Utopie

L'utopie n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

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dimanche 9 juin 2013

Comme un cheveu sur la soupe: les réseaux sociaux et la tension politique

Cela fait un moment que je sens cette agressivité et cette tension qu'il peut y avoir sur Twitter et les blogs. Mais elle est devenue encore plus palpable ces derniers temps.
Récemment, j'ai réussi à me prendre la tête avec des gens qui me disaient pis que pendre de l'Islam, avec les credos et litanies habituelles, d'un côté, et de m'engueuler sérieusement avec un rétrograde qui cachait son homophobie derrière sa religion!
Entre les phobiques des religions et les grenouilles de bénitier de tout bord, la haine est souvent un lien très solide.

Moi, je refuse de condamner une religon sous prétexte que des salopards se servent d'elle pour exprimer leurs sales mauvais côtés, et je refuse l'intolérance, de quel côté qu'il se trouve.

Je refuse d'ostraciser qui que ce soit. Je refuse d'anéantir qui que ce soit, même sur le papier.
J'ai eu des discussions avec une personne très remontée après le meurtre de Clément Méric, qui disait qu'il fallait anéantir physiquement les fachos. C'est aussi dégueulasse que de dire qu'il faut anéantir les "ratons".
Cela, je ne l'accepte pas non plus.
On ne se cache pas derrière l'intolérance de l'autre pour être aussi intolérant.
Et j'aimerais que la raison l'emporte.

Les tensions sont palpables un peu partout, de manière moins violente.
Des gens sur Twitter, qui sont d'habitude réfléchis, viennent me tomber dessus, comme un cheveu sur la soupe. Je fais un billet, et c'est comme si on le lisait de travers, en diagonale, en ne remarquant que des fausses pistes. On m'engueule sur des lignes que je n'ai pas écrit, des pensées que je n'ai pas eu...et c'est agaçant.
On se met à défendre des gens que je n'ai pas attaqué, on me sort des idées que je n'ai pas.
Souvent, ce sont loin d'être des trolls. Je rectifie donc calmement, en redisant ce que j'ai déjà dit sur mon billet.
Et ça se calme.
Pas évident en ce moment, de bloguer.
Je ne comprends pas comment on peut arriver à de tels dialogues de sourd, en général et comment certains peuvent être aussi peu empathiques vis-à-vis des autres. Et je ne vise personne mais aussi tout le monde, moi, y compris. Parfois, il m'arrive d'oublier cette empathie. On me l'atonise aussi, qui peut ne pas se défendre contre des attaques? Mais si je me ferme aux autres sous prétexte que ce sont des enculés, qu'est-ce qui me différencie ? Si je ne vais pas au-delà des préjugés, qu'est-ce que je vaux? Que'est-ce que je fous là?

jeudi 23 mai 2013

Les putes, le buzz et les blogueurs

C'est un sujet que je voulais traiter depuis longtemps. Nous savons tous que l'emploi d'un titre trash nous amène du monde, en tant que blogueurs. Nos lecteurs sont habitués à nos coups de gueule et nos analyses décalées, qui ne sont pas tout à fait ceux des médias classiques de l'information: nous la relayons, la relativisons, l'analysons, en rions aussi parfois.
Nous savons qu'un sujet polémique nous amène du monde, en général. Quoi que mon billet le plus lu est un sujet d'histoire, sur la collaboration. Je m'étonne toujours qu'il reçoive autant de visite car je ne pensais pas sérieusement que la lecture de l'actualité sous l'angle de l'histoire soit autant plébiscité par le web. Cela encourage. Il faut quand même noter que le titre du billet commence de manière provocatrice: vous l'avez dans les messages les plus lus du mois et il date d'août 2012.
Donc il n'y a pas de règles absolues sur la popularité des billets. Bon, hier soir, j'ai parlé de Clinton qui soutenait la politique européenne de Hollande. Ce billet n'a pas trop rencontré de public. Cela me rappelle Nicolas qui explique souvent que les billets sur l'aménagement du territoire n'intéressent que peu de monde mais lui apprécie le sujet. Alors, il fait régulièrement des billets sur cela en sachant qu'il ne sera guère lu. Il y a des sujets qu'on aime traiter tout en se fichant un peu de l'adhésion du plus grand nombre. Le buzz, ici, on s'en moque.

Il y a aussi des sujets qui sont équivoques, qui sont délicats. Certains viennent de l'actualité, on est alors confronté à un dilemme. Je vais prendre un exemple: le récent décès de l'intellectuel de droite extrême, Dominique Venner, j'ai hésité à en faire un billet. Tout d'abord, cela relaye les idées qu'incarnait cet homme. Ensuite, cela est très délicat: qu'on aime ou pas, en l'occurrence, je combats ces idées, l'homme est mort et il ne peut donc se défendre sur ce qu'on risque de raconter sur lui, et on a une chance sur deux de se planter. J'ai donc choisi de parler de l'éventuel impact de ce suicide et de me moquer de la récupération assez glauque qu'en a fait Gollnish, et surtout mal à propos. Ce faisant, je ne froissais pas sa famille qui n'avait pas à s'en prendre plein la tête. Mais j'aurais pu très bien parler de choses plus graves dans l'actualité, comme Israël qui a l'intention d'attaquer la Syrie si El Assad tombe et se fait chasser du pouvoir, ce qui risque de nous embrayer dans un engrenage de violence au niveau mondial, les Russes ne laisseront jamais faire ce pays sans réagir, et les islamistes de tout poil débarquant pour en découdre.

Il y a toujours des sujets graves et problématiques occultés par un buzz, qui nous fait alors réagir quand même car ce buzz soulève aussi des questions de fond.
Comme les dernières déclarations d'Ozon, au sujet des femmes. Elodie et Euterpe dénoncent une généralisation sur les femmes, leurs pratiques et leurs fantasmes, ainsi que leur rapport avec la prostitution.
Ozon a réussi son coup. On parle de son film, il a provoqué en fait un buzz en ayant une attitude racoleuse. Entre nous, cela fait longtemps que je me moque de Cannes, depuis que j'en ai eu marre de m'em** en regardant des navets estampillés et palmés par "l'élite", des films moyens encensés, et de rares exceptions sur lesquels on n'a guère besoin du cirque d'un festival et de critiques médiocres pour avoir envie de les regarder.
Donc je ne suis pas Cannes, en général.
Sans Élodie, hier, je n'aurais même pas été au courant des déclarations d'Ozon. A-t-elle eu raison de relayer ces propos assez "spécieux"?

