Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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samedi 2 avril 2016

Les nègres du colonialisme culturel dans le racisme actuel: l'exemple d'Ady et Bamboula

C’était un livre que j'avais pioché dans la grande bibliothèque de mon père , hérité de la famille, un joli livre intitulé:

Ady et Bamboula

Ady, c'était la fille du propriétaire, une jolie frimousse blonde ou brune selon les illustrations, à la peau bien blanche, bien mignonne, intelligente et bonne, vu qu'elle se préoccupait du sort des serviteurs du domaine, et Bamboula, c'était le Négrillon, qui parlait petit nègwe dans le texte. D'ailleurs, tous les "nègres" dans ce livre à tendance historique d'une période coloniale, parlaient comme cela: Oui, Missié, je souis cléole, oui, Missié, bien Missié.
Bien entendu,Bamboula, il était bête et se salissait tellement qu'on devait le frictionner à l'eau de cologne.
Bien entendu, Bamboula, c'était le fils d'un des serviteurs du domaine, oh, il y avait pas d'esclaves mais vu l'époque où ce livre était sensé se passer, fin XIXème, début XXème, c'était tout comme.
 Il servait de gentille compagnie divertissante à Ady.
Déjà, appeler un enfant "Bamboula", c'était bien ciblé.

Le livre date de 1952 et on en trouve encore des exemplaires sur Ebay, Amazon et autres FNAC.
Juste en pleine période de début de décolonisation, mais il se passe dans les îles, en Guadeloupe, ou Martinique:
J'avais 7 ans et j'y ai pas vu de mal. C'est plus tard que j'ai compris.
.Enfants des îles: il y avait la belle Ady et le négrillon empoté Bamboula, l'une étant supérieure à l'autre et on éduquait les enfants de la bonne société( et on continue à le faire) à accepter cette hiérarchie, on parlait de nègre, n'en déplaise à Madame Rossignol et ses fans, bien après l'esclavagisme.
 
C'est bien le souci: on enseigne le racisme comme normalité à des gosses, qui plus tard, trouvent naturel de parler de nègre à la télévision, terme employé bien après l'esclavage pour bien démontrer la supériorité du vrai Créole Blanc sur les descendants d'Africains Antillais, la date faisant foi sur ce livre et sur sans doute bien d'autres ouvrages de la sorte.


C'est bien le souci.
Ce n'est pas le raciste avéré, assumé, qui est dangereux mais celui qui l'est tout autant mais qui refuse de l'assumer, ce mec ou cette nana qui se dit de gauche, progressiste, ou de droite,  réac, on s'en fout, mais qui , tout en proférant et diffusant des idées racistes, sans s'en rendre compte, revendique la chasse aux idées du FN.
Celui qui ne voit pas que comparer des femmes musulmanes qui se voilent à un des plus grands crimes contre l'humanité est une abjection totale. Mettez cette phrase en disant femmes juives et en comparant aux Kapos des camps de concentration, juste pour voir ce que ça ferait comme idée.
Celui qui ne voit pas que dire "franco-musulman",  "franco-juif", comme si c'était la même chose qu'un binational, franco-allemand, participe bien d'un apartheid social terrible.
Tout ceci en étant la fondatrice de SOS Racisme.
Car, si Marine le Pen, ou Dieudonné ou même Renaud Camus avaient sorti les mêmes choses, idées, paroles, si des blogueurs de la réacosphère, comme ils se nomment, avaient sorti la même chose, les mêmes" progressistes" leur auraient pourri la tête en se levant contre eux vent debout.
Or, une Laurence Rossignol sort ça et même si on la morigène gentiment, on lui tape sur l'épaule en lui disant, quand même hein, la bévue, c'est maladroit, mais le reste, qui est tout aussi abject selon moi, le reste, on la soutient.
Pourtant on n'accepte pas le quart  de la part des racistes avérés qui s'assument.

Vous pouvez faire changer d'avis un raciste sur certains points car il sait ce qu'il est. Essayez de faire changer d'avis un mec qui suinte le racisme culturel et éducatif, dès qu'il s'agit d'une certaine religion, d'un certain génotype, ou autre, vu que ce type oblitère complètement , c'est à dire qu'il refuse d'assumer son mépris d'un autre qui ne lui plait pas, pour X raisons, souvent culturelles ou politiques, ça, il faudra vous lever très tôt.
Un mec comme ça, ça change pas d'avis.
Et c'est bien ce qui gangrène notre société. Ce flou des valeurs, des idées, des principes.
Car lui, il se dit tolérant, le raciste qui s'ignore, il tolère la différence, comme si les autres n'avaient de valeur que vis à vis de sa tolérance.

 Sinon :
Relire Tête de nègre si vous voulez d'autres lectures sur ce blog




lundi 24 juin 2013

La République la plus moche du Monde

C'est la question que nous devrions tous nous poser: aurions-nous la République la plus moche du monde? En fait, je regardais cet article du Nobs, que je vais un peu commenter, et cette photo était placée juste à côté dudit article: Franchement, ce n'était pas fait exprès mais qu'est-ce qu'elle est bien trouvée, l'illustration!



Je vous donnerai le lien à la fin, histoire que vous vous amusiez un peu, ensuite.

Ce que je trouve formidable, dans l'épisode récent de la législative partielle de Villeneuve sur Lot, c'est qu'on sait presque tout sur le sortant, ses conneries, ses mensonges, même sa peine d'être traité comme un paria, ça on sait presque tout sur Cahuzac mais qu'a-t-on su sur les programmes des candidats FN et UMP du second tour, dimanche? Ben, rien du tout. Sauf qu'à gloser sur le physique du candidat FN, espèce d'hybride entre un Ken fabriqué en Corée du Nord et un jeune premier des affiches du Maréchal Pétain en 1942 pour une vie saine à la campagne... on a oublié la politique.                                                                                                                
  
Par contre, que n'a-t-on dit sur cette élection? Tout y passe, n'importe quoi très souvent, pourvu que ça ne remette pas celui qui en parle en question. Reprenons l'article du Nobs, point par point. On va citer JeF Copé, le visir qui veut être calife à la place des califes:

"Pour lui, le front républicain est "une notion qui n'a pas de réalité". "Ce sont des électeurs de droite mais aussi de gauche traditionnels qui ont voté pour le candidat du FN". "Je n'ai jamais cru au front républicain (…) Ce qui me paraît très important, c'est que les électeurs comprennent bien les différences qui existent entre les différents partis, le PS et l'UMP, ce n'est pas pareil. Et le FN, ce n'est pas la même chose que l'UMP. La meilleure preuve, c'est que nous avons toujours été clairs (...)"

Voauis, Vouiais, Vouais...Ben, il est fort, le gars, le PS et l'UMP, c'est pas pareil et le FN non plus...Bon, des oranges et des pommes, c'est pas pareil, mais des ammanites phalloïdes non plus, faut dire.Et une ammanite, c'est pas une poire, quoi qu'ici, c'est l'électeur lambda qu'on prend pour des poires. Copé ne se rend même pas compte qu'il est une des raisons pour laquelle tout le monde sauf ses partisans confond l'UMP avec le FN et que des gens de gauche ne veulent plus voter contre le FN en cas de duel UMP/FN....Mais ça, le JeF, il s'en fout mais royalement....Clair, le Copé? Mais même dans les élections qui ont abouti à son avènement comme chef de l'UMP, une chienne n'y retrouvait pas ses petits, c'était à confondre un pain au chocolat avec un loukoum...

Et Raffarin? Mais il n'est pas plus clair, le mandarin de l'UMP: 

""Il est clair qu'il y a un report très important du vote socialiste sur le Front national", a assuré l'ancien chef de gouvernement à propos de ce qui fut la circonscription de Jérôme Cahuzac. "Le Parti socialiste, finalement, est coupé de ses électeurs" qui "n'écoutent pas les consignes".
Il prévoit que "souvent demain", le PS ne sera pas au second tour d'élections "tellement il est déprimé dans l'opinion publique". Et donc "la meilleure réponse au FN, c'est l'unité de l'UMP", alliant ses "deux cultures", "la droite décomplexée et la complexité des centres"."

C'est vrai, ça, tiens, j'y avais nullement pensé! Il faut faire du métissage à l'UMP: allons-y gaiement! Mélangeons donc les ordures avec le repas, mettons dont des arêtes dans la bouillabaisse sans les chairs, les épluchures de pomme de terre dans l'aligot, et soyons fous, mettons le gloubi-boulga en plat national, ajoutons-y des glands et un peu de terre, ça fera encore plus indigeste et appelons cette soupe si ragoûtante l'UMP!
Car pour moi, et c'est ça qui est grave, car cela ne semble évident que pour ceux qui s'abstiennent, si la politique est une cuisine qui peut être simple et savoureuse, ou gastronomique, le FN ne peut être qu'un déchet de celle-ci, et la "droite décomplexée" est un de ces déchets-là. C'est ce qui a fait perdre l'UMP et qu'on ne fait plus confiance à des gens comme NKM, Frêche, Le Maire, que Jouhanno est parti de l'UMP....etc...
Ce  gourbi idéologique qu'on appelle l'UMPFN, il est un des noeuds du problème. Tant que l'UMP se prostituera pour faire des pipes aux électeurs potentiels du FN, la République n'est pas prête d'être belle, c'est sûre.

D'ailleurs, c'est ce qu'essaie de faire Wauquier, de la gargote politique diététique:

""L'UMP doit tout d'abord assumer des positions fermes et claires sur des sujets qui exaspèrent les Français, tels que la différence entre la solidarité et l'assistanat, l'injustice de notre système social pour les classes moyennes, l'exemplarité des politiques ou encore la protection du marché européen. Mais elle doit également mieux faire comprendre ses différences de fond par rapport au FN, en dénonçant par exemple les conséquences d'une sortie de l'euro ou son immobilisme sur le sujet des retraites" ."
Tous les mots soulignés sont un copier-coller light de thèmes FN...

