Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

Translate

Affichage des articles dont le libellé est littérature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature. Afficher tous les articles

mercredi 27 février 2013

Hessel ne mourra jamais vraiment

Il est décédé cette nuit, Stephane Hessel, à l'âge de 95 ans.
C'est assez curieux de parler de lui au passé. Cet homme, qui a décidé au crépuscule de sa vie, de s'indigner et de s'engager, comme deux de ses livres le titrent, paraissait avoir vaincu la fatalité de l'âge. Le corps était vieux mais les paroles et le regard avaient une insolence et une vigueur incroyable.
Il en a essuyé des critiques et des salissures de toute sorte. Certains se sont acharnés sur lui.
C'est ce qu'est un sage, même vieux, il sait se montrer fougueux et non-conformiste et dérangeant pour les "gens bien comme il faut".

adresse de l'image sur ce site dédié à Noam Chomsky

Son petit livre "Indignez-vous" a pourtant changé quelque chose au niveau mondial et il reste encore cruellement d'actualité.
Je ne peux que vous recommander la lecture de ses ouvrages.
Si l'homme s'en est allé, sa pensée reste.
C'est la raison pour laquelle on ne peut vraiment faire une homélie ou un hommage funèbre de Stephane Hessel, c'est presque incongru.

Je vous laisse avec la  belle biographie trouvée sur lavenir.net de cet homme d'exception, qui ne mourra jamais vraiment, en tout cas pour moi et de nombreuses personnes dans le monde...Un dossier complet lui est consacré sur ce site, à découvrir:
adresse de l'image

PORTRAIT: Un humaniste engagé et "indigné"
 
Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, Stéphane Hessel, a mené une grande carrière de diplomate atypique et a connu une immense notoriété il y a deux ans, avec le succès phénoménal de son petit livre "Indignez-vous!".
Au fil des ans, il a alterné les fonctions à l'ONU, concernant l'aide au développement, et des postes dans la haute fonction publique française touchant à la coopération.
Ancien membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (1992-2005), il était resté très actif après sa retraite en 1983, notamment médiateur pour les sans-papiers en 1996-1997.
Arrivé en France à 7 ans, Stéphane Hessel était le fils de Franz et Helen Hessel, née Grund, qui inspireront, avec l'écrivain Henri-Pierre Roché, le trio "Jules et Jim" porté à l'écran par François Truffaut.
Naturalisé français en 1937, normalien, diplômé d'études supérieures de philosophie, il est mobilisé en 1939 et rejoint les Forces françaises libres en 1941. Arrêté par la Gestapo, il est déporté en 1944 à Buchenwald.
A la Libération, il entame une carrière diplomatique comme détaché au secrétariat général de l'ONU (1946-1951). Il participe, au côté de René Cassin, à l'élaboration de la Déclaration universelle des Droits de l'homme, sans en être rédacteur.
Il est ensuite notamment conseiller au cabinet de Mendès-France (1954-1955), premier conseiller à Saïgon (Vietnam) (1955-1957), conseiller puis chef de la mission culturelle et universitaire à Alger (1964-1968).
En 1975, alors conseiller du ministre de la Coopération, il échoue dans sa mission pour faire libérer Françoise Claustre, otage au Tchad.
Nommé président de l'Office national pour la promotion culturelle des immigrés, il est ensuite représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations-Unies en 1977.
De 1981 à 1983, il est délégué interministériel pour les questions de coopération et d'aide au développement.
Stéphane Hessel a aussi été membre de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (1982-1985), membre du Haut conseil à l'intégration (1990-1994) et du Haut-Conseil de la coopération internationale (1999-2003).
Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-45, Rosette de la Résistance, il a publié "Danse avec le siècle" (1997), "Dix pas dans le nouveau siècle" (2002), "Citoyen sans frontières" (2008), "Le Chemin de l'espérance" avec Edgar Morin (2011), "Engagez-vous" (2011), livre d'entretiens avec Gilles Vanderpooten.
En mai 2011, Stéphane Hessel a été fait citoyen d'honneur de la Ville de Bruxelles en reconnaissance pour son action internationale pour la paix et les libertés. "La ville de Bruxelles vous félicite pour être passé par la résistance, la volonté de combat, le choix de sortir des camps et surtout d'être un homme d'action. C'est parce que l'on agit que l'on peut effectivement changer le cours de l'histoire", avait alors souligné Freddy Thielemans, bourgmestre de la Ville de Bruxelles.
En 2012, Stéphane Hessel et Albert Jacquard ont conjugué leurs voix pour lancer un appel contre l'arme atomique dans "Exigez ! Un désarmement nucléaire total".
Mais c'est son manifeste "Indignez-vous!" (Indigène), vendu depuis octobre 2010 à quelque 4 millions d'exemplaires dans le monde, qui en a fait une célébrité. Et le terme d'"indignés" a été repris par les manifestants, notamment en France, en Espagne et en Grèce.


Image d'en-tête issue de ce site.

jeudi 21 février 2013

Le #NOBS cochonne sa une, qu'en pensez-vous?