Sur le fond, c'est vrai que l'impudence apparente d'Ozon fait sourire: il a inventé la poudre, le type, le cliché de la Pretty Woman et de la courtisane, on le connaît tous. Si des nénettes fantasment de se faire payer pour coucher? En tout cas, les femmes qui rêvent de se marier avec un homme très riche, il y en a plein le festival de Cannes et les maîtresses entretenues sont toujours aussi nombreuses...
Mais là, on est dans le préjugé stupide effectivement: mélanger le fait de payer pour une relation sexuelle avec l'envie supposée de nombreuses femmes d'être traitées en objet sexuel, ce qui est rabaisser la femme au niveau d'une proie consentante et supposer effectivement que toutes les prostituées sont des victimes consentantes, ce qui dit Élodie dans des commentaires.
Ce discours censé défendre le plus vieux métier du monde est assez pervers. Il va dans le sens des abolitionnistes, croire qu'une femme n'est pas capable de disposer de son corps, comme elle l'entend, même dans ce cas-là. Dans le discours de Ozon, la femme est forcément dominée sexuellement...elle est tellement infantilisée qu'elle devient prostituée par nature.
Cela est se méprendre. La sexualité est tellement vaste, qu'il est effectivement présomptueux de la réduire à un schéma qui en devient masochiste. La sexualité regarde chaque femme et chaque homme, à égalité. Je crois sincèrement qu'il est délicat de juger et de généraliser, surtout quand on ne connaît pas une activité. Aussi, je n'irai pas sur les raisons qu'ont des femmes de décider de vendre leur corps et les manières qu'elles ont de le faire, de l'arpenteuse de Pigalle et des Pâquis à l'épouse intéressée du milliardaire qui a fait un mariage de raison, après tout , quelle est la différence? Qui suis-je pour juger?
Et je n'irai pas sur les fantasmes des femmes, en général. Je ne suis pas LA femme,je ne représente aucunement les femmes, en général. Ma vie privée me regarde. La leur aussi. Dire que les femmes en majorité fantasment sur le fait d'être un objet sexuel est aussi stupide que dire que les hommes fantasment tous sur les grosses poitrines et entre nous, je m'en fiche.
Ce sont des préjugés et c'est effectivement comme ça que commence le racisme.

Le buzz a malheureusement toujours le même mécanisme: on sort une provocation dont on sait qu'elle va être dénoncée et ensuite relayée. On se fait de la publicité, et c'est dans l'air du temps, on véhicule ainsi des idées reçues, des préjugés stupides et idiots qui sont dangereux, à force.
Que doit faire le blogueur ou la blogueuse? Pas évident, comme position. Souvent, on fait un billet pour dénoncer une situation ou une phrase qui nous fait bondir et ce faisant, on met en valeur ce qu'on dénonce. Mais ne pas en parler, c'est aussi délicat, comme si on pouvait avaliser la chose par son silence...
Le mieux est de faire ce qu'il nous semble le plus juste. En fait, ce sont des questions d'éthique et d'honnêteté, de principe, qui, en général sont omniprésentes dans les blogs, en tout cas, ceux que j'apprécie, qui sont dans ma blogroll. Mon parrain en a fait une annexe de son blog principal, ce qu'il appelle ses "coulisses".
Ce genre de débat n'est pas trop dans l'air du temps des autres médias, qui eux, relayent sans analyse, sans état d'âmes.
Comme l'exemple de ces deux hommes qui ont tué un soldat dans la rue en Angleterre, au prétexte que les violences en Afrique sont banalisées, et qu'elles viennent de responsabilités occidentales, ce sujet mériterait un vrai traitement de fond, car la vidéo a enflammé des nationalistes qui se sont déchaînés sur une mosquée...en gros, des innocents se font tuer en Afrique, on tue un mec qui n'a rien à voir avec ça pour le dénoncer en Angleterre, et les racistes cherchent à taper sur des quidams qui n'ont rien à voir avec ça non plus...beau cycle bien moisi de violence...mais c'était tellement mieux de balancer la vidéo du meurtre sans aucune précaution...

Les blogs ont encore de beaux jours devant eux...nous ne sommes pas dans la logique du racolage, enfin, le plus grand nombre et nous nous exprimons sur des idées, pas sur le buzz, enfin, pour le moment, et pourvu que cela dure...

mercredi 8 mai 2013

Les indésirables du web (trolls exclus): les sérials spammer

Je devais faire mon bilan réel et sérieux d'un an de web aujourd'hui mais manque de bol, il faut qu'un 8 mai, je m'occupe d'une affaire privée et personnelle...Me voilà à me prendre la tête entre dossiers et internet...sniff...
Mais vu que ces derniers temps, j'ai eu affaires à des spams et des spammer gratinés...

Je vais donc faire une petite synthèse de ce sujet précis.

Qu'est-ce qu'un spam? C'est une communication internet qui vise à vous pourrir la vie, on appelle cela aussi un pourriel ou poulluriel en vous inondant de mails ou autres messages afin de vous vendre des trucs, vous communiquer des trucs dont vous vous fichez complètement...On peut aussi ranger dans les spammers ceux qui se servent de votre blog ou réseau social afin de se faire mousser sur votre dos, en communiquant via celui-ci.

Je distinguerai donc plusieurs types de ces sérials spammer:

Tout d'abord sur Google +:

Je m'abonne sur ce réseau social à ceux qui m'ajoutent, en général. Il n'y a pas de débordements, enfin il n'y en a pas eu jusqu'à récemment.
Je n'ai aucun a-priori. Donc même les noms fantaisistes sont acceptés.
Un profil s'est abonné à moi il y a quelques jours. Je ne relève pas. Je laisse faire.
Voilà-t-il pas que, quelques heures après, je reçois une dizaine de notifications sur ma boite mail, qui sont rédigés en arabe, alors que le nom du type en question ne le supposait pas...
Ni une ni deux, je vais voir . et je tombe sur des appels salafistes à la Révolution!
Ben, zut alors...J'ai l'air de quoi, moi? Mais il va pas bien, lui...Il y a des limites à la tolérance!
J'ai donc masqué sur mon fil tous les posts plus que litigieux, puis les ai signalés, un par un, et ai aussi bloqué et signalé le type en question...
Il y a des fous...

Sur mes blogs:
Depuis quelques temps, je suis inondée de commentaires anonymes, qui me disent que je suis la plus belle en anglais, la plus talentueuse, la meilleure... A la fin, on me dit : alors, visitez mon site, visitez mon blog...Ahh...les sites en question parlent de voyance, de marques de luxe, d'immobilier, ou sont des sites carrément vides...Je supprime donc. Mais lorsque vous suivez vos commentaires et que vous en avez plus d'une dizaine en spam, ben, c'est emmiellant...
Le meilleur: carrément un texte pornographique en français, avec un vocabulaire tel que +Nicolas Jégou  parait un enfant de choeur, quoi que...en fait, c'est un enfant de choeur, malgré ce que certains en disent ;-).
Là, j'ai vraiment été heureuse de modérer les commentaires...
Je n'ose pas imaginer la tête d'un lecteur ayant lu le bouzin en question...