Donc, quand NKM essaie de parler de manière républicaine, et bien, ça sonne comme une arnaque, alors que je la crois sincère:

""Quand les électeurs vont voter et qu'ils réinvestissent la politique, le danger du Front National peut être conjuré. La leçon, c'est qu'il faut faire de la politique, qu'il ne sert à rien de courir derrière le Front National, qu'il faut bien au contraire le combattre au nom de nos valeurs et de notre projet.""

Et à gauche? Oui, à gauche? Ils disent quoi, dans ce camps-là?

"Bruno Le Roux a confié sur I-télé que le PS "avait sous-estimé le danger à Villeneuve", mais estime que "aucun électeur de gauche n'a voté pour le Front national au second tour". "

Alors, pour la énième fois, si les militants appartiennent au Parti, quelque soit celui-ci, les électeurs n'appartiennent à personne...On ne peut dire ça comme cela sans tomber dans la caricature et le dogmatisme. Le jour où les politiques avoueront qu'un électeur lambda n'a pas de parti ni vraiment d'attaches, on pourra sans doute progresser un peu. Le jour où on se dira que beaucoup d'électeurs n'ont aucune culture politique ni même de culture tout court, ben, je pense que ça ira mieux. 
Oui, il y a aussi un souci en France : on a un tas de gens qui ont une culture historique, politique au ras-des-paquerettes pour être gentille, un niveau économique et une vision du monde au niveau de médias populistes et simplistes, proches du néant.
 L'Histoire a toujours été le parent pauvre de l'enseignement, et on a voulu faire de générations d'écoliers des machines à enregistrer, à rabâcher, sans leur inculquer le sens critique, et les évènements tragiques sont loin, très loin de la mémoire de certains...
Le Français voyage mal, en plus. Il a du mal à voir que tous les pays du monde sauf l'Occident sont sur une courbe ascendante et on lui cache, quoi que de moins en moins, que le Monde n'a pas à s'adapter à la France, ce temps-là est fini, mais que la France doit s'adapter au monde
. Et la France ne sauvegarde même plus ses vrais trésors, sa vraie richesse...Tiens, si je vous dis ça comme cela, qu'allez-vous en déduire? C'est quoi, la vraie richesse de la France? Bonne question.

Je vous passe les réflexions de Touraine et de Hollande, qui sont des constats, en fait.
Voyons Cambadélis:

""Il n'y a pas de quoi pavoiser. Le FN est en dynamique. Le PS a été éliminé au 1er tour. L'UMP est sauvée par le vote de gauche. Cette partielle particulière n'aura rassuré personne. Il est temps que la gauche et les écologistes se rassemblent en vue des élections municipales". "

C'est à croire que la "montée" du FN arrange...Parce qu'elle n'est pas là, cette montée: l'abstention est la seule montée qui ait une réalité. En témoigne le fait que le vote blanc est reconnu mais qu'il ne compte pas dans les résultats. On sait qu'il y a eu énormément de votes blancs et nuls mais trouvez-moins l'estimation, tiens...Ajoutez donc cela à l'abstention: et bien, c'est pas la même chose, le fameux vote FN se dégonfle comme une peau de chagrin.
Mais est-ce que ça aiderait, de réformer le système de scrutin et la comptabilisation des votes blancs et nuls? Bien entendu. Je vous garantit que les gens voteraient plus et que certains "contestataires" se tourneraient vers cette solution.

Un bon lifting de la République ne serait pas de trop, c'est clair.
Moi, je trouve que la photo reflète bien celle-ci : elle est pleine de plis, de trucs qu'on a du mal à laver et elle fait encore risette, elle ressemble de moins en moins à une société libre,  et on ne brille guère par l'intelligence, en ce moment, tous, si on regarde nos politiques.
Elle ressemble bien au chien le plus moche du Monde.


Quelles thèmes de fond a-t-on abordé, dans les réflexions de nos politique qui sont relayées ici? Qu'est-ce qui correspond donc aux vrais soucis des français? Rien ou pas grand chose, à part que peu ne reconnaissent leur responsabilité là-dedans. On les trouve plus  au PS, tiens, on a aussi des appels à l'unité des deux côtés mais c'est très flou, comme si on avait oublié ce que c'était, l'unité nationale.
Et ces fameux électeurs du FN, qui votent ainsi parce qu'ils ne pensent qu'à leur propre gueule, faut arrêter de les draguer. De toute manière, plus on va les plaindre, et plus, comme des enfants capricieux, ils vont continuer à voter FN, puisque ça marche, on s'occupe d'eux...tout en crachant sur ceux qui essaient d'être gentils avec eux, en les plaignant. De vrais furoncles sur la face de notre République! Et des furoncles, ça se soigne, ça ne se cultive pas...
A bon entendeur...

Billet d'humeur ironique mais tout à fait revendiqué comme tel : c'est mon opinion et je l'assume.


Liens :

dimanche 23 juin 2013

Radio des Blogueurs été 2013 : hommage à 1989 #radioblogueurs2013


Je suis taguée par Juan et Elody pour revenir dans la radio de l'été des blogueurs: j'ai choisi de me rappeler cette année ce que j'écoutais en 1989 afin de vous le faire partager.

Pourquoi? C'était l'année du BAC et mon fils passe son bac cette année : nostalgie, quand tu nous tiens...

C'est drôle de revoir cette fin de lycée, qui défile dans ta mémoire, avec cet inconnu qui arrive dans ta vie, ce que tu vas faire de ton avenir, tu te revois avec tes rêves et le peu de certitudes que tu as, et tu regardes ta vie maintenant, 24 ans après.

Tu vois ton fils qui se pose les mêmes interrogations, les mêmes envies de liberté et d'autonomie. Et le monde n'a pas tellement changé depuis, les prémisses de cette nouvelle ère que nous vivons étaient déjà là, seulement, nous ne voulions, pour la plupart, pas les voir.




Lolobobo ne donne pas de limites au nombre des chansons, il en choisit une, si il est mal luné et il les choisira toutes, s'il est de bonne composition. Il faut lui signaler la chanson, via un lien, un commentaire sur son blog,  sur son compte twitter ou Facebook, tous les détails sont là.

Ensuite, il fait une compilation, intégrant les chansons et le nom du blogueur ou de la blogueuse, et on peut intégrer la radio sur son site.



Donc je commence:

Je choisis en premier Midnight Oil, Beds Are Burning.







Ce qui me fait rire, c'est qu'en boite ou en soirée, tu voyais des mecs en look skins, Docks et Bombers, cheveux courts, qui dansaient dessus. Pourtant, regardez les paroles, elles sont prémonitoires:



Dehors, la rivière a été éclatée

Comme le sang de la forêt , git un cimetière de chêne

Des épaves échouées et du diesel en fusion

font monter des volutes de gaz à 45 degrés


Le temps est venu

De prononcer le verdict juste

De régler le loyer

De payer notre part

Le temps est venu

Un fait est un fait

Cela leur* appartient

Rendons-leur leur dû.


Comment arrivons-nous à danser lorsque notre terre se tord

Comment pouvons-nous dormir quand nos lits brûlent

(bis)


4 Roues déchirent les cacatoès

De l'est de Kintore à Youendemu

Le désert occidental vit et respire à 45 degrés



*leur: la terre que nous pillons



La voix du chanteur est particulière, j'aime beaucoup ce groupe australien. Cette chanson n'est pas de 1989 mais je l'écoutais à cette période.

"Le temps est venu de payer". Quelque part, c'est ce qui se passe en ce moment, les pays émergents reprennent petit à petit leur vie en main et leur destin. Notre économie suffoque. C'est bien dans l'air du temps.



Mais pour que lolobobo ait aussi un choix plus gai et plus varié, je lui propose aussi:



L'incontournable de ma génération U2: In the Name of Love








Un autre groupe australien, INXS, avec suicide blonde, j'adore ce funk rock décalé










Texas, I dont want a lover








Prince : Batman Batdance



 

Simply Red: A New Flame

 







Et je tague, comme c'est une chaine de blog, Cyril Marcant, Cycee, Bab et Bembelly.



Et que la musique soit!





samedi 22 juin 2013

Nicolas Bernard-Buss et le fantasme de la Justice Arbitraire


La Justice est aveugle: c'est ce que pensent certains de droite et les partisans de la Manif Pour tous, leur ami Nicolas BB, membre co fondateur des Veilleurs, mouvement qui se dit apolitique et pacifiste, a écopé de quelques mois de prison. Dans un monde parfait, il est vrai qu'on l'aurait sermonné et condamné à des travaux d'intérêt général, quelques mois dans une association qui s'occupe des sans-abris ou des familles dans le besoin lui auraient sans doute été plus profitable.

Il n'empêche que la sentence a été dite: et le premier prisonnier politique de l'ère-stalino-socialo-genriste et homophile est arrivé. Le signe de la décadence absolue. La fin de la liberté! L'horreur totale...

Bon, arrêtons un peu de nous moquer: pour en savoir plus, je vous renvoie à la série de billets de mon collègue estimé Nicolas J, affreux complice de la bienséophilie hollandaise...ok, j'arrête vraiment de me moquer pour le moment.Oui, juste maintenant, car cela va être difficile de garder son sang-froid et de ne pas ironiser...



Ah, c'est très difficile de vouloir juger la Justice. Déjà, la Justice est au service de la loi et juge en son âme et conscience. La Justice est aveugle et ne tient aucunement compte de pressions extérieures.