C'est la grosse polémique du jour: Le Nouvel Observateur fait sa une sur le livre d'une écrivaine, philosophe, chroniqueuse, ou journaliste,en fait on ne sait pas ce qu'elle est exactement, à part qu'elle aurait fait une bombe littéraire, selon le Nobs, enfin celui qui a décidé de la Une.
DSK est furieux, Anne Sinclair veut porter plainte.

 Marcella Iacub, l'auteure, traite DSK de cochon, d'animal, de personnes privée infecte, et son ex-femme serait une manipulatrice, Elle admet avoir été séduite par le gros porc," l'artiste des égouts...."

Moi, je m'interroge souvent  sur le fait de prendre un sujet vendeur et trash, et de se faire du blé sur le dos d'une personne, fut-elle abjecte ou non...
Il aurait été tellement mieux de traiter le sujet avec un pseudo...

Est-ce le rôle du Nouvel Observateur, de relayer ça?
Le livre est-il un réel chef-d'oeuvre?
N'il y a-t-il pas des sujets plus importants, à mettre en une?

Je pose la question à Juan et Nicolas, tiens, on est dans l'ambiance tags, en ce moment.

lundi 28 janvier 2013

Qu'on est loin de Barbarella

En 1962, Jean-Claude Forest créé Barbarella, cette bande-dessinée futuriste et décalée qui met en scène une héroïne principale, Barbarella, blonde, sacrément dévêtue et qui mène sa vie, y compris sexuelle, comme elle l'entend, bien qu'elle se retrouve piégée à certains moments, soit par ses pulsions sexuelles, soit par le fait de tomber amoureuse.

Barbarella a été censurée, bien qu'il n'y ait rien de pornographique dans les dessins et les dialogues. Barbarella aborde des thèmes quand même assez tabous pour l'époque : la sexualité avec des machines, l'homosexualité, les drogues, les relations d'amour libre, et d'autres, bref, des sujets polémiques mais bien représentatifs de l'époque.

Vadim en a fait une adaptation un peu light et poussiéreuse, ne mettant en évidence que certains types de relations évoqués dans Barbarella, notamment la passivité que l'héroïne peut éprouver quand il s'agit de certaines configurations sexuelles et affectives, mais ce n'est pas le sujet ici.


Nous sommes en 2013, 51 ans après la naissance de Barbarella.
Que reste-t-il de cette héroïne féminine, qui fut à l'époque montrée en exemple comme une héroïne féministe? Je pense que le mieux est de s'imaginer un homme qui concevrait  une femme comme Barbarella , de nos jour.

Cet homme serait attaqué car il oserait mettre en scène une femme dans des tenues indécentes pour le bien-être vicieux des hommes prédateurs. On ne retiendrait que le côté prédateur de ceux que peut rencontrer l'héroïne, et leur domination inacceptable de cette femme qui serait décrite comme réduite à un simple objet de fantasme. On accuserait l'auteur de tous les maux...je vous laisse imaginer.

Barbarella a pourtant été un symbole de la libération féminine, en son temps.
Je me demande ce qu'on est en train de faire de cette libération, entre les machistes et les puritains, les normatifs et les régressifs sociaux...


liens pour approfondir:
http://hyperbate.fr/dernier/?p=8659
http://www.substance-m.net/2009/02/25/musique-et-cinema-1-barbarella/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbarella
http://blog.belial.fr/post/2012/03/21/Barbarella
http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2012/03/04/23674563.html

vendredi 2 novembre 2012

L'Ami Fritz: tolérance, histoire et vigilance

C'est un livre du XIXème siècle que j'ai lu étant enfant et qui est extrêmement désuet. Pourtant, d'un autre côté, il est encore très moderne.
L'Ami Fritz, d'Erckmann-Chatrian, l'action se passant dans l'Alsace occupée, prône la tolérance et l'amitié entre les religions, et met l'accent sur la  bonne harmonie des communautés.
Fritz est un jeune notable qui se réfugie fréquemment chez le meilleur ami de son père, un Rebbe Yiddish, qui lui prodigue conseils et philosophie.
Fritz tombe amoureux de Sûzel, une jeune anabaptiste dont la famille est sans le sou.
Ainsi, pour le mariage, le vieux juif donne une partie de ses biens pour que la jeune fille puisse se marier
La femme du Rebbe porte le fichu yiddish et la jeune Sûzel ne sort pas sans sa coiffe d'anabaptiste.
Les jeunes amoureux dansent sur la musique du bohémien juif Iosef.
Le pasteur et le Rebbe s'associent au mariage que tout le village célèbre dans la joie, ensemble.

Cet hymne à la tolérance et à l'amitié entre les religions n'a rien changé. Le siècle suivant a donné les évènements que l'on sait.

De nos jours, la culture yiddish s'est dispersée : certains ont immigrés dans l'Europe entière, les israéliens se sont servis de cette langue qui mêlait allemand, dialectes et hébreu, ancien afin de créer l'hébreu moderne.
Un de mes amis se plaignait de la disparition de ce courant juif purement européen, qui a été un des plus prolifique en matière de culture, un des plus touchés par la Shoah...