Sur Twitter:
En message privés, certains envoient des liens qui peuvent vous coller un cheval de troie: c'est un truc informatique qui s'introduit dans vos fichiers et vous espionne, renseignant des logiciels sur votre comportement, ou pire...
Il y a aussi des gens qui s'abonnent à votre fil, et qui vous abandonnent vite, gonflant ainsi le nombre de leurs abonnés, et leur visibilité sur le net...Il faut donc avoir une application afin de détecter les unfollow rapides ou surveiller activement ses abonnés.

Sur mes mails:
Je pense que tout le monde les connait. Ceux qui vous demandent vos coordonnées, la taille de vos fringues ainsi que vos comptes bancaires, ceux qui vous vendent un site de jeu en ligne, ceux qui veulent vous faire perdre du poids...Il y a aussi des mails avec juste un lien, sur lequel il ne faut pas cliquer sous peine d'ennuis (voir plus haut)...

Bref, avec tous ces indésirables, avons-nous vraiment besoin de trolls?

Ces derniers temps, entre le spammer salafiste et le spammer pornographique...en fait, on se dit que la vie réserve des surprises, et que c'est sans doute le prix à payer pour la liberté du net...

On se console avec ce qu'on peut...

mercredi 1 mai 2013

Un an déjà et pas de temps

Voilà, je suis occupée comme une dingue, pas le truc à faire pour le premier Mai...
Bonne fête à tous et Bon Anniversaire à mon blog, qui fête sa première année!
Merci à vous tous, mes lecteurs et mes commentateurs, mes amis sur les réseaux sociaux, mes amis des blogs!
Biz et belle fin de soirée!

lundi 29 avril 2013

Humeurs du lundi 29 Avril

Ce billet sera constitué de touches de réflexions futiles ou moins, je suis sur mon Nokia et il serait trop compliqué de mettre des liens. Donc si vous voulez des précisions, en attendant que j'accède à mon ordinateur, il vous faudra faire vos recherches vous-même.
En fait, quelque part, cela n'est pas négatif, si on considère que celui qui me lit a les moyens de trier les informations lui-même, on s'informe mieux si l'on cherche.
Je vais donc expliquer aussi pourquoi je suis toujours fidèle à la marque Nokia: il se trouve que c'est le seul fabriquant qui garantit le recyclage de ses appareils, et vu que trop de nos déchets non recyclés se retrouvent en Afrique et en Asie en polluant les hommes et la nature.
Apple n'a pas ces scrupules, les autres opérateurs ne le disent pas. Je ne veux pas prendre le risque.
Nokia est solide: il n'y a pas d'"obsolescence programmée", un système du fabricant qui donne une vie limitée aux objets que vous utilisez, afin de rentabiliser une fabrication donnée: par exemple, les Mac ne doivent pas dépasser 4 ans, au-dela de cette date, ils tombent en panne.
Donc j'aime bien cette marque.

En parlant de société de consommation, une de mes amies sur Facebook a essayé de contacter des blogueuses mode pour leur demander si elles pouvaient dénoncer les conditions de travail des ouvrières au Bengladesh. Oui, là où des centaines sont mortes, suit à l'effondrement d'un immeuble, sans doute à cause d'une malfaçon, trop de sable dans la construction pour économiser. Toutes les blogueuses auraient refusé. Mon amie est furieuse, parce que tellement de magasins branchés utilisent les petites mains qui ont péri là-bas, qui sont payées une misère pour des profits maximums, pour le plus grand plaisir des fashions addicts. Je ne crois pas que ce soit si simple et qu'elle n'a pas dû écrire aux bonnes blogueuses. Je lui ai conseillé de s'adresser à Lang et Lataam, le site qui est dans mes liens apolitique, qui prônent une mode éthique.

Oui, tiens, en parlant d'éthique, on connait maintenant le nom du "magistrat anonyme apolitique" qui, en fait est un journaliste, le responsable de la bouse qui a permis de publier le fameux"mur des cons".
Il s'appelle Clément Weil-Raynal, il est de droite,marqué UMP, et surtout doit passer au Conseil de Discipline pour manquement éthique. J'ai vu les commentaires sur Atlantico, ils étaient pitoyables...gna gna...heureusement qu'il est là...gna gna gna...courageux...gna gna...censure...et gna gna gna, gna gna gna...
J'aimerais bien que ces commentateurs se retrouvent avec des photos de chez eux exposées au vu et au su de tous...
Avec des trucs personnels pas bien gentils sur eux qu'ils n'auraient pas envie qu'on divulgue, vu les modèles, il doit y en avoir, je suis sûre qu'ils seraient beaucoup moins compréhensifs...

Clément Weil Reynal est le journaliste impliqué dans une cabale contre le journaliste Charles Enderlin, destiné à discréditer celui-ci, alors qu'il commentait, devant la France, l'assassinat froid et inhumain d'un enfant Palestinien en 2001 par l'Armèe israélienne. Weil Reynal avait lancé une campagne alors, pour faire croire que les images auraient été truquées, alors même que les Israéliens n'avaient pas nié le fait et que Enderlin continue à couvrir les évènements en Palestine et en Israël, sans être inquiété.
Bref, la déontologie et l'éthique de ce type sont l'exemple même de ce qui nuit à la réputation des journalistes.

Ces fameux médias qui traquent le moindre fait divers pour nous le monter en épingles...j'ai été soulagée qu'hier et aujourd'hui, ils nous montrent ces gens à Reims dont une explosion a précipité dans l'actualité ce que subissent ces gens, les drames des immeubles HLM et leur vétusté, celle qui a causé ces morts...les médias qui parlaient de quartiers populaires...surtout que cette explosion au gaz n'est pas la première dans ce secteur, regardez-donc.
Les services publics font des économies et se serrent la ceinture: c'est beau, l'austérité. Sans doute n'est-ce pas la seule raison, il y a peut-être aussi de la corruption et des malversations, enfin, c'est possible, très possible.

Cet après-midi, il fait frais. Mais il semble que le plus froid est derrière nous. Je pense que tout le monde attend Mai et les douceurs de l'été.
L'hiver a été très long et éprouvant.

mercredi 27 mars 2013

Twitter: quelques conseils pour une TL formidable



Comment passer un bon moment sur Twitter, même et surtout en parlant de politique en évitant les clashs et les fâcheux de toute sorte?
Ce n'est pas évident. On n'est jamais à l'abri de se faire alpaguer par une personne de mauvaise humeur, qui a pris de travers un de vos tweets. On n'est jamais à l'abri d'une personne de très mauvaise foi qui cherche le clash.

Néanmoins, voici mon expérience, assez modeste mais qui prouve qu'on peut avoir une TL formidable et des échanges très agréables, je tiens donc à vous faire partager cette expérience.