Aussi, la Droite met en parallèle le rodéo sauvage hallucinant du RER D, où un groupe de jeunes a dévalisé tout un wagon. Seulement la Droite et les autres oublient de mentionner que les preuves n'étaient pas manifestes, le seul majeur arrêté à la suite de l'enquête n'était pas formellement identifié, cela a bénéficié à l'accusé, il a été relaxé et les autres ont quand même été condamnés, au bénéfice du doute à du sursis...oui, vu comme cela, elle n'est pas si laxiste que ça, la Justice, elle essaie de faire son travail.

Pour notre Nicolas BB, et bien, il était identifié clairement, les victimes étant les forces de l'ordre, difficile de contester leur témoignage...Et en plus, il y avait des précédents de refus d'obtempérer, de désobéissance à agent, de fausse identité. On a eu de la chance qu'on ne lui ai pas collé d'autres délits comme incitation à la révolte, ou à réunion en bandes organisées...Non, ce n'est pas si sévère que ça.



Surtout que regardez donc une autre affaire: les jeunes du GUD qui avaient agressés des couples en vélo, à Lyon, au motif qu'ils avaient pris une réunionnaise pour une asiatique, et avaient quand même été très violents s'en s'ont tirés avec des peines assez légères, eu égard à des dents cassées et autres gentillesses.

Car examinons un autre cas, sur le RER, un jeune qui était accusé d'avoir tapé sur un autre avec un de ses camarades, il a quand même pris 3 ans de prison, alors que selon le jeune, il avait défendu son ami contre un homme qui l'agressait.La victime, mise à terre, l'avait accusé de racisme anti-blanc, mais les témoignages n'ont pas semblé assez crédibles pour retenir le chef d'accusation. Mais il s'en est tiré avec plus de prison que deux ivrognes racistes ayant voulu casser de l'asiatique...La Justice, laxiste?



Surtout que ça ne chôme pas, au royaume enchanté de l'extrême-droite, qui se prend pour le poisson pilote de la manif pour tous: Si on regarde à Lyon, encore, plusieurs agressions ont été notées en marge de la Gay Pride, sur des homosexuels...courageux, ça. Un des participants s'est fait cracher et taper dessus à coup de pied, un homme s'est rué sur une jeune lesbienne de 18 ans afin de l'invectiver, apparemment, il a du être maîtrisé par les forces de l'ordre. Une troisième personne s'est faite agressée...C'est beau, tout ça...



On relate aussi, à Lyon, l'interpellation d'un homme qui avait battu un couple de lesbiennes en mars, en leur portant des coups au visage et au dos.....toujours aussi beau, tout ça...



Et comme le Printemps Français, ni les veilleurs n'ont désavoué tous ces jolis groupuscules nationalistes, qu'ils encouragent à des manifestations pour le moins agitées....

Bien, je n'arrive pas à plaindre le jeune Nicolas BB, non, je n'arrive pas vraiment à le plaindre, ni à trouver que c'est un prisonnier politique.

Après tout, pendant des années, Action Directe a été en prison, ses membres ont revendiqué ce statut et il me semble que la Droite ni la Gauche n'ont jamais été franchement d'accord, voyant le caractère délinquant et criminel de ce groupe, ne faisant aucune vraie remise de peine...Alors, pour deux petits mois, et surtout sans avoir la dangerosité d'Action Directe, en faire un prisonnier politique: c'est grotesque et je pèse mes mots!















mardi 18 juin 2013

L'intox en xénophobie dans les médias et ailleurs

Je voulais  écrire sur l'agression de 6 étudiants chinois, qui fait suite à celle d'un groupe de jeunes à Lyon dont un couple "mixte", dans lequel la jeune femme est asiatique: le motif aurait été que le jeune homme "déshonorait" la France. Les victimes, dont les deux jeunes hommes, se sont fait passées à tabac. Ici, c'est pourtant très clair: les accusés sont membres du GUD, fichés. L'un des mis en cause, qui était là, par hasard, ancien militant antifasciste, a sans doute été ramassé dans le lot par la police, et semble se retrouver là par hasard. il est quand même à noter que les agresseurs étaient plus de deux mais qu'il n'y en a que deux dans le box des accusés....
Manque de moyens de la police? Insuffisance des formations sur le terrain? Une politique de maintien de l'ordre qui a été tellement axée sur le tout sécuritaire arbitraire au faciès, qui fait que nos policiers semblent en fait démunis lorsqu'on leur demande de canaliser et de réprimer les agressions racistes?

Cette agression n'a pas fait les gros titres de la presse: et pourtant, c'est choquant, en France. Et pourtant, là aussi, on retrouve le parcours des agresseurs d'aujourd'hui dans les manifs pour tous. Tout se recoupe encore.

Je vais être très clair: on ne peut plus maintenant cloisonner ses combats si on veut lutter contre l'homophobie.
On ne peut plus dire: je suis contre les homophobes et les "racailles fascisantes" et je suis un peu islamophobe et réac. Ou alors on se tait. Car, immanquablement, ceux qui s'en prennent aux homosexuels s'en prennent à ceux qu'ils considèrent comme des éléments extérieurs, portant atteinte à la" pureté de la monoculture de la France".
Un des agresseurs " explique que c’est le nationalisme qui, selon lui, serait "d’avoir des valeurs françaises et d’aimer son pays"."
Ce "charmant jeune homme"," [Ce membre du Gud] est déjà poursuivi pour des faits de violence envers un représentant des forces de l’ordre et pour entrave à la circulation dans le cadre de la Manif pour tous."

 La boucle est bouclée: aussi, pousser des cris d'orfraie contre la politique menée vis-à-vis des Roms, dénoncer les violences contre les homosexuels, ça ne suffit pas.

Le nationalisme racialiste culturel, le fondamentalisme identitaire s'en prend à tout ce qui ne serait pas conforme à la vision étriquée qu'il a de la France: rejet des métissages considérés comme de l'abâtardisation  de la culture française forcément d'un bloc, rejet des français qui ne seraient pas de souche comme les asiatiques ou les arabes, ou les noirs puisqu'ils amèneraient avec eux une culture allogène et forcément réductrice, dangereuse. On s'en prend donc physiquement aux étrangers, ou aux supposés étrangers, même si ceux-ci peuvent citer des passages de Pascal, Alain et Hugo, ce dont les "défenseurs de la Nation" sont bien incapables trop souvent....
Avec la tendance paranoïde qui est sous-entendue, celle qui pense que les cultures ou les religions étrangères veulent prendre le pouvoir et détruire la civilisation française et européenne....en asservissant la France...
On nage dans la pensée primitive ici, dans des miasmes, mais cela est nécessaire pour la suite de la démonstration.

Et nos vitrines officielles de blanchiment de pensée identitaire sont le FN, une partie de l'UMP tendance Copé et Buisson, parfois Dupont-Aignan, plus quelques blogueurs bénévoles plus ou moins sincères et plus ou moins dangereux.

Ces pensées sont malheureusement telles des grenades dégoupillées : on ne sait pas quand elles vont nous exploser à la gueule.

Cette agression à caractère raciste et xénophobe n'a guère ému les médias: mais dans ce petit monde enchanté des groupuscules d'extrême-droite, tout se sait et se ressent. Savoir qu'en fait, les médias n'en ont pas fait les gros titres et qu'une vague d'indignation n'a pas été enregistrée (et pour cause), ils(nos racistes) partent donc du principe que qui ne dit mot consent. Ils peuvent donc se sentir encouragés à continuer.
 Leurs groupuscules n'ont pas été encore dissous, l'annonce a été faite au gouvernement, mais dans les faits, il n'y a rien, ni la Police ni la Justice ne sont formés à reconnaitre et à soutenir les victimes de ces actes racistes (trop souvent, on demande des preuves en traitant la victime comme un coupable).
 Mais de cela ni la Justice, ni l'Intérieur ne sont coupables. La politique et la lutte contre l'antiracisme n'a pas évolué depuis les années 80, et il n'y a jamais eu de réel plan national et de volonté gouvernementale mis en place non plus.Ce sont nos politiques qui ont merdé, ici, pas les Juges et les policiers: eux ne sont que des exécuteurs, pas des dirigeants. On leur demande une mission qui n'est pas la leur.

Toujours est-il qu'une agression contre 6 étudiants chinois a été commise à Bordeaux récemment. Elle a été très violente: une des victimes, une jeune femme, a été défigurée par un tesson de bouteille. Valls est aussitôt monté au créneau. Il a qualifié cette agression de xénophobe, avec raison.

Jeudi dernier, une jeune femme enceinte, qui portait un voile islamique, a été retrouvée gisant par terre, le voile arrachée, les mèches de cheveux coupés, on a fait de ses vêtements des guenilles, par la force des coups. Elle vient de perdre son bébé.

Mais observons les réactions:

 Dans la presse, on parle de l'agression contre les chinois, abondamment, on ne discute pas du caractère raciste de celle-ci. On parle même de l'effet désastreux que cette agression sauvage peut porter à notre commerce extérieur et aux relations dont nous avons besoin pour nous aider à sortir de la crise. La Tribune de Genève dit que cela porte un coup à notre image au niveau international. L'ambassadeur chinois est ulcéré.
Valls, puis Le Foll condamnent fermement: les auteurs sont en prison.

