, la trêve des confiseurs...

Je vois que Juan a fait plusieurs billets sur le sujet. Notez que pour lui, c'est assez aisé. Il a manié le sujet depuis 5 ans, semaine après mois, après années...pour moi, c'est nouveau. J'ai toujours apprécié le mélange de l'actualité avec les sujets de fond, de réflexion. Quoi que cela m'arrange bien, car quand les news ne sont pas passionnantes, il me suffit de penser à certains thèmes et je trouve des idées de billet.
Revenons donc de ces digressions afin de voir ce qui m'a marqué en France en 2012:
En fait, oui, il y a un évènement qui m'a vraiment marqué en politique: cette campagne présidentielle.
Le Discours du Bourget a été un grand moment car j'ai su à ce moment que François Hollande pouvait battre Nicolas Sarkozy. J'en avais marre qu'un président français puisse être aussi lamentable, aussi populiste, aussi peu respectable dans ses actes et ses pensées...un fait divers, une loi...la viande casher et hallal...Guéant et ses civilisations... pas un jour sans voir sa tête...j'en avais assez d'avoir honte, de me faire conspuer gentiment lors de mes conversations car on me plaignait d'avoir un président aussiridicule...et les avis ne venaient pas d'étrangers sans papiers mais de personnes bien placées dans le milieu international, des gens bien comme il faut, comme on dit.
Ceci a été fait.
Je crois ,grâce à cela, je peux me regarder dans une glace et être contente de l'image que la France renvoie. Certes, ce n'est pas encore la meilleure mais c'est mieux. C'est vraiment mieux. Et j'y ai contribué modestement, au même titre que tous les anonymes et les autres que j'ai appris à connaître et à apprécier.

Et pourtant, entre temps, il y a eu Merah et cette folie meurtrière qui a emporté certains des nôtres: militaires, enfants d'écoles, hommes, petite fille, chrétiens, musulman, juifs, arabes.... Ce qui aurait du nous rassembler, on a essayé de s'en servir pour nous diviser encore. C'est assez abject, d'ailleurs: mettre des victimes plus que d'autres en avant...Ne voir que le côté "terroriste" de l'évènement sans que la société se remette en question...comment en est-on arrivé là...et puis, il y a eu les questions, les ombres du dossier...ce qu'on ne nous a pas dit et ce qui fait qu'on a encore l'impression qu'on nous cache quelque chose.
L'affaire Merah sordidement récupérée plus tard par un Netanyahu en campagne...qui crache sur la France en sous-entendant que nos compatriotes juifs ne sont pas en sécurité ici, chez eux...un des faux-pas de François Hollande...

Que dire de cette année 2012 encore, en France?

La décomposition de l'UMP, la guerre des chefs, Sarkozy partant, laissant en ruine un parti qu'il avait détourné et tout subordonné à sa grandeur. Mais il n'y avait plus de chef à soutenir, les idées étant parties depuis longtemps...

Et la prise de conscience des médias sur la viralité des extrêmes-droites...Le Monde publie son analyse annuelle de la blogosphère, merci Nicolas pour l'info, et nous sort une tartine sur les nationalistes et leur progression...quelle nouvelle! Pourtant, les médias depuis des mois, voire des années, entretiennent des rapports très étranges sur le sujet...A ce propos, j'ai consacré un passage du "Soleil se couche à l'Ouest" à ce sujet. Le chapitre s'appelle "Des discours irradiant sur la sphère politique et citoyenne" .

Sur Internet, on a vu les comportements erratiques et sauvagement dépourvus de savoir-vivre se multiplier.
Les trolls, oui, mais pas seulement...Les trolls, c'est presque gentil, pour certains spécimens.
J'ai une explication très simple, au sujet des prises de bec qu'on a tous pu avoir, ou des campagnes de dénigrement et de harcèlement dont on peut être victime.
Internet agit comme une désinhibition  pour les esprits faibles.
Nous ne sommes pas tous encore adaptés à ce moyen de communication. Les barrières de l'éducation ou de la peur (pour certains), ne sont pas là. La communication sur le web peut être brutale et s'emballer vite, même pour des personnes normales.

En général, lorsque c'est du domaine de la normalité, cela se limite à une espèce de chamaillerie à distance, mais sans que les mots aillent bien loin, sans qu'on puisse vraiment dire que cette querelle dépasse les limites du supportable. Les malentendus se dissipent vite aussi.

 Alors que, pour des gens frustrés, qui peuvent exprimer ainsi leurs frustrations sans risque, la catharsis, la cure, la psychothérapie, ce sont nous qui la payons...Quel est donc l'intérêt pour des gens normaux de crier et déblatérer leur haine de l'autre...vaste étude, qui est comme un abîme sans fond et marque encore des disfonctionnements...car cela touche par rebond toute la société et cela l'empoisonne.

Sans doute dans quelques années, nous aurons muris et saurons utiliser Internet sans déborder sur la bulle de l'autre, et nous saurons comment juguler et isoler les porteurs de haine.

Car il y a un autre aspect de 2012 en France qui m'a aussi marqué, à ce sujet. La multiplication des tentatives de contrôle du web, et leurs résistances.
A ce propos, un texte proposé pour museler ou contrôler le web au niveau international a été rejeté par la France par la voix de Fleur Pellerin...cela est passé complètement inaperçu, dans la blogosphère, ou presque.  
On parle de plus en plus de la tentative des prohibitions qui guettent notre société: cela va être, je pense, encore dans l'actualité. J'en ai fait un chapitre dans mon livre, intitulé prohibition et tabou : l’oblitération du fonctionnement social , qui décrypte simplement cette tentation malsaine, qui vient trop souvent sur le devant de la scène.
A ce sujet, il ne faudrait pas refaire les erreurs du passé: interdire plutôt que prévenir. Car nous sommes en cette fin de 2012, et au début de 2013, à un tournant de notre civilisation, nous devons opérer des mutations afin de nous adapter à la nouvelle définition et configuration du monde, et cela ne signifie pas renier nos racines, notre origine, simplement revenir aux fondamentaux, lorsque nous n'étions qu'un peuple qui voulait l'harmonie entre tous, une nation composée de l'union de régions, avec des citoyens, tous égaux et fraternels...

Si je pouvais faire un voeu pour 2013, ce serait celui-là : nous rendre compte que nous sommes une petite partie du Monde, pas la plus grande mais une petite partie qui compte, non pas par un passé belliqueux colonial mais par la valeur de ses hommes...les personnes célèbres comme les anonymes. Ce sont les anonymes qui ont faits l'Histoire car un grand homme n'est rien sans ceux qui le soutiennent et nous tous avons ce pouvoir de choisir une meilleure voie.
Alors pourquoi pas?  
    

 


Contributeurs

Citoyen Reporter

Palestine Libre Nouvelles

Rappel de la loi

Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

La balise magique des liens en commentaires


Un bon truc afin de mettre des liens cliquables dans les commentaires: Vous mettez votre "lien" là où c'est indiqué et vous ajouté le texte qui l'illustre à la place de MOTS
http://www.commentcamarche.net/contents/496-les-liens-hypertextes

Pour me laisser un message par mail

About Me

Sites de référence

Compteur visites depuis le1/5/2012, mis en place le 10/6/2012

Compteur Global

scoop it

Nombre total de pages vues

Notre Devise Originelle

Notre Devise Originelle
A méditer