Tout d'abord, il faut se dire qu'on ne va pas sur un réseau social afin d'en retirer un quelconque bénéfice. Si par exemple, vous avez un blog, comme moi ou une entreprise, un réseau social n'a rien d'une régie publicitaire.
Vous êtes-là pour partager vos sentiments, impressions, envies, idées, convictions etc...vous n'êtes pas sur Twitter afin de vendre une salade, quoi qu'elle puisse être.
Surtout donnez-donc de vous même, exprimez-vous, cherchez à communiquer.

Si vous voulez nouer une conversation, n'oubliez pas que ce que disent les autres est aussi voire tout aussi important que votre envie de communiquer, aussi si on vous répond, essayez au maximum de répondre vous aussi, il n' y a rien de pire que de se trouver face à un mur, quand vous essayer de nouer contact. Ne faites donc jamais ce que vous n'auriez pas envie que l'on vous fasse. De trop nombreux Twittos ne répondent pas quand on leur envoie un tweet, souvent ce sont des personnes qui ont beaucoup d'abonnés mais je ne pense pas que ce soit une raison. Un exemple d'une personne que je connais qui a 4500 abonnés et répond toujours à ses tweets montre bien que quand on veut, on peut.
Et puis si on n'est pas sur le réseau, si on a un empêchement, il suffit de l'annoncer par un tweet. Les gens ne sont pas idiots.

Il faut aussi envoyer des tweets sympas, gentils, afin de montrer que vous êtes bien là pour le partage. Souhaiter une belle matinée ou une belle nuit à vos abonnés est une très belle occasion de renouer des contacts dans votre liste de Twittos qui vous suivent. Et puis, cela fait aussi du bien d'être gentil sans contrepartie, comme ça, juste pour faire du bien à celui  ou celle qui est sur le réseau à ce moment-là. C'est comme cela qu'on peut démarrer une belle amitié numérique.

Ensuite, si vous voyez une conversation dans votre fil d'accueil, et que vous connaissez bien les twittos, ne vous en mêlez pas forcément. Je considère que Twitter est aussi un joyeux pêle-mêle, ou se croisent des gens qui ont tout à fait le droit de se faire des confidences sans qu'on s'incruste forcément. Il m'arrive de lire des confidences sans m'en mêler. Ensuite, j'oublie vite, je n'aime pas le côté espion que pourrait avoir ce réseau social.
Une chose qui me déplait fortement, c'est qu'on puisse prendre un tweet littéralement, et qu'on s'en offusque, sans demander des explications. C'est souvent là que le ton peut monter.

140 caractères, c'est peu pour exprimer ce qu'on pense. Alors, les malentendus, ils sont légions sur Twitter. Et il y a ceux qui se prennent parfois pour des justiciers, ceux qui ont de bonnes attentions, la sensibilité exacerbée, qui vous tombent dessus. Certains prennent tout de travers, d'autres cherchent la bagarre. Si en plus, d'autres twittos s'en mêlent, là, cela dégénère trop souvent.
Ce que je fais dans ces cas-là, j'arrête la discussion, direct. Selon les cas, je m'en explique poliment car je ne suis pas sur Twitter pour monter sur un ring et franchement, les empoignades style télégraphique, pas mon truc. Ou si la personne dépasse les bornes, je ne répond pas. Parfois, j'unfollow, j'arrête de suivre mais c'est rare. Parfois, c'est l'autre qui ne suit plus. Ce qui revient au même. Cela ne fait pas plaisir mais au moins, cela simplifie les choses.

Je terminerai en vous parlant d'un outil indispensable pour tweeter en paix : régler le souci des unfollow inexplicables ou stratégiques.
Il y a aussi des gens qui se désabonnent à la suite d'un bug de Twitter, il arrive que le programme vous désabonne sans raison.
Il y a ceux qui font le ménage dans leur TL et qui vous unfollow sans avoir rien contre vous. Mais ce n'est pas agréable, vous en conviendrez.
Il y a ceux qui vous suivent et se désabonnent tout de suite après. Ce sont souvent des comptes de professionnels. C'est leur tactique afin de faire gonfler leur compte. C'est aussi très désagréable.
Justunfollow permet de pouvoir régler facilement ce petit souci.
Comme je me désabonnais très rarement, j'avais une différence entre mes abonnements et ceux qui me suivaient de 400 twittos. C'est mon amie La Frog qui m'a fait découvrir cet outil, qui, dans sa forme gratuite, est très fonctionnelle aussi.
On vous dresse la liste complète de vos abonnés, de ceux qui sont inactifs, de ceux qui viennent de vous suivre et de ceux qui vous suivent depuis un moment.
J'aime la réciprocité. J'ai donc de suite pris un abonnement vers ceux qui me suivaient.
Quand à ceux qui ne me suivaient plus, j'ai essayé de contacter les personnes et j'ai unfollowé si aucune réponse.
Et au moins, cela a arrêté de me prendre la tête.

Une dernière précision: parfois, il peut arriver qu'un Twitto ait des manies, des tweets bizarres, ou autres. Vivre et laisser vivre est alors ma devise, tant que le type ou la nénette en question ne développe pas des propos racistes ou extrémistes. On ne peut pas être d'accord avec tout le monde. Soyez tolérants et prenez le meilleur de chacun de vos abonnés, ils vous le rendront au centuple. Ma TL est formidable, j'en sais quelque chose.
On doit vous prendre comme vous êtes: parfois, je peux agacer, quand trois tweets d'un même billet se suivent mais est-ce une affaire si grave, d'autant plus que cela dépend souvent d'un robot informatique d'un outil de référencement. J'essaie donc de ne pas trop agacer mais si cela vexe, qu'y puis-je? Je ne dispose ni d'une plateforme de journal ni d'un édito dans un média très lu. Je fais avec les moyens du bord, d'autant plus que souvent, je me rend compte qu'un tweet à 18h peut passer inaperçu et que le même lien peut être relayé, retweeté à 19h ou le lendemain 7h. Les tweets, ce sont des bouteilles lancées dans un océan numérique.
Il ne faut pas l'oublier.