Au niveau de cette femme voilée agressée, on a douté d'elle, dès le début, on a tout fait pour que son crédit soit amoindri. Dans la presse, on dénie même le rapport entre la fausse couche et son agression. Le maire d'Argenteuil, dans laquelle cette agression n'est pas la première, n'a pas voulu croire cette femme. Pourtant, le 6 juin, une autre jeune femme s'est faite agressée par deux hommes, l'un en blouson et crane rasé, l'autre avec une houppette, la description rejoint celle de la dernière agression. On note que dans le rapport de la Police, la dernière victime n'aurait pas accusé ses agresseurs de racisme: mais les fait parlent d'eux-même. Le voile arraché et les cheveux coupés, les vêtements déchirés...On note qu'elle n'aurait pas de trace de violence. Mais il en faut, des traces, pour qu'un ITT soit reconnu, et encore faut-il tomber sur un médecin qui soit bien disposé....De plus, il est facile pour qui sait de frapper et faire mal sans laisser de traces.

Je veux bien qu'on fasse peser un doute, admettons-le.Mais alors pourquoi, depuis plusieurs mois, des femmes voilées se retrouvent agressées, pourquoi elles? Quel est donc le motif, s'il n'est pas raciste?
Je veux qu'on m'explique: une maladie génétique qui fait que les skins et autres groupuscules deviennent violents à la vue d'un foulard? Moi, je connais cette maladie mais elle n'a rien de génétique....
Seulement, on est tellement intoxiqué par l'islamophobie ambiante dans les médias, on a tellement tapé sur le "musulman et la racaille de cité", qu'on continue à stigmatiser même une victime.
Juste écœurant....

Revenons à l'agression des étudiants chinois: on peut tout à fait, en se comportant comme les médias se comportent envers cette femme voilée, la circonscrire à une simple bagarre de voisinage, d'ailleurs, c'est corroboré par les faits. On peut même la circonscrire à une lutte de pauvres jeunes qui rament contre des étudiants étrangers qui habitent au sein d'un immeuble géré par le Conseil Régional, tiens, en étant de mauvaise foi," si on rajoute le bruit et les odeurs", il n'y a pas de raisons, faisons comme certains journalistes bourrés de préjugés! D'ailleurs, c'est à peine esquissé dans certains articles, quand on explique la position sociale d'une des étudiantes...à peine...Seulement, on n'a pas encore lâché les chiens dans les médias contre les boucs-émissaires asiatiques...pas encore...


Oui, la lutte contre les idéologie d'extrême-droite ne peut être fractionnée, on ne peut pas soutenir les Roms, lutter contre l'antisémitisme et l'homophobie, d'un côté, et décider de trouver "acceptable" les autres exactions contre les minorités. Vous savez, en conclusion, quand on dit qu'on est toujours le con de quelqu'un , il se trouve aussi qu'on n'est jamais à l'abri de devenir une minorité, et ainsi un objet de discrimination, d'être" le raton, le gnacoué ou la grosse  pédale" de quelqu'un. C'est très souvent une question d'air du temps.
A quand la chasse au vieux, au fonctionnaire, au richard, à l' handicapé, au gros, au roux etc...


Liens pour approfondir:
Lyon Capitale: procès des membres du GUD
 http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Societe/Agression-du-GUD-Toi-l-Asiatique-tu-ne-passes-pas

Sur les agressions des étudiants asiatiques:
20 Minutes
 http://www.20minutes.fr/politique/1174317-20130615-six-etudiants-chinois-agresses-gironde-acte-xenophobe-valls
Le Parisien
http://www.leparisien.fr/reactions/faits-divers/bordeaux-trois-jeunes-ecroues-apres-l-agression-d-etudiants-chinois-17-06-2013-2904131.php
La Tribune de Genève:
http://www.tdg.ch/monde/europe/Agression-xenophobe-sur-6-etudiants-chinois/story/14919847
 http://www.tdg.ch/monde/europe/agression-xenophobe-abime-image-france/story/26308449

 Sur l'agression de la jeune femme et de la perte de son bébé:
L'express:
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/argenteuil-une-femme-voilee-porte-plainte-pour-une-agression_1257315.html
France TV infos:
http://www.francetvinfo.fr/agressee-a-argenteuil-une-femme-voilee-perd-son-bebe_350278.html
Libération:
http://www.liberation.fr/societe/2013/06/13/une-femme-voilee-porte-plainte-apres-une-agression-a-argenteuil_910590
CCIF:
http://www.islamophobie.net/articles/2013/06/13/femme-enceinte-agression-argenteuil











dimanche 16 juin 2013

Comme @jegoun, critiquons le Pape pour sauver les trolls de l'extinction

Ah, certains s'embêteraient tant sans nous, obligés de nous troller afin de paraitre spirituels...c'est quand même énorme...
Nicolas a très bien expliqué le phénomène.

Je vais quand même mettre ma petite contribution:
Des députés sont allés au Vatican recevoir la bonne parole, et on les a exhortés à abroger des lois si elles n'étaient pas catholiquement correctes, vu que le Pape n'a fait aucun discours afin de désavouer les propos de Barbarin et Jean XXIII qui ne veulent pas du mariage pour tous, qui ne dit mot consent, et ainsi ce fait divers renforce la croisade des CIVITAS et autres joyeux drilles contre cette loi républicaine votée, exacerbant les agressions homophobes et le climat de haine....

J'ai pourtant, en tant que défenderesse de la liberté de croire, dit du bien de ce nouveau Pape, à de nombreuses reprises, ici et sur Twitter.

Mais le fait d'avoir appuyé là où cela fait mal a provoqué une attaque de trolls...faisant comme ce que François le pape a fait : juger la République et vouloir influer sur ses institutions, mais ne supportant pas le jugement en retour...

En fait, je suis toujours stupéfaite qu'on soit capable de juger et condamner la pensée complexe de l'autre sur quelques mots compris de travers, parce qu'on aurait l'outrecuidance de critiquer un homme, un simple homme, ni saint ni père pour au  73% de la population mondiale, un chef d'une religion comme les autres pour certains, un gourou qui a réussi pour d'autres. Clairement, pour moi, c'est juste un homme parmi les hommes, ni mieux ni moins bien, d'origine argentine, ayant vécu une dictature, se retrouvant à la tête d'un mini-état, coopté arbitrairement par les siens, oligarque, survivance féodale d'un autre genre, toléré comme un accident de l'histoire, qui possède une banque et une bibliothèque....bof...

En tant que passionnée par les religions, il m'intéresse comme sujet d'étude, c'est vrai.  En tant que croyante, respectant les textes religieux et aimant m'y plonger, je n'ai aucun besoin de son avis ou de sa permission de réfléchir quand je lis l’Évangile,  et que j'y trouve ma vérité, en usant de mon libre-arbitre.

A-t-on le droit de le critiquer? Bien sûr que oui, d'autant plus qu'il est censé représenter un système qui pour moi, comme pour d'autres, dénaturent le message philosophique humain que les Écritures défendent pourtant. Il est donc responsable des abus de l’Église catholique.
Nous sommes en République.

Pourtant, quand j'ai critiqué certains musulmans comme Chalgoumi, Blancho, Tariq Ramadan, les soutiens de la manif pour tous, je n'ai pas eu d'attaques ou d'agressions trollesques...

Étonnant, non?




mercredi 12 juin 2013

La midinette qui sommeille en chacun et chacune

Ce soir, juste envie de parler d'un sujet futile, pour changer: la midinette qui sommeille en chacun de nous.
Celle qui fait qu'on trouve un bébé, un paysage, son chat ou son chien,un demi de bière, un iphone, une gerbe de fleurs, une voiture mignonne...
Celle qui fait qu'on est content de voir un retweet ou un partage d'article, et qu'un lecteur vous dit que ce que vous faites, c'est bien.
Celle qui fait que vous croirez toujours à la fin du racisme et de la faim dans le monde ou du triomphe du christianisme, et du revival de la musique de chambre élisabétaine, du retour de vrais programmes culturels non payant, de l'anonymat du web, des retraites en 2050, de l'éradication des maladies et d'un Grand Prix de France, de la perfection de l'orthographe régnant sur le web, du retour de la croissance avant la fin du mandat, du retour de Nicolas Sarkozy, de l'ère de la croissance verte, de la suprématie de la littérature française, du chômage de certains animateurs télés, de la condamnation de la corrida...et autres espoirs inavouables ou parfois peu recommandable ou porteurs de rêves...de tout bord ou de tout milieu, chaque femme ou homme a un coeur de midinette parfois, qui sommeille et qui va pleurer intérieurement ou extérieurement en laissant son émotion l'envahir...

Celui qui pleure devant la recette parfaite et le meilleur café. Celle qui pleure devant le bruit ultime d'une Lamborghini Diablo qui rugit, ou la carosserie parfaite d'une Jaguar Type E, devant la télévision en voyant une fin heureuse...

Souvent, nous sommes des midinettes, surtout nous les blogueurs, surtout les blogueurs politiques car si nous avions un coeur dur et racorni, nous n'écririons pas autant de billets sur des thèmes aussi différents, avec autant de passion, et d'ironie aussi.

Alors laissons encore parler la midinette qui sommeille en chacun de nous! Soyons optimistes et quoi qui vous tienne à coeur,je vous souhaite que cela arrive, enfin surtout à ceux qui partagent les mêmes élans de midinette. Faut pas pousser non plus ;-)

dimanche 9 juin 2013

Le Nationalisme et la Division tuent notre Nation : hommage à #ClémentMeric

Je reproduit aussi , comme CPolitweets, la lettre du cousin de Clément Meric
Voilà, c'est dit.
J'y reviendrai plus tard.

Légions d'honneur

Mon ami BAB revient sur une amie qui vient d'obtenir la Légion d'Honneur. C'est bien pour elle, cela a l'air d'être mérité.
Il n'empêche que cela me renvoie à deux épisodes, l'un issu de mon histoire familiale, l'autre plus récent.
Vous vous rappelez sans doute que Sarkozy et consorts distribuaient les légions comme des petits pains? Oui, je pense.
C'est à un point que certains ont refusé cette légion, ne s'en estimant pas digne.
Madame de Fontenay fut une de ces personnes, il y en a d'autres. Plein d'autres.