L'ami Fritz n'est pas un monument de littérature mais il peut au moins nous apprendre à être modeste vis-à-vis de nos anciens, ne pas les sous-estimer et ne pas être moins vigilant au sujet des dérives d'ostracisation que peut comporter notre société.  

Depuis quelques années, on célèbre à nouveau le souvenir du mariage de Fritz et Sûzel en Alsace, comme faisant partie intégrante de la culture alsacienne...
A méditer, pour plusieurs raisons...       

jeudi 6 septembre 2012

De la pédophilie excusée par l'inceste

Inceste: le mot est lâché à la une de Libération et dans une discussion du midi à Canal Plus.
C'est à l'occasion du livre de Christine Angot, qui publie une histoire si ordinaire pourtant dans Une semaine en Vacances. Le livre fait polémique, parce qu'il y a du sexe dedans, du sexe violent, parfois insoutenable, la jeune fille du roman est une enfant livrée à un monstre.
Je ne l'ai pas encore lu, mais je le ferai sans doute. Angot est une romancière honnête, ce n'est pas du grand style, mais l'écrivain magnifique et ultime qui écrit un chef-d’œuvre, pour moi, depuis Tournier, en France, je le cherche encore. Question de jugement de valeurs personnelles, je préfère les écrivains étrangers américains, arabes et asiatiques.

Angot est cependant quelqu'un qui est agréable à lire.
Mais on se déchaine contre son livre...Autant que pour Millet, qui lui, selon moi, écrit comme un sombre crétin, avec des idées qui pour le coup, sont franchement dégueulasses. Et qu'on ne vienne pas me dire que la littérature, comme le domaine du comique, tiens, excuse tout. C'est comme Renaud Camus : un torchon illisible avec des idées inacceptables, une double imposture, qui fait presque passer BHL pour un écrivain, c'est dire...

Bref, Angot a raison de faire un livre qui se veut sans concession: parce que l'inceste pratiqué par une personne ayant autorité sur un mineur en état de faiblesse ne peut pas être conté comme une jolie tranche de vie. C'est de la pédophilie aggravée. Point. On n'a pas à censurer des scènes pour faire esthétique.

Il y a quelques années en arrière, je suis tombée par hasard sur un livre qui avait quand même eu le Prix Renaudot et dont l'auteur a un style effectivement très bon, le roman est de bonne facture littérairement parlant.
Cela s'appelle Isabelle ou l'Arrière-Saison, de Jean Freustié: le titre est poétique, c'est clair.
Mais cela s'arrête-là: ce truc est un torchon idéologique malsain. Cela raconte l'histoire d'un type de 45 ans tombant amoureux de sa fille (qu'il ne connait pas(!) l'auteur est bien sûr hypocrite...on est pas à cela prêt), et tout le long la gamine de 15 ans (et pas 17 comme on voit sur les résumés), joue une espèce de séduction dont le brave gars de père est victime...à vomir...puisque l'auteur joue sur la fameuse légende de l'allumeuse...vous savez, celle qu'on nous sort pour justifier le viol...bien sexiste avec ça...
Le père se "guérit" en se tapant la copine du même âge.

Et bien, ce torchon infect ne semble pas avoir traumatisé grand monde à l'époque, si jamais vous vous rappelez d'un quelconque parfum de scandale, faites-moi signe.

Pour dire en conclusion: l'inceste perpétré par un père, un oncle dans le cadre familial sur toute jeune fille ou jeune garçon qui est censé être dans un milieu protecteur, ce n'est pas un beau roman, ni une belle histoire à traiter sur un ton badin littéraire, c'est une saleté de pédophilie qui se déguise, point barre.
La seule erreur de Angot, il me semble, c'est de ne pas avoir tapé plus fort. Le mot inceste nuit au thème du roman et met un voile pudique  mal placé qui permet à certains d'être choqués. C'est de la pédophilie sordide et dégoutante, même si la gamine  est formée car elle n'est pas responsable du regard salace et tordu qu'un type comme Jean Freustié a posé, en se cachant à travers l'excuse de la littérature. Il faut arrêter de faire de l'inceste un tabou. C'est un acte répréhensible, point barre, qui appartient à l'abus sexuel le plus condamnable.

Liens sur le sujet:

Pédophilie et insultes justifiées par la littérature

L'éphébophilie n'a aucune existence en droit français

Contributeurs

Citoyen Reporter

Palestine Libre Nouvelles

Rappel de la loi

Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

La balise magique des liens en commentaires


Un bon truc afin de mettre des liens cliquables dans les commentaires: Vous mettez votre "lien" là où c'est indiqué et vous ajouté le texte qui l'illustre à la place de MOTS
http://www.commentcamarche.net/contents/496-les-liens-hypertextes

Pour me laisser un message par mail

About Me

Sites de référence

Compteur visites depuis le1/5/2012, mis en place le 10/6/2012

Compteur Global

scoop it

Nombre total de pages vues

Notre Devise Originelle

Notre Devise Originelle
A méditer