Pour synthétiser, n'oubliez donc pas que Twitter est un reflet de vous et de celui qui vous répondra, vous avez la possibilité d'en faire un lieu agréable, de rencontrer des gens super. C'est un lieu d'échange, ou il ne faut jamais oublier la convivialité et l'envie de partager des choses positives.
Si vous cherchez le militantisme extrême ou le commercial à tout prix, c'est dommage. De toute manière, le risque de paraître faux et intéressé, ainsi qu'imbu de vous-même vous pendront au nez et tant pis alors pour les gens super que vous louperez forcément, des gens fidèles, droits, qui seront vos fans comme vous serez le leur.
J'ai environ 1430 followeurs et followeuses. Je n'ai pas cherché ce nombre. Je sais juste que dans ce nombre il y a des gens remarquables, tellement que je ne pourrais pas tous les citer.
Alors, si vous avez envie d'une jolie expérience, lancez-vous...

image empruntée à l'émission radio: lien ici

lundi 25 mars 2013

Le ridicule ne tue jamais : le point Godwin

J'avais vu cette expression parfois dans les journaux, j'en connaissais vaguement la signification, du moins je croyais connaitre le sens.
Puis j'ai ouvert ce blog : et là....combien de fois selon certains détracteurs, trolls et autres fâcheux (j'aime bien décidément le terme fâcheux, cette litote polie pour dire c***) naturellement de droite nationaliste, d'extrême-droite, voire ayant une jolie proximité avec le Bloc Identitaire, des adeptes de la suprématie du grand Groin dans la culture française, des grammar nazi se focalisant sur des détails, croyant tout savoir...bref, combien de fois m'a-t-on balancé, avec sérieux, ressentiment (oui, le simple fait que je puisse écrire mes conneries, selon eux, les énerve ou les tuerait virtuellement de rire, j'en doute, entre nous, ou le rire est très jaune), combien de fois m'a-t-on balancé comme une suprême injure que j'aurais atteint le fameux Point Godwin!

Mais bordel de mes deux que je n'ai point, qu'est-ce donc exactement que le Point Godwin?

La conversation tombe sur cette notion, et mon fils, qui est quand même loin d'être un imbécile, et qui a l'habitude des forums, des réseaux sociaux, et qui est un peu plus geek que moi, m'explique donc que la Loi de Godwin s'énonce ainsi:

"Tu sais, c'est lors d'une discussion, qui n'a rien à voir avec une choucroute idéologique nazi, le genre de truc qui n'a rien à voir avec la politique, quand tu te prends la tête avec quelqu'un, c'est quand l'autre te balance que t'as le raisonnement type nazi dans ta tronche, et que tes propos sont en adéquation avec ce que dit Hitler.
Et là, la discussion s'arrête, faute de réel argument avancé.
Le hic, c'est qu'il ne faut surtout pas que la conversation tourne autour du sujet, le racisme, les gros fachos, donc accessoirement, et logiquement, le Point Godwin ne marche pas en politique."

Effectivement, raisonnement imparable, comment ne pas être dans le sujet du totalitarisme racialiste quand des trolls rassis assis à la droite de Marine sans le dire vraiment (toujours un peu hypocrite la bête) font irruption dans ton blog ou commettent des billets à ta gloire en essayant de te ridiculiser parce qu'ils sont tout fachés qu'une nana comme moi, même pas estampillée FDG (ils voudraient bien), écrit ce dont elle a envie, et comme c'est très souvent, trop souvent en contradiction avec ce qu'ils racontent, faut dire que j'ai deux sous de jugeotte, et les cons, c'est comme les champignons, il y en a partout et de toutes les formes, pourvu que le terrain de la bêtise s'y prête, en gros il y a des salauds partout, même chez les bons "blancs chrétiens" cochonophages...humour...

"Mais tu sais, Maman, au départ la Loi de Godwin, c'est de l'humour, c'est pas vraiment sérieux. Ce n'est ni une loi scientifique, ni un truc qui se vérifie toute le temps, c'est juste une boutade, un gros délire de geek, en fait.
Je ne comprends pas pourquoi tes gros fachos y accordent une telle importance. C'est franchement débile de leur part."

Réaction très intelligente d'un gosse de 17 ans. Décidément, je suis assez fière de mon gamin.

Après, en France, on en a fait une interprétation différente,  pour dédouaner de ridicule ceux qui utilisent le Point Godwin de bonne foi, en admettant que les politiques fassent preuve de sincérité. Faut dire qu'on n'est pas trop anglophone et anglophile en France, témoin le peu de personnes qui parlent anglais couramment.
Oui, on ne peut pas tout savoir.
Et essayez donc de parler de politique française sans que l'extrême-droite n'arrive sur le tapis car, comme le dit une de mes amies, avec humour:

« Tu comprends, le gros problème en France, ce n'est ni le chômage, ni l'austérité imposée par la finance... Le problème, c'est le voile. »

On pourrait donc inventer le Point Hijab, tant qu'on y est, le Point Al Khaida? lol
Ce serait plus juste.

Il n'empêche que ce sont toujours les mêmes, quand on les confronte face à leur idéologie, ne supportant pas la réalité et n'assumant pas, qui vont sortir le Point Godwin, telle une épée de croisé face à un infidèle...Attention, tu me traiterais de nazi, méchante, vilaine, attention je vais te mettre un mauvais point. Au hasard, le point Godwin?

Liens:

http://knowyourmeme.com/memes/godwins-law
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin       

dimanche 24 mars 2013

L'ami Birenbaum ou la chimère blogo-médiatique qui vous veut du bien

J'aime beaucoup Guy Birenbaum, cela tient au fait tout d'abord que certains vous inspirent de la sympathie comme d'autres vous répugnent, sans raison.
Je n'arrive pas à ne pas le trouver sympathique, sans doute est-ce du à un charisme, qui agit comme un don intrinsèque, de cet animal médiatique qui rebondit sans cesse.
Je ne le trouve pas outrancier ou vaniteux, ni caricatural, en plus, il est sympa, gentil, accessible.
Oui, je l'aime beaucoup.

Il n'empêche que je trouve qu'il est assez curieux, comme blogueur.
Il blogue depuis 2006, je crois. Jusque là, on suit aisément.
Mais il est aussi intervenant dans les médias. A ce titre, on pourrait le dire journaliste ou chroniqueur. C'est là où le bats blesse un peu.
Tout d'abord, à quoi reconnait-on un vrai blogueur, un pur et dur? Je plaisante mais pas tant que cela. Il est, ce blogueur, tout d'abord, un simple citoyen, qui donne son avis, parfois sur n'importe quoi. Il peut même être un anti-blogueur sur ceux qui donnent leurs avis sur n'importe-quoi. Mais il n'est pas rémunéré, soit par choix, soit par exploitation éhontée des médias (les méchants).
Ceci est vrai pour la sphère politique mais aussi sur d'autres domaines.
En général, pour l'instant, on peut le regretter ou  non, le blogueur ou la blogueuse est un pigeon médiatique mais aussi un trublion, un trouble-fête. Les journalistes pillent souvent ses thèmes et idées, comme les politiques mais le blogueur dérange aussi.

Il est donc très difficile d'être un blogueur et un membre du système médiatique, ou alors on devient une espèce de chimère blogo-médiatique, c'est à mon sens un hybride mi-casseur de système mi-employé par lui. Comme un espèce de conflit d'intérêt qui se mord la queue.
Je suis pour le métissage et la mixité, donc à-priori, ces chimères-là ne me dérangent guère. Guy Birenbaum n'est pas seul dans ce cas, il y a aussi Bruno Roger Petit, Christian Malard (il en a tenu plusieurs) etc... ou Rioufol, Zemmour... Rioufol et Zemmour, ce sont leurs idées que je n'aime pas. Mais ils sont dans le même cas de figure. Ils tiennent un blog mais ont une activité salariée dans ce domaine, et dans les médias.
Tiens, il y a aussi des politiques comme Romain Blachier, ou Jean-Luc Mélenchon, aussi...
Il faut donc séparer ce qui est du domaine du constat de ce qui est de l'affect.