La Légion d'honneur se mérite pour services rendus à la Nation, et pour avoir porté haut la France dans ses actes. Bon, c'est une formule hasardeuse mais je le ressens comme cela.
Mon arrière-grand père l'a reçu. C'est en ligne, cela fait des années mais je n'ai pu consulté son dossier réellement, celui-ci a été protégé par le secret défense, car rien ne filtre des années après...oh, cela ne m'a pas étonné. Mon ancêtre avait été militaire de carrière et sa famille ne savait pas ce qu'il avait fait exactement durant le Débarquement des Dardanelles en 1915. Il y eut un black out durant 3 ans, où il ne donna aucune nouvelle.Mon arrière-grand-mère eut très peur. Pour la petite histoire, elle soupçonna même une liaison adultère. Ma famille pensa qu'il avait du participer à l'entrainement des futurs commandos d'élite américains qui se firent à cet endroit.

La réalité? Je ne saurais sans doute jamais exactement ce qu'il en fut.
Mais j'ai retrouvé un fait d'armes qui lui fut crédité dans la campagne de son régiment, qui fut écrit dans un de ces livres qu'on avait l'habitude de rédiger pour des régiments distingués par leur bravoure. Ce livre est chez Gallicana. Si jamais vous avez des ancêtres qui ont été militaires, une recherche simple vous permettra de retrouver leur trace.

C'est curieux, lorsque vous lisez ces lignes. Mon arrière-grand-père dont je tairai le nom par pudeur et discrétion, est dépeint comme un homme blessé, qui n'aurait pas du se trouver là. Il y a des bruits, des explosions, du danger partout à des centaines de kilomètres du front principal. J'ai l'impression de sentir le bruit et l'odeur âcre des pierres pulvérisées, en plein pays de l'Est, les Balkans. La position est très dangereuse. Ils tiennent une canonnière exposée au pire endroit, ils sont 3 ou 4, mon ancêtre est l'officier responsable, en haut du relief, ils aperçoivent les canonnières de l'ennemi. Pas très important qui est l'ennemi: de toute manière, il tire pour vous écraser, et vous faites de même.
La canonnière est touchée par rebond: hommes et machines sont englouties par les roches. Atteint par sa blessure qui le ronge, mon arrière-grand-père, calmement, fait déblayer la canonnière. Nulle indication de blessés ou de morts. Il fait recharger l'engin et continue à tenir la position en tirant.


La guerre, ce n'est pas drôle, ni anodin.C'est cruel et il faut  un sacré courage. Il faut savoir exécuter des ordres qui sont durs, et parfois, refuser d’obtempérer.

 En l'occurrence, mon arrière-grand-père termina cette guerre capitaine et fut nommé à la tête d'une unité d'élite.
Il obtint donc cette Légion d'honneur, pour faits de bravoure.

En 1939, il fut de ceux qui soutinrent Pétain, et qui le soutint jusqu'au bout. Ce fut un secret honteux dans la famille, qui se murmurait doucement, son gendre fut de ceux qui refusèrent l'armistice de 1940 et qui passa 4 ans dans les camps allemands.
La vie et l'histoire ne sont jamais simple.

De ces deux personnes qui font partie pour la postérité de cet ordre, où est vraiment le lien, la cohérence? Que signifie maintenant obtenir la Légion d'Honneur? Que veut dire le mot Honneur, en 2013? Je m'interroge toujours.


samedi 8 juin 2013

Les bébés, les couleurs et le genre (suite)

Je vais encore faire dans la polémique...c'est encore cette fameuse théorie, oups, ces fameuses études du genre qui nous mènent à un débat. Faut dire que Nicolas a essayé d'expliquer les études du genre ou les gender studies à une catégorie de personnes rétrogrades qu'il nomme les réacs.
J'ai donc repris la terminologie de réac dans un article court, en expliquant que, selon moi, je ne voyais pas trop comment expliquer ces études, qui sont mal connues en France du grand public à des gens rétifs au progrès, d'un esprit très fermé aux nouveautés, pour employer un euphémisme et je finissais sur une touche d'humour.
Ensuite, en commentaire, Ys, une de mes commentatrices régulières, avec qui je ne suis pas toujours d'accord, c'est clair, a voulu m'expliquer la chose: la théorie du genre.
En tant que théorie, ou études, je n'ai, à mon avis, rien lu dans les gender studies, qui révolutionne le concept sociologique, à part des lieux communs que tout le monde connait, et des thèses qui me semblent par trop obscures pour le commun des mortels.
Mais encore une fois, c'est mon avis, pas une vérité.
En plus, la théorie du genre existe bien, voire Les théories du genre, ce n'est pas un gros mot, une théorie, pour moi, il me semble et en anglais, la langue est tellement différente, qu'il existe une polysémie énorme pour un seul mot. En fait, un mot a plusieurs sens et theory a aussi le même sens que celui que nous employons en français. Mais c'est une théorie, pas une idéologie. Elle offre donc la possibilité que des gouvernants puissent s'appuyer sur les travaux développés afin d'influer sur la société, dans un sens positif ou négatif.

Elody reprend mon billet en s'interrogeant sur les commentaires laconiques que j'ai posté:
-il n'y a rien de concret, pour moi, qui puisse convaincre réellement le plus grand nombre et encore moins les réacs qui sont franchement obtus, pour une partie, aux idées novatrices.
Je suis désolée, Elody, d'avoir simplifié mes réponses, c'est vrai que dit comme cela, c'est réducteur.
Je vais donc m'expliquer:
Évidemment que la culture influe sur nos représentations du genre masculin ou féminin. Mais ce n'est pas nouveau, pour moi.
Nicolas reprend l'idée pour expliquer simplement le fait que nous mettons les bébés en bleu pour les garçons et en rose pour les filles: mais comment les autres reconnaissent le sexe d'un bébé dans sa grenouillère sinon? On a donc décidé arbitrairement des couleurs, après, franchement, comme le choix se porte selon les parents, et très souvent la mère, qui a un lien privilégié, avec les bébés, dès la naissance...On peut donc expliquer ce choix par la prépondérance maternelle, et donc que faire? Interdire aux petites filles de préférer le rose, si jamais elles apprécient spontanément la couleur ou s'en foutre un peu, vu que les modes changent? Au début du 20ème siècle, les bébés avaient tous une robe blanche.
Il me semble, mais c'est sans doute possible que je me trompe, qu'on a décidé du rose pour les filles et du bleu pour les garçons au début des années 30. A noter que le rose était un symbole de virilité au Moyen-âge...
Selon le Smithsonian Magazine, les couleurs ont été choisies par les industriels selon un choix majoritaire de consommateurs dans les années 40.
Donc, l'histoire des couleurs et des bébés, ça ne nous amène pas à grand chose.

Je suis une mère et j'ai vu mes deux enfants évoluer, à deux années d'écart: ma fille a eu des jouets de fille et de garçons. Mon fils a joué avec les poupées de sa sœur. Il n'y a jamais eu de différences : nous avons toujours choisi les jouets selon leurs demandes, pas selon nos envies. Quand ma fille a demandé un avion et un 4X4, elle a eu un avion et un 4X4.
Il n'empêche qu'à 15 ans, elle a réclamé du maquillage, qui est parti dans la poubelle suite au fait qu'elle a séché des cours, et elle en a été plus affectée que le zéro en maths que le prof lui a attribué en représailles...Oui, le cours de math aussi, elle a séché, si vous êtes des fidèles de mon blog...
Il n'empêche qu'elle est plus préoccupée par son look que par ses notes.
La société, l'école, les médias, Internet, les copines l'ont formatée d'une certaine manière, oui.
Mais à 16 ans, bientôt, elle a du faire ses propres choix. Nous nous battons donc comme de gros cons de parents, à la militaire, afin de la faire bosser ses cours, en lui ayant retiré toute liberté superflue. J'en suis à lui faire du chantage à l'ordinateur afin qu'elle range sa chambre et fasse ses devoirs. Et ça marche!
Est-ce que les gender study vont amener quelque chose afin que ma fille soit moins obsédée par son apparence et les garçons et prenne plus au sérieux ses études, alors qu'on n'a fait aucune différence dans leur éducation, puisqu'ils ont 2 ans d'écart et qu'on n'est pas sexiste à la maison.
Seulement force est de constater, que par delà l'éducation, les influences extérieures, elle a sa propre personnalité aussi, en dehors du fait que c'est une jeune fille, elle a son identité et sa volonté, son libre-arbitre, même si, en tant qu'éducateur, il nous appartient de la guider au mieux afin qu'elle se réalise.

Voilà, on est au coeur de ce que je n'aime pas vraiment dans les gender studies.
Par delà notre culture, nos influences, nous développons notre individualité et notre propre personnalité.
Le fait que j'ai adoré joué à la poupée et détesté les petites voitures n'a pas fait de moi une accro au ménage, c'est même le  contraire. Mon compagnon, qu'on ne peut qualifier d’efféminé, est celui qui tient la maison en ordre.
Mon fils fait du repassage, ce qui est une exception, ma fille fait exactement comme le fils du voisin, elle prend sa lessive et ne la repasse jamais.

En fait, quand les gender studies prennent en compte les pratiques sexuelles afin de déterminer le genre, là, cela me dépasse, car j'avoue que cela n'a jamais fait une identité, ni un genre, pour moi, les pratiques sexuelles, mais c'est mon avis.
Les gender studies ne sont donc pas infaillibles, donc, il est donc très difficile de s'en servir comme d'un outil infaillible.Leur impact sur la société, en l'état, ne peut donc pas être vérifié et vérifiable, parce qu'on travaille ici sur un facteur qui a toujours été imprévisible : le facteur humain.
J'ai envie de vous envoyer lire l'excellent livre de Herbert: l'incident Jésus.

Si je puis me permettre, nous somme un incident, une suite d'incidents aléatoires. Toute systématisation de l'étude humaine l'oublie. Le genre n'en fait pas exception.

jeudi 6 juin 2013

Les bébés, le genre et les couleurs

C'est l'article de Nicolas qui me heurte, en fait. Ce n'est pas de sa faute, il a essayé d'expliquer les études de genre aux réacs: faut dire que je ne suis pas réac et que ça me semble, cette théorie qui n'en est pas une, avec des universitaires qui écrivent des trucs sur ce qui n'existerait pas, avec des publications nombreuses qui ne servent donc à rien, puisqu'il n'y a aucune pensée sur la théorie du genre...bref, les études de genre, qui ne sont pas une théorie, et bien moi, je ne comprends rien non plus...
Pour résumer, Nicolas explique la non-théorie du genre aux réacs, enfin, aux nuls, avec des jolies couleurs. Les prendre pour des ânes, on ne fait pas mieux...

mardi 4 juin 2013

C'est quoi, être riche?

Ma grand-mère, à la fin de sa vie, vivait depuis des années avec 300 euros par mois (époque de la fin des années 90), elle disait souvent: "je ne me plains pas. Je ne manque de rien. J'ai un toit sur la tête. Je mange à ma faim et mes enfants ont un bon travail. Dans la vie, il faut savoir se contenter de ce que l'on a".

Ma grand-mère n'était pas riche. Mais elle n'était pas pauvre, elle donnait de son temps pour les gens nécessiteux, qui en avaient besoin. Elle donnait aux bonne oeuvres de l'église catholique. Elle donnait de l'argent à ses enfants si on en avait besoin. Elle laissa des biens à son décès, beaucoup de biens.

Faut dire qu'elle était propriétaire de terrains agricoles et de quelques maisons. Mais tout ceci ne coutait pas autant dans les années 50.
Faut dire qu'elle n'avait jamais passé le permis. Au village, chacun l'amenait faire ses courses quand elle avait besoin.
Faut dire qu'elle avait un jardin, des poules et des lapins. Elle louait ses terrains et en avait donc plus que nécessaire pour vivre.
Elle mangeait du vieux pain, le soir, sa soupe et les restes de midi. Elle regardait peu la télé, ne savait même pas qu'Internet existait, se fichait des habits à la mode, tricotait et rapiéçait, cousait des habits...
Elle était heureuse.

Mais maintenant, peut-on vivre comme cela en France?
Soit on ne le peut plus, soit on ne le veut plus.

Nicolas a fait un billet très intéressant sur le Sujet

Les commentaires sont très intéressants.

En fait, c'est quoi, être riche?
Certains sont catastrophés quand ils ne peuvent acheter la voiture toute option et accusent le gouvernement de trop les ponctionner.
Certains sont catastrophés quand ils ne peuvent plus aller en vacances dans une destination de choix et doivent se rabattre sur une destination plus économique.
Des gamins font une vie impossible à leurs parents s'ils n'ont pas la dernière basket de marque à la mode, et se fichent des finances familiales.

On est bien loin de "dans la vie, on doit se contenter de ce qu'on a".
Certains agissent comme des gosses capricieux: si on n'a pas le dernier Iphone, cela ne le fait pas. Et si vous vous en fichez, on va essayer de vous persuader du contraire...

Et puis, il y a ceux qui se demandent comment passer les derniers jours du mois, au premier de celui-ci, comme le disait Coluche. Et puis il y a ceux qui se serrent la ceinture et qui habituent leurs gosses à ne manger que des pâtes le soir. Et puis, il y a ceux qui mettent leur chauffage à 15 degrés l'hiver dans leur logement.

Alors, ça me soule un peu. Je suis d'accord que les impôts et les taxes nous empoisonnent l'existence, c'est clair. Je suis d'accord pour qu'on repense les impôts et les taxes afin de les rendre plus justes pour tous.
Mais nous sommes dans un climat d'égoïsme.

Un des commentateurs de Nicolas parlaient d'un couple avec trois enfants ayant des revenus de 5500 euros, qui vivrait moins bien dans la capitale qu'en province, que le premier paierait autant d'impôts que le deuxième et que ce serait injuste...
Et alors? Qui a choisi de vivre à la capitale? Avec un revenu pareil, on est quand même moins limité dans ses choix de vie, non?
Dans la capitale, on a plus de services à disposition, on n'a pas besoin d'une voiture, on a des avantages qu'on n'a pas forcément en province, à la campagne.
Moduler les impôts en fonction de l'endroit où on vit? Ce n'est pas déjà un peu le cas? Les impôts locaux n'existent pas pour cela?
Si on baisse les impôts dans les régions foncières tendues, on ne va pas dans la baisse des prix immobilière et on désavantage encore les régions moins attractives.

Non, c'est pas évident, tout ça, on confond le confort de vie et la richesse, on confond avarice avec besoin, et le plus grave, c'est que personne n'écoute ou si peu.

Tout ce débat qui agite le web, et dont l'article de Nicolas parle, vient au départ du fait qu'on a ramené le quotient familial de 2000 à 1500 euros, parce qu'il y a des gens qui restent sur le carreau et galèrent, comme des mères célibataires en CDD à temps partiel, avec un gamin et qui n'en peuvent plus...
Certains parlent d'augmentation d'impôts, d'autres de suppression de niches fiscales, on débat sur la notion de richesse et on oublie presque tous une seule notion:

C'est quoi être pauvre?

C'est en fait la bonne question. Je crois avoir la réponse. Et vous?

lundi 3 juin 2013

Les seins nus, le corps des autres et nous


Bembelly nous demande notre avis à propos des seins nus des Femens, au vu du rappel récent qui explique qu'à New York, les femmes pourront se trimballer topless en cas de fortes chaleurs, comme les hommes y sont autorisés.

Qu'en penser?

Nous sommes dans une période assez trouble en ce qui concerne les libertés, période qui a été celle des USA, récemment.
Prenons l'exemple de la cigarette: elle a été interdite un peu partout aux States, et maintenant, les réglements s'assouplissent. Si on va même plus loin, il y a des Etats qui ont légalisé la vente d'herbe...il y a peu, même se trimballer avec une bouteille à la main était interdit un peu partout.
Si cela change aux USA? Oui, il y a un réel souffle vers plus de liberté, moins de prohibition. Faut dire que l'époque Bush a laissé encore de vraies cicatrices, le Patriot Act est encore là mais la prohibition, les Américains en sont revenus. Il y a aussi une raison à cela: les pays sud-américains sont plus libres et tolérants, alors les choses bougent.
Aux USA, les seins nus sur la plage étaient interdits, après une relative période de tolérance. Sans doute est-ce encore le cas mais les choses bougent là-bas.
J'ai un ami qui vit aux USA mais qui bosse ici, un ami français. Il me disait que comparé à notre atmosphère morose et liberticide, aux USA, il y faisait mieux vivre. Mon ami n'est pas pauvre. Il y a des choses qui ne l'atteignent pas. Mais le racisme et l'intolérance y sont moins forts qu'ici et l'atmosphère y est bien plus douce.

Je ne suis pas fan des USA, loin de là.

Pour revenir à cette histoire de seins nus, en France, il est vrai que c'est interdit en public hors des endroits autorisés comme la plage.
Les Femens sont donc en dehors de la loi. Il est évident qu'on pourrait donc les sanctionner lourdement. Mais nous les tolérons, enfin les forces de l'ordre le font et aucun juge ne les a condamné pour atteinte à la pudeur. Je crois que cela ne se fera pas, de toute manière.

Faire une loi, ici, ou réformer, afin d'autoriser les seins nus? Elles perdraient donc un moyen de pression, une expression médiatique trash, elles ne transgresseraient rien, alors. Pour les femens, ce serait un coup dur, d'autant plus que je ne suis pas certaine que remplacer les seins nus par son bas-ventre soit très pertinent dans l'action revendicatrice.

Pour nous les femmes, qu'est-ce que cela changerait ? Encore faudrait-il expliquer que cela n'est pas un appel à partenaire sexuel...il y a du boulot...pour moi, la nudité et la sexualité sont deux choses différentes mais il faudra vraiment faire preuve d'éducation. Il est possible que cela se banalise, et soit accepté un jour comme une manière de s'habiller ou de ne pas s'habiller, sans choquer (la vraie définition de banaliser), c'est clair.
Ce serait une vraie victoire. Pouvoir se vêtir librement sans affronter un regard libidineux...et avoir de vrais gentlemens éduqués comme interlocuteurs, et des femmes qui ne traitent pas celle qui est très légèrement vêtue de trainée...on peut rêver...

Oui, on peut rêver...

Nous sommes en ce moment dans une période où tout le monde ou presque revendique des lois ou des interdictions pour exercer sa liberté. On brime donc celle des autres. Un sacré paradoxe...les cigarettes électroniques sont un énième exemple...

Vu que les dernières mesures au sujet de l'habillement dans les zones touristiques ont été de bannir les maillots de bains des centre-ville et d'interdire la mendicité...je crois que cette tolérance au niveau des seins nus n'est pas prête d'arriver. Même en arguant , comme à New York, que les hommes ont encore le droit de tomber la chemise, et pas les femmes, ils seraient capables , comme certaines communes de préciser que les torses nus des hommes ne sont plus du tout les bienvenus en ville...