Revenons à notre chimère médiatique qu'est le sujet de ce billet, l'ami Guy Birenbaum, dont la lecture de ses billets fait que je ne peux m'empêcher de le trouver cool et sympa. Aussi je comprends l'indulgence dont on fait preuve à son égard. Ce doit être un type bien, dans la vraie vie.

Il n'empêche.
Whaou, c'est dur d'exprimer ce que j'ai relevé dans une de ses dernières chroniques, que j'ai découverte grâce à Seb Musset, un blog que je suis régulièrement(relayé par Marc Vasseur), dont j'affectionne les analyses acides et souvent justes. Lui aussi est comme moi, j'ai l'impression, il a été charmé par je ne sais quel filtre ou sortilège au sujet de l'ami Guy.

Sur la Chronique d'Europe 1, Guy Birenbaum relaie ce qui lui semble significatif sur la blogosphère, celle dont on peut qualifier de zone d'influence des leftblogs en parlant de mes amis Jegou et Sarkofrance, entre autres.
Il dresse un constat de 2 minutes sur un sujet qui a du couter quelques heures bénévoles sur leur ordi de leur temps à mes confrères. C'est bien, me diriez-vous. C'est cool. Cela fait de la pub.
Ok mais pragmatiquement parlant, ces deux minutes qui parlent du boulot des autres, combien cela a-t-il rapporté à notre ami Guy Birenbaum? Il dresse, en plus, un constat sur un domaine dont il est partie prenante, ce qui n'a rien d'objectif. Or, le ton de sa chronique, un peu ironique, laisse penser le contraire.
Ne sommes-nous pas en plein dans un hiatus déontologique?
En se plaçant comme analyste de la blogosphère, enfin, d'une certains blogosphère, Guy se met en dehors d'une mouvance dont il est pourtant partie prenante...tout en étant rémunéré pour le faire...
Aie, et le pire est que j'ai l'impression de commettre un sacrilège en énonçant objectivement ces faits...
Pas de doute, Guy Birenbaum est un sorcier...

Bref, j'ai trouvé l'analyse moyenne.
Surtout que Nicolas et Juan ne sont pas payés par le gouvernement pour le soutenir, ni pour défendre Cahuzac, que Juan n'est pas l'incarnation ad vitam eternam de l'antisarkozysme primaire, que Nicolas critique le gouvernement quand il le juge nécessaire, après que Nicolas s'amuse du surnom "blogueur de gouvernement" et que ce soit pour certains un sujet d'auto-dérision, soit. Enfin, c'est mon sentiment et pas une analyse d'expert, d'ailleurs je veux bien être traitée d'andouille si mon sentiment n'est pas en adéquation avec la pensée de ces deux confrères, parce qu'il ne manquerait plus que cela, de faire la même impression de donneur de leçon, même sympathique, même ultra-sympathique que la chronique de Guy m'a faite.
Oh, il y a des choses assez justes dedans, c'est clair. Je vous invite donc, et à l'écouter, afin de vous faire une idée personnelle, et à lire périodiquement le blog de Guy Birenbaum, qui est très agréable, en plus.

Mais qui aime bien...

On a tellement parlé récemment de la mort des blogs que je voulais signaler les contradictions des médias, qui, non seulement incitent leurs journalistes à tenir des blogs mais en plus se nourrissent de la critique de ceux-ci, tout en oubliant combien c'est délicat d'être juge et partie même en étant très bien payé pour 2 minutes de chroniques sur une radio, fusse le chroniqueur une personne que j'aime beaucoup et à qui, si il me lit, j'envoie toutes mes amitiés et de gros bisous.

Et j'aimerais bien que Guy pense à inviter en guest star sur Europe 1 ceux-là même dont il cite les noms : l'original vaut largement la citation, si je puis m'exprimer ainsi. Alors, chiche? A quand une chronique conjointe jegoun/birenbaum le matin, par exemple, afin de rendre à César ce qui est à César? Même bénévolement, Nicolas n'est pas comme cela...
 

dimanche 3 mars 2013

Les blogs : des outils indispensables pour Google et la démocratie

On parle encore et toujours de la disparition programmée des blogs, comme si ce n'était pas plutôt la presse conventionnelle qui se trouve confrontée depuis des années par la crise de lectorat.

Une belle manière de détourner le problème sur des blogs qui sont la plupart du temps tenu par des citoyens, comme si la légitimité de la réflexion politique ou autre ne pouvait passer que par des journaux ou sites estampillés professionnels.
Mais qui a le plus à perdre? Ceux qui vivent de leur travail numérique ou ceux qui le font bénévolement?
Qui coûte le plus à Google? les professionnels qui demandent leurs dividendes ou des blogs gratuits qui génèrent du trafic sans être franchement rémunéré pour leurs heures de travail ou de réflexion?
Il faut être pragmatique dans ce domaine. Google ou un autre moteur de recherche ne sont pas des philanthropes mais des gestionnaires :

Si vous voulez proposer un produit de qualité à moindre coût, comment pouvez-vous enfoncer le produit qu'est un blog au profit de journaux auxquels vous devez, en plus, verser de l'argent?

De plus, tous les algorithmes sont pensés afin de pouvoir écarter du moteur de recherche les sites commerciaux qui utilisent plus des outils payants afin de se maintenir dans les premières places en terme de ranking, afin de pouvoir offrir un contenu varié aux internautes, de telle sorte à ce qu'ils ne cherchent pas un autre moteur de recherche pour utiliser le web. Jetez dont un oeil sur webrankinfo, par exemple.

Seulement, cette idée de la disparition des blogs génère du trafic et des réactions, des polémiques. C'est donc intéressant de créer cette rumeur.

Je ne crois pas personnellement que les journalistes veuillent la mort des blogs.
Sinon, où trouveraient-ils des sources d'inspiration, comme nous trouvons aussi nos infos chez eux ?
Nous sommes interdépendants, d'ailleurs tous les journaux numériques développent leur plateforme de blogs et d'éditorialistes.

Le fait est que le lecteur a le choix. Et la quantité de visiteur n'a rien à voir avec l'intérêt ou la qualité du blog: un blog qui a 5000 visites ou un blog de 200 lecteurs par jour ne sont pas comparables et on ne mesure pas l'influence d'un blog à son nombre de lecteurs. Mais on mesure son influence au fait que ses idées soient reprises par d'autres, non pas digérées et recrachées mais si celles-ci induisent d'autres pistes de réflexion, même et surtout si l'identité première de la source de l'idée n'est pas citée. Si on s'approprie l'idée comme étant sienne, et on la fait évoluer, là est la vraie mesure de l'influence d'un blog, si toutefois, l'intérêt du blogueur n'est pas de faire de son blog une promotion de sa personne.

De la même manière, un blog n'est pas un organe de promotion d'un parti, au service d'une idéologie monolithique qui ne s'adresse qu'à des lecteurs convaincus d'avance. On ne peut faire évoluer la vie du blog de cette manière, il arrive un jour ou l'autre que le potentiel de lectorat s'essouffle, et ainsi le blog peut décliner.
Les lecteurs se tournent donc vers d'autres blogs, le paysage blogosphérique change de nature, il évolue en permanence, les centres d'intérêt se déplacent. Des restructurations se font donc tous les jours.
Bien entendu, on peut miser sur le sensationnel, le politiquement correct pour faire du buzz. Mais, comme tout, cela ne dure pas.

En conclusion, j'aimerais partager avec vous cet extrait d'article du Point sur l'Islam:

"Le problème du port du voile est symptomatique de cette situation où la revendication accompagne l'ignorance. Ainsi, contrairement aux affirmations des fondamentalistes, rien dans le Coran n'en justifie vraiment le port, et si le texte sacré exige la pudeur et la décence des musulmans, c'est d'abord aux hommes qu'il s'adresse. Ce n'est qu'au XIXe siècle et dans le cadre de la colonisation que ce bout de tissu deviendra un enjeu entre défenseurs de l'identité musulmane et tenants de la modernité. Et aujourd'hui ? S'il peut être contraint au Pakistan ou en Afghanistan, il est pour beaucoup de musulmanes vivant en Occident un moyen d'affirmer leur identité. Le voile peut ainsi rimer avec révolte et recherche de soi-même, ce que refusent trop souvent d'accepter les féministes ou les militants laïques occidentaux."

Voici ce que j'écrivais il y a peu, sur un sujet proche:


"Je n'enfonce pas une porte ouverte : je traite un sujet brûlant et tabou qui est de remettre le récent port du voile chez les musulmanes à sa juste place. Là-dessus, racistes et fondamentalistes salafistes s'accordent à merveille pour récupérer le phénomène, on peut dire que ces deux idéologies déviantes ont le même objectif malsain : réduire la femme dans l'Islam à un bout de tissu, les uns pour faire peur, les autres pour contrôler. Mais si l'on regarde l'histoire de la condition féminine du XVIIIème siècle au Moyen-Orient et dans les pays arabes et musulmans, on se rend compte que plus la colonisation avance, plus la pénétration de l' Occident d'un point de vue économique et politique est prégnant, plus la condition féminine se dégrade, plus le port du voile devient pour les femmes important, parfois même militant."

"Nous, en Occident, avons favorisé dans les pays arabo-musulmans le port du voile, directement ou indirectement.
Le port du voile est plus un rejet de la colonisation et de la tentative d'uniformisation du modèle occidental tel qu'il est perçu qu'une violation des droits des femmes, car la plupart des femmes quand elles se voilent le font d'elle-même, pour des raisons que je n'ai pas à juger."


Et je ne pense pas être la seule à avoir eu cette réflexion.
L'idée, dans le sens où elle nait d'une réelle réflexion, et devient source d'inspiration pour d'autres, est bien plus dangereuse qu'un discours idéologique simpliste. Cette idée se propage, a sa vie propre et va nourrir les idées des autres.
C'est en cela que le blog en général est important dans cette construction des idées, car il n'a aucune frontière.
Sur mon blog, par exemple, mes principaux lecteurs après les Français sont les Américains, les Russes, les Allemands, les Canadiens, mais aussi des Chinois, des Marocains, Algériens, Vietnamiens, Congolais, Camerounais, Péruviens etc.....Et je ne suis pas la seule dans ce style.

Et Google se base sur le Premier Amendement de la Constitution Américaine qui garantit la liberté d'expression. Si un jour il y a volonté de faire disparaitre les blogs, ce ne sera pas la volonté de Google. D'ailleurs, Google est mon principal vecteur de trafic, comme quoi...et cela va en augmentant...n'en déplaise à certains petits détracteurs, le nombre de mes lecteurs Américains, par exemple, est bien supérieur à tout ce que la moisisphère raciste pourra m'envoyer pour essayer de me décourager d'exprimer des idées libres. 

Si vous avez envie de créer un blog pour vous exprimer et faire entendre votre petite voix et vos idées, n'hésitez pas, surtout. Sur Blogger, c'est facile et rapide, et surtout gratuit. Si vous avez besoin de conseils, envoyez-moi un message ou adressez-vous à +Nicolas Jégou , il a de l'expérience et ses blogs sont de très bonne qualité, globalement, même si il sont plus populaires que les miens (humour)....pour voir si vous suivez, la fréquentation d'un blog n'a rien à voir avec sa qualité, dans un sens comme dans l'autre.

Les blogs sont encore une belle opportunité de liberté d'expression et plus il y en aura, moins on aura envie de nous la contester, c'est clair!

liens intéressants sur la blogosphère à ce sujet:

http://www.pensezbibi.com/categories/revue-de-presse/blogs-et-blogueurs-a-propos-dune-mort-annoncee-12094#comment-7889
http://sarkofrance.ragemag.fr/et-oui-les-blogs-sont-encore-morts/
http://www.romainblachier.fr/2013/03/blog-zilbertin.html
http://www.jegoun.net/2013/03/ah-merde-les-blogs-sont-encore-morts.html
http://sebmusset.blogspot.fr/2013/03/Fin-des-blogs-Le-monde.html? 
http://guybirenbaum.com/20130302/vivants/ 
http://www.benoitraphael.com/blogs-declin-lemonde



dimanche 6 janvier 2013

L'Art est engagé, surtout Anonymous

Je reproduis ici des extraits de la page Facebook Anonymous Art of Revolution, ainsi que des photos et oeuvres d'Art diffusées sur ladite page: 

Une de celles-ci est dédié à un ami, qui la fera sans doute sourire...Il a beaucoup d'humour.
Personnellement, j'adore!







  

jeudi 20 décembre 2012

Grosse fatigue?

+Juan Sarkofrance  et +Nicolas Jégou  parlent de leur sentiment de fatigue dans leurs deux billets. Il est vrai que, depuis longtemps sur le web en tant que blogueurs politiques, Il faut tenir le rythme. Il y a eu la campagne présidentielle, et avant, la pression constante que pouvait occasionner la vie sous Sarkozy...avec les heurts, la peur de ce qui pouvait arriver, avec un Pierrot Le Fou aux manettes, sans la poésie.