A toute fin utile, je précise que je suis personnellement pour la liberté de se vêtir comme on veut. Et que ce qui me dérange vraiment, chez les autres, c'est la saleté et la crasse de certains qui sont habillés normalement mais qui puent dans les supermarchés et les transports en commun, suivis des cas de ceux qui veulent vous parler en vous prenant le bras ou l'épaule..
Les gens peuvent se trimballer le torse nu, avec des oreilles de Mickey, et des chaussures de clown, tant qu'ils ne refoulent pas comme du poisson pourri et qu'ils n'essayent pas de me toucher, je m'en fiche..

jeudi 23 mai 2013

Les putes, le buzz et les blogueurs

C'est un sujet que je voulais traiter depuis longtemps. Nous savons tous que l'emploi d'un titre trash nous amène du monde, en tant que blogueurs. Nos lecteurs sont habitués à nos coups de gueule et nos analyses décalées, qui ne sont pas tout à fait ceux des médias classiques de l'information: nous la relayons, la relativisons, l'analysons, en rions aussi parfois.
Nous savons qu'un sujet polémique nous amène du monde, en général. Quoi que mon billet le plus lu est un sujet d'histoire, sur la collaboration. Je m'étonne toujours qu'il reçoive autant de visite car je ne pensais pas sérieusement que la lecture de l'actualité sous l'angle de l'histoire soit autant plébiscité par le web. Cela encourage. Il faut quand même noter que le titre du billet commence de manière provocatrice: vous l'avez dans les messages les plus lus du mois et il date d'août 2012.
Donc il n'y a pas de règles absolues sur la popularité des billets. Bon, hier soir, j'ai parlé de Clinton qui soutenait la politique européenne de Hollande. Ce billet n'a pas trop rencontré de public. Cela me rappelle Nicolas qui explique souvent que les billets sur l'aménagement du territoire n'intéressent que peu de monde mais lui apprécie le sujet. Alors, il fait régulièrement des billets sur cela en sachant qu'il ne sera guère lu. Il y a des sujets qu'on aime traiter tout en se fichant un peu de l'adhésion du plus grand nombre. Le buzz, ici, on s'en moque.

Il y a aussi des sujets qui sont équivoques, qui sont délicats. Certains viennent de l'actualité, on est alors confronté à un dilemme. Je vais prendre un exemple: le récent décès de l'intellectuel de droite extrême, Dominique Venner, j'ai hésité à en faire un billet. Tout d'abord, cela relaye les idées qu'incarnait cet homme. Ensuite, cela est très délicat: qu'on aime ou pas, en l'occurrence, je combats ces idées, l'homme est mort et il ne peut donc se défendre sur ce qu'on risque de raconter sur lui, et on a une chance sur deux de se planter. J'ai donc choisi de parler de l'éventuel impact de ce suicide et de me moquer de la récupération assez glauque qu'en a fait Gollnish, et surtout mal à propos. Ce faisant, je ne froissais pas sa famille qui n'avait pas à s'en prendre plein la tête. Mais j'aurais pu très bien parler de choses plus graves dans l'actualité, comme Israël qui a l'intention d'attaquer la Syrie si El Assad tombe et se fait chasser du pouvoir, ce qui risque de nous embrayer dans un engrenage de violence au niveau mondial, les Russes ne laisseront jamais faire ce pays sans réagir, et les islamistes de tout poil débarquant pour en découdre.

Il y a toujours des sujets graves et problématiques occultés par un buzz, qui nous fait alors réagir quand même car ce buzz soulève aussi des questions de fond.
Comme les dernières déclarations d'Ozon, au sujet des femmes. Elodie et Euterpe dénoncent une généralisation sur les femmes, leurs pratiques et leurs fantasmes, ainsi que leur rapport avec la prostitution.
Ozon a réussi son coup. On parle de son film, il a provoqué en fait un buzz en ayant une attitude racoleuse. Entre nous, cela fait longtemps que je me moque de Cannes, depuis que j'en ai eu marre de m'em** en regardant des navets estampillés et palmés par "l'élite", des films moyens encensés, et de rares exceptions sur lesquels on n'a guère besoin du cirque d'un festival et de critiques médiocres pour avoir envie de les regarder.
Donc je ne suis pas Cannes, en général.
Sans Élodie, hier, je n'aurais même pas été au courant des déclarations d'Ozon. A-t-elle eu raison de relayer ces propos assez "spécieux"?

Sur le fond, c'est vrai que l'impudence apparente d'Ozon fait sourire: il a inventé la poudre, le type, le cliché de la Pretty Woman et de la courtisane, on le connaît tous. Si des nénettes fantasment de se faire payer pour coucher? En tout cas, les femmes qui rêvent de se marier avec un homme très riche, il y en a plein le festival de Cannes et les maîtresses entretenues sont toujours aussi nombreuses...
Mais là, on est dans le préjugé stupide effectivement: mélanger le fait de payer pour une relation sexuelle avec l'envie supposée de nombreuses femmes d'être traitées en objet sexuel, ce qui est rabaisser la femme au niveau d'une proie consentante et supposer effectivement que toutes les prostituées sont des victimes consentantes, ce qui dit Élodie dans des commentaires.
Ce discours censé défendre le plus vieux métier du monde est assez pervers. Il va dans le sens des abolitionnistes, croire qu'une femme n'est pas capable de disposer de son corps, comme elle l'entend, même dans ce cas-là. Dans le discours de Ozon, la femme est forcément dominée sexuellement...elle est tellement infantilisée qu'elle devient prostituée par nature.
Cela est se méprendre. La sexualité est tellement vaste, qu'il est effectivement présomptueux de la réduire à un schéma qui en devient masochiste. La sexualité regarde chaque femme et chaque homme, à égalité. Je crois sincèrement qu'il est délicat de juger et de généraliser, surtout quand on ne connaît pas une activité. Aussi, je n'irai pas sur les raisons qu'ont des femmes de décider de vendre leur corps et les manières qu'elles ont de le faire, de l'arpenteuse de Pigalle et des Pâquis à l'épouse intéressée du milliardaire qui a fait un mariage de raison, après tout , quelle est la différence? Qui suis-je pour juger?
Et je n'irai pas sur les fantasmes des femmes, en général. Je ne suis pas LA femme,je ne représente aucunement les femmes, en général. Ma vie privée me regarde. La leur aussi. Dire que les femmes en majorité fantasment sur le fait d'être un objet sexuel est aussi stupide que dire que les hommes fantasment tous sur les grosses poitrines et entre nous, je m'en fiche.
Ce sont des préjugés et c'est effectivement comme ça que commence le racisme.

Le buzz a malheureusement toujours le même mécanisme: on sort une provocation dont on sait qu'elle va être dénoncée et ensuite relayée. On se fait de la publicité, et c'est dans l'air du temps, on véhicule ainsi des idées reçues, des préjugés stupides et idiots qui sont dangereux, à force.
Que doit faire le blogueur ou la blogueuse? Pas évident, comme position. Souvent, on fait un billet pour dénoncer une situation ou une phrase qui nous fait bondir et ce faisant, on met en valeur ce qu'on dénonce. Mais ne pas en parler, c'est aussi délicat, comme si on pouvait avaliser la chose par son silence...
Le mieux est de faire ce qu'il nous semble le plus juste. En fait, ce sont des questions d'éthique et d'honnêteté, de principe, qui, en général sont omniprésentes dans les blogs, en tout cas, ceux que j'apprécie, qui sont dans ma blogroll. Mon parrain en a fait une annexe de son blog principal, ce qu'il appelle ses "coulisses".
Ce genre de débat n'est pas trop dans l'air du temps des autres médias, qui eux, relayent sans analyse, sans état d'âmes.
Comme l'exemple de ces deux hommes qui ont tué un soldat dans la rue en Angleterre, au prétexte que les violences en Afrique sont banalisées, et qu'elles viennent de responsabilités occidentales, ce sujet mériterait un vrai traitement de fond, car la vidéo a enflammé des nationalistes qui se sont déchaînés sur une mosquée...en gros, des innocents se font tuer en Afrique, on tue un mec qui n'a rien à voir avec ça pour le dénoncer en Angleterre, et les racistes cherchent à taper sur des quidams qui n'ont rien à voir avec ça non plus...beau cycle bien moisi de violence...mais c'était tellement mieux de balancer la vidéo du meurtre sans aucune précaution...

Les blogs ont encore de beaux jours devant eux...nous ne sommes pas dans la logique du racolage, enfin, le plus grand nombre et nous nous exprimons sur des idées, pas sur le buzz, enfin, pour le moment, et pourvu que cela dure...

vendredi 17 mai 2013

L'honneur perdu de la France

Cette semaine, je suis tombée sur un billet de Crêpe Georgette, intitulée "La résilience ne se trouve pas rue des Morillons". Je ne suis pas sur mon ordinateur et je ne pourrai vous mettre le lien de suite.
Mais il me semble nécessaire de vous raconter ce qui s'est passé par la suite, en réaction à cette lecture.
Valérie parlait de la difficulté d'avoir un père déporté, au niveau de la mémoire de sa famille et de son identité, lorsque certains parlent de nier les évènements douloureux Français comme la Traite Négrière, par exemple car à terme, cela voulait dire renier aussi la Shoah.
Mais au-delà de la Shoah, son billet a ravivé une vieille cicatrice de mon passé.

Mes deux grands-pères étaient des insurgés, des insoumis, comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ayant refusé de rendre les armes à l'Armistice de 40.
Ils furent donc des traitres, des espions, voire des terroristes, échappant à la fusillade lors de leur capture, des mois plus tard, l'un par son patronyme d'origine germanique, l'autre par son type aryen, le style bon blond aux yeux bleus, dont il avait hérité par le hasard. Mon grand-père, qu'on appelait Pépé, avait les plus beaux yeux bleus que j'ai jamais vus, ainsi qu' un visage d'une régularité incroyable, dans sa jeunesse.
Des années après, son visage trahissait sa vie, mais avait gardé son caractère.
Mon pépé ne parlait jamais de ses années de captivité: j'ai su, par ma grand-mère, qu'il cachait les patates crues qu'il pouvait pour nourrir ses camarades, car il les cultivait pour les officiers allemands....

 Il fut enfermé dans un camps de concentration pour soldats résistants, enfin pour insoumis, puis passa à un stalag très dur.

Mon papy, mon autre grand-père fit la tournée des camps, Allemagne, Pologne, Autriche avant de finir comme Fernandel dans la Vache et le Prisonnier, mais il gouta quelques temps à un vrai camps de concentration, lui aussi. C'est pareil, avoir un nom d'origine allemande était du au hasard, un hasard qui lui a sauvé la vie.
En repensant à tout ça, je me suis dit que leur trajectoire, comme celle d'autres soldats comme eux, ce que m'a confirmée la responsable des archives d'un musée de la Résistance que j'ai contacté, ces trajectoires sont frappées d'oubli.
 Les anciens" traitres à Vichy" ne disaient rien sur leur captivité. Comme les déportés juifs.

Ils furent réhabilités à la sortie de la Guerre, revenant dans un pays qui était désormais plein de tout nouveaux résistants...

Pourtant, ces hommes possédaient une notion morale, qu'ils avaient porté haut dans leur vie : l'honneur.

Cet honneur leur avait fait refuser de se rendre en sachant qu'ils risquaient la mort. Ils s'étaient alors enfoncé dans le maquis en solitaire, tirant, comme mon Papy le confia au soir de sa vie, sur les nazis, comme sur des lapins. Le but était de faire le plus de cartons possibles...
 Ils furent seuls, les premiers résistant armés de la Guerre, bien avant l'Appel historique du 18 Juin.

 Ils furent dénoncés par de "bons français" et enfermés dans des camps, pas des stalags à la "Papa Shultz", pas de la rigolade, mais des privations terribles les attendaient.

L'honneur de la France importait plus que tout pour eux. Ce n'était pas des surhommes, mais parmi les plus gentilles personnes que j'ai rencontrées.
 Jamais je n'aurais pu les voir en sniper froids et déterminés dans mon enfance: l'un avait toujours des bonbons pour les gosses qui passaient, et était adoré du village.
 L'autre dessinait, écrivait, adorait les chiens. Pas des héros mais des papies ordinaires. Et pourtant...

J'ai donc fait des recherches sur Internet: j'ai décidé de retrouver ces fameux camps de concentration pour prisonniers réfractaires, espions, déserteurs, multi évadés etc...ceux qui furent persécutés et dont on ne parle pas. J'ai retrouvé deux camps en Ukraine et en Pologne, dont je donnerai le nom plus tard. Il est possible qu'ils n'y soient jamais allés, mes papis,  mais d'autres furent affamés, privés d'eau, torturés dans ces lieux, d'autres comme eux.

J'ai cherché des documents sur le net à leur sujet, et je suis tombée sur l'Office des Anciens Combattants , j'ai appelé. Ils m'ont donné leur numéro de Carte d' Anciens Combattants.

Cela fait drôle. J'avais tellement l'impression d'être si proches d'eux, à ce moment...Avec ces numéros, je vais écrire aux Archives départementales afin d'obtenir leurs états de service.
 Je saurais donc ce qu'ils ont fait pendant ces 4 ans et demi de captivité, et j'aurai aussi la liste de  leurs médailles, celles avec lesquelles ils me laissaient jouer, enfant, et que les héritages ont englouti dans l'oubli.

Et c'est là que je me suis rendu compte qu'on ne parle plus guère d'honneur, en ces temps actuels. Certes, c'est associé à de Gaulle, comme le nauséabond Didier Goux le rappelait récemment, à juste titre. Mais est-ce associé à une époque disparue?

J'ai vu aussi que certains régiments se sont fait massacrer en 1940, plutôt que de se rendre, malgré les consignes des États-Majors et de Pétain, en toute connaissance de cause.
On appelait cela l'honneur. Plutôt mourir que de se rendre. Mourir pour une "certaine idée de la France".

On ne peut qu'essayer d'en être digne, nous, leurs descendants.

J'ai noté leur numéro de carte d'ancien combattant bien soigneusement, à mes papis. Certains chiffres rendent riches, très riches.

L'honneur de la France n'est pas tout à fait perdu, tant que nous pourrons en garder la trace. Mais s'il reste dans les musées, mes grands-parents se seraient battus pour rien.

Mise à jour:
le lien sur Crêpe Georgette.
le lien sur Didier Goux (attention, ceci est un site hautement "réac", à lire avec précaution) comme il est un des seuls blogueurs  à parler de la notion d'honneur, il faut le signaler. Sa vision de Massu n'engage que lui.

vendredi 10 mai 2013

Racines, mémoires, et amnésies de l'Histoire

En 1976  , Alex Haley écrit Racines, un livre qui symbolise à lui tout seul le déchirement et le déracinement des Africains emmenés en esclavage hors du pays de leur origine.
On voit comment un jeune garçon se fait capturer, arracher à sa famille et déporter à des millions de kilomètres , et comment ses descendants subissent la lente déculturation et l'horreur de l'esclavage. Puis on assiste au retour d'un de ses descendants en terre d'Afrique.

Racines: j'aime bien ce mot. Il fait écho à ces fameuses" racines" chrétiennes de la France, ce dont on nous a bassiné, depuis quelques années, jusqu'à la lie. Ceux qui croient encore que l'instauration d’évêchés dans la Gaulle devenue franque par conquête des barbares aurait changé fondamentalement cette terre dans laquelle nous vivons, et qui ne reconnaissent qu'à demi-mot la laïcité quand elle les arrange, comme instrument d'ostracisme contre une population donnée, mais, qui, bien que n'allant à l'église que pour les enterrements et les mariages, continuent à croire à la fable des "racines chrétiennes".
On a les racines qu'on peut.
Si on parle de racines dans son histoire, c'est qu'il a fallu les chercher, qu'on a été en quête d'une identité perdue. Ceux qui sont attachés à leurs racines ont du faire l'effort de s'en rapprocher.
Après, on passe à autre chose, on retrouve la mémoire de son passé. On retrouve son histoire, car s'il est important de savoir d'où l'on vient, c'est pour savoir où l'on va, pour son avenir.

La mémoire est importante dans la constitution d'un homme ou d'une femme, savoir d'où vient sa famille est un gage de stabilité. Ainsi, nous sommes attachés à l'histoire de notre famille.
La mémoire a été enlevée à ces descendants d'esclaves, qui ont du, malgré cette faillite mémorielle, reconstruire leur identité. Il se sont reconstruits, se sentent Africains pour les uns, mais plus caribéens pour les autres,  ou créoles mais toujours "nègres", avec une culture propre, une musique et un folklore riche, ils ont du pallier les carences et l'amputation de leurs racines dont nos ancêtres ont été les instigateurs, soit actifs en étant négriers ou propriétaires, soit passifs, en subissant eux-même une forme d'esclavage, le servage, dont ils ont été libérés à la Révolution.
Mais les esclaves ont du attendre des années supplémentaires de servitude afin qu'on les reconnaissent comme des hommes libres...
Ce sont ces hommes et ces femmes qui sont maintenant des Français, depuis plus longtemps que d'autres, d'ailleurs, mais libres depuis seulement 1848, dans l'Outre-Mer, en Métropole, des Français dont la culture diffère un peu mais qui sont toujours marqués au fer rouge dans les yeux de certains parce qu'ils n'ont pas le type caucasien.
Et pourtant que peut faire un Martiniquais ou un Guyanais contre ça? Se faire passer la peau à la javel?

Ces hommes et ces femmes ont besoin de la reconnaissance de cette tragédie qui a frappé leurs ancêtres maintenant. Et on la leur refuserait en vertu de je ne sais pas quelle connerie afin de "blanchir" la France des responsabilités qu'elle a eu envers ceux qui sont ses enfants?
Cela fait partie de leur mémoire, de la mémoire de la France, c'est ainsi.

D'ailleurs, si on part de ce principe, il ne faudrait plus commémorer les tragédies de l'Histoire? Exit Oradour-sur-Glane? Exit la Shoah? Exit la Saint Barthélémy? Surtout, montrer une France amnésique et sélective, surtout. On ne sait jamais, si quelqu'un avait dans l'envie de recommencer des atrocités sur une population donnée, sait-on seulement...

Je ne crois pas que les commémorations de tragédies humaines soient inutiles ou traumatisantes pour d'éventuels descendants de coupables, mais, surtout, elles sont là pour les victimes de celles-ci, qu'ils soient Juifs, Français d'Outremer, descendants de déportés, familles ayant perdu des proches dans des guerres etc...Il n'y a rien d'autre dans cette mémoire et ces souvenirs dont nous devons porter le flambeau afin de le passer aux suivants.
Il n'y a rien d'autre dans cela, et se souvenir qu'une faille mémorielle nous fait surtout perdre nos racines, qu'elles soient" chrétiennes", ou autres, et qu'il n'y a rien de pire qu'un Peuple sans Histoire, que des Hommes sans Mémoire.

lire à ce sujet dans la blogosphère ou ailleurs:

jegoun
Elody
Politweets
Arnaud Mouillard
Bembelly
Mediapart
BFMTV
Respectmag

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Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

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