Nous sommes dans une nouvelle ère. Il faut s'y faire. Il faut s'y adapter. Le moment est difficile, pour qui se sent en phase avec la politique de Hollande. Je me rappelle ce que j'avais pensé lors de l'élection de Obama en 2008. Passé le plaisir de voir qu'aux USA, un pas avait été franchi, vers une réelle avancée contre le racisme, puisqu'un métis afro-américain non issu de l'esclavage avait accédé à la présidence, je me suis vite dis que ce n'était qu'un américain, un exemple d'intégration, oui, un sauveur providentiel, non. Obama n'était qu'un américain qui a démontré qu'il pouvait être aussi peu judicieux dans ses choix qu'un WASP. Il pouvait se tromper comme n'importe quel autre américain.

Hollande n'est pas un sauveur non plus. Il est confronté à une société française, en miettes, destructurée et laminée par des années de sarkozysme. En a-t-il pris la mesure? Je ne sais pas. Franchement, il faudrait pouvoir poser la question à +Romain Pigenel ou +Mehdi Yanis ,, qui travaillent à la cellule web de l'Elysée mais dans les hautes sphères, on a peut-être trop de travail pour contacter une humble blogueuse, et on ne me connait pas assez sans doute...

Parce que la société française est encore là, immuable, éternelle : celle de l'humanisme, de l'esprit révolutionnaire, de l'envie de mettre le souk afin de changer , bouger dans le bon sens, celui de plus de justice, moins de peur, de repli. L'esprit français ose, dérange, innove. Ce n'est pas un ramassis de réactionnaires aigris, stériles, qui se prennent pour des sommités alors qu'ils ne sont que des singularités ordinaires(comme d'autres anonymes plus respectables), en profitant de l'Histoire des autres...ceux qui ont fait que ce ne sont pas des sujets, des esclaves des nobles, quantité négligeable...ceux qui ont libéré la France et sont partis dans les camps pour résistance, au lieu de se résigner au joug allemand...ceux qui ont bouté les Anglais hors de France. Les descendants de ceux-là,  au sens spirituel du terme, ils ne sont pas dans les petits nantis sclérosés, qui, ici ou là, crachent sur le vrai esprit français...

Ceux qui sont les descendants des frondeurs, des résistants, on en trouve dans le Front de Gauche, dans la gauche de la gauche...Seulement, on ne les écoute pas, au gouvernement. On ne tient pas compte de leurs avis, même dingue, même extrême...Alors, bien sûr qu'ils se radicalisent, qu'ils deviennent agressifs. Et ils en ont le droit. Il faut prendre les choses positives qu'ils peuvent soumettre, et le reste, on n'est pas d'accord, on laisse. C'est ça aussi la tolérance et c'est beaucoup moins fatigant.
De toute façon, on ne changera pas leur côté râleur, matamore, impulsif, humaniste dans leur colère. Et bien, eux aussi, ils ont le droit d'être ainsi... Car, s'ils n'étaient pas tels qu'ils sont, où seraient nos garde-fous, face à ceux qui exigent le droit à une pensée anti-démocratique, que certains laissent parler pour le droit à la pluralité....Celui qui s'indigne face à la misère humaine rend la dignité à tous et surtout redonne à la France son aura.
Je dirais juste une chose: personne n'a le monopole du coeur, comme l'avait dit ce brave Giscard, mais certains sont plus hypocrites que d'autres....et je ne pense pas aux +Groupe Leftblogs ni à des personnes comme +gauche decombat 
 
Enfin, je m'écarte un peu du sujet, la fatigue du blogueur...qui, je pense, est aussi due à notre société, qui, d'une part, n'arrive plus à s'écouter, qui laisse parler des personnes qui ne devraient pas se laisser aller à s'épancher ainsi sur certains sujets, mais qu'on tolère, et qui, d'autre part, censure d'autres propos, qui veut imposer des prohibitions...du politiquement correct sur d'autres domaines... un des sujets de mon essai, Le Soleil se couche à l'Ouest, que je développe dans un passage de manière très explicite...

Une société encore très tendue, fragilisée, ce qui se traduit de manière très aiguë dans des périodes comme la fin de l'année...

Rester presque tous les jours sur Internet, où les mots sont la communication principale, où ceux-ci sont parfois brutaux et soumis à controverse, puisqu'on ne récupère pas un mot par un sourire, une inflexion de voix, une chaleur humaine, celle de la rencontre hors virtuel, rester sur Internet dans ces conditions, cela peut fatiguer, c'est clair. Se battre pour des idées, chercher un dialogue et rencontrer des duettistes égocentriques et limités, c'est lassant, aussi, enfin cela peut.

Et puis, il y a certains parasites, qui s'accrochent, qui peuvent pomper, fatiguer, des parasites comme des trolls, enfin ceux qu'on considère comme tels, parce qu'il manque encore à certains l'éducation qu'ils auraient dans la vie, à laisser une bulle, un espace privatif à l'autre, parce qu'ils ne sont pas encore adaptés au web. C'est très vrai sur les blogs politiques, un peu moins dans d'autres cercles plus privatifs.

Alors, oui, il faut lâcher son écran, parfois et regarder une autre fenêtre que celle des ordinateurs, regarder le ciel, comme le montre +José Defrançois , juste regarder le ciel et s'émerveiller comme un gosse des beautés simples que la nature nous offre, faire un break, se ressourcer, apprécier les moments rares avec nos proches, voir aussi le web comme un espace ouvert sur le monde où nous pouvons rester en contact avec nos amis et découvrir d'autres personnes du monde entier, qui vous apportent leur sincérité, la pureté de leur amitié, le don, la chaleur humaine, celle qui arrive à transcender les mots.


Dédicacé à tous mes amis du web, politiques ou pas, de Twitter, de Facebook et aussi tous mes amis autres.

A Jacqueline mon amie solaire, Luisella, Bassam, Mohamed, Hasan, Ahmad, Josée, Monique, Elsa, Rolande, Maxime, Manuel, Toño, mon Stéphane, Sana, Souleyman, Rosella, Jean, Walerian, Zbigniew, Aurora, Ma douce Dina, Salam, Valérie, Drevelyn, Alexandre, Ikram, Aris, Rolande, Orietta, Simone et tous les autres, de France aux Maldives, des USA  à l'Afrique, vous tous mes amis qui ne sont pas tous dans la politique, mais qui   ont un coeur. J'ai envie de vous dédicacer cet article dont nous parlerons ou pas, une dédicace sans autre intérêt que celui  de vous remercier d'être des amis sincères, ce qui m'est précieux.

A mes amis des cercles politiques, de Twitter à Facebook, je pense aussi à vous très fort. 

image d'en-tête issue de brousse-en-folie.com 

Contributeurs

Citoyen Reporter

Palestine Libre Nouvelles

Rappel de la loi

Pour rappel : la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amendes (